Bienvenue dans ce magnifique pensionnat aux styles anciens et agréables protégé et entouré d'une végétation gardant cet endroit à l'abri des regards indiscrets.
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Rencontre en forêt [PV Kuro]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Lun 26 Nov - 12:56

La forêt... Putain, pourquoi est-ce que c'était la première fois qu'il mettait les pieds ici au juste ? Bonne question. Lui qui adorait la nature et le calme qui l'accompagnait, il s'était toujours limité au parc de la ville où il crèchait actuellement. Il y avait trouvé calme et repos, puis il avat même discuté avec quelques personnes brièvement, ça avait été une chouette expérience sérieux. Mais aujourd'hui, alors qu'il quittait la ruelle sombre où il avait élu domicile pour la nuit, il s'était dirigé tout naturellement vers cet endroit magique pour lui. Sauf que, petit bémol, c'était un jour de weekend et le parc était envahis de gosses qui courraient à en perdre haleine, en hurlant, accompagnés bien souvent d'un parents qui leur courait après avec une casquette ou autres choses du même genre.

Le cauchemar ambulant oui, enfin pour Shota. Impossible pour lui de se mêler à la foule, il y serait bien trop mal à l'aise. Il n'aime pas le monde, absolument pas, surtout aussi bruyant, comme les enfants. De plus, ça faisait déjà un certain temps qu'il ne s'était pas douché donc... en pleine foule, ça n'aurait pas manqué de se faire remarquer. Donc bon, le jeune sdf avait donc tourné des talons en soupirant, les épaules voutées. Où est-ce qu'il pourrait bien se rendre aujourd'hui ? Une simple ruelle ? Non, il y avait toujours le passage de certaines personnes, de voitures ou autre truc du genre. Pour ajouter à ça, Shota ne connaissait pas vraiment bien la ville, il n'y était pas depuis très longtemps. Alors il ne savait pas où se situait les endroits tranquils. Pas de chance, vraiment, et il n'oserait jamais arrêter quelqu'un pour lui poser la question de vive voix. Un peu trop intimidé l'gars, ouais, mais que voulez-vous, il était comme ça. Je m'en foutiste, mais un peu trop timide quand même, c'est peut-être pour ça qu'il préférait rester silencieux la plupart du temps.

Enfin bon. Il était donc là, à vaquer dans les rues, quand il releva ses yeux gris vers les différentes enseignes publicitaires, les grands panneaux, les vitrines où des télévisions diffusaient certains programmes. Peut-être trouverait-il l'inspiration là ? Non ? Il verrait bien. Il vit un truc passer pour des sources chaudes.... et il abandonna bien vite l'idée. Il n'avait pas d'argent pour la payer. Il attendit encore une dizaine de minutes avant qu'une image ne lui fasse tilt. Une forêt ! Sérieux, il y en avait une dans les environs. Visiblement oui, il venait de le découvrir sur un tract qui volait au gré du vent dans la rue, et qu'il s'était pris en pleine figure. Des fois la maladresse pouvait apporter de bonnes choses visiblement. Tout souriant, il manqua de danser de joie en s'aperçevant qu'un plan pour parvenir jusqu'à cette forêt se trouvait au dos du papier. Sans plus attendre, il en pris la direction.

C'est uen vingtaine de minutes plus tard qu'il déboucha à l'entrée de cette immense étendue d'arbres en tous genres. Sérieux, il était au paradis là, il pourrait même y dormir la nuit ! Dangereux ? Osef, il aimait le calme et la solitude. Il pénétra donc dans la forêt, empruntant un petit sentier de terre battue pour ne pas se perdre tout de même. Les arbres semblaient en bon état, même si certains étaient mort, renversé sur le chemin ou foudroyé par des soirs d'orages. Dommage. Lz jeune SDF grimaçait parfois lorsque la fine semelle de ses chaussures se posaient sur un cailloux, ou collait aux feuilles d'arbres sur le sol. Parfois, son ouïe pouvait détecter des bruit d'animaux, certains cri aussi, des mouvements autour de lui... et il parvenait même parfoi à saisir furtivement la simhouette d'un animal. Bordel, si seulement il avait eu un appareil photo sérieux !

Enfin bon... Il poursuivit donc son chemin jusqu'à s'enfoncer profondément dans la forêt, perdant même son chemin puisqu'il quitta le sentier sans vraiment faire attention, passant par dessus des branches d'arbres sur le sol, ses mains se posant sur la mousse des arbres, des feuilles venant s'accrocher dans ses cheveux... il arriva jusqu'à une petite cabane bien entretenue, mais visiblement désertée par son propriétaire. Une chance... quel calme il faisait ici, puis toute cette nature, c'était paradisiaque pour lui ! Le soleil filtrait en quelques rayons grâce à l'immense feuillages des arbres peuplant les lieux, c'était très beau. Malheureusement, il s'était très certainement perdu le p'tit sfg.... bah, tant pis. Il était du genre à s'en foutre non ? Ici c'était le cas aussi. Il n'aimait pas paniquer, il aviserait plus tard, tout simplement..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mar 27 Nov - 14:42

Tien, tien, tien…. Où suis-je, exactement? J'ouvris un œil, observant le haut des arbres, le ciel et la lumière qui filtrait entre les feuilles. C'était beau, tout ça…Mais je m'en fichais royalement. Bah oui, je n’allais tout de même pas changer mon point de vue sur l’univers pour seulement quelques rayons solaires… Tsss, vous êtes drôles, vous! Ce n’était pas la première fois que je venais ici… Ni que je dormais ici. Même si j’ai un appartement. Idiot, n’est-ce pas? Je ne vous contredirai pas sur ce sujet, car moi-même je me trouve franchement con. Ma mère, même si elle ne le démontre jamais…. Et probablement toute mon école! Enfin, toutes les écoles, vue le nombre de déménagement que j’ai à mon effectif. Presqu’aussi grand que le nombre de mes partenaires! Quoique… Non, même là, j’avais eu plus de relations au lit que ça. Énormément plus…

Enfin bref, me remémorer ça ne m’importait pas tellement en ce moment. Là, ce que je voulais savoir, c’est ce qui s’était passé avant que j’atterrisse ici…. Et pourquoi j’avais autant mal à l’épaule ! J’étais habitué à me manger des coups, il n’y a pas à dire. Seulement, cette fois, je devais avouer que c’était réellement douloureux. Pour quelles raisons? Je l’ignorais. C’était comme si on m’avait enfoncé un poignard dans l’épaule, puis on l’avait brutalement retiré. Laissant une blessure ouverte à l’air extérieur… Par soucis de santé –mental ou physique, on ne saura jamais- je posai une main sur mon épaule et palpai la peau. Aucun trou… Pas de liquide visqueux… Ouf. Soulagement !

Je soupirai de plaisir en me laissant aller, sentant la brise fraîche venir caresser mon visage. C’était si doux… Je n’avais qu’une envie : me rendormir pour ne plus jamais me réveiller… Chose qui arriverait très probablement si je ne me levais pas maintenant ! C’est que, mine de rien, le temps était pas mal frisquet… En particulier pour un gamin en t-shirt et en jeans!

Bahhh… Je n’avais même pas envie de me lever, alors me réchauffer devait bien être en bas de ma liste de chose à faire… Liste de choses qui s’élevaient à énormément, mais que je n’avais jamais vraiment abordé. Et que je n’avais pas vraiment espoir d’abordé un jour… J’étais plutôt du genre grand parleur, petit faiseur. Je me demande comment ça irait dans une relation… Hmm…. Ce serait probablement la cata ! J’étais tellement habitué au rapport violent et aux relations sexuelles avec n’importe qui… Serais-je capable de rester dans ma cour? De n’être qu’avec une seule et unique personne? J’en doutais pas mal… Et puis… Garder juniors dans mes pantalons… Ce ne serait pas facile. Je le savais d’avance…

Bref! Ce n’était pas comme ci j’étais destiné à une relation stable non plus! Je finissais toujours par repoussé les ‘’candidats’’. Parfois volontairement, parfois non… Je ne sais même plus si c’est une bonne ou mauvaise chose. Je suppose qu’à force d’être seul, je m’y suis acclimaté et désormais, je me fiche pas mal des autres… Ouais, finalement, c’est une certitude : je vais finir seul! Étrangement, cette pensé me fait sourire. Je suis définitivement fou…

Mes mains vinrent se rejoindre sous ma tête alors que je refermais les yeux, respirant profondément. Seul… Jusqu’à la fin des temps… Ça me plaisait. Personne pour me contrôler, aucune parole à peser, pas de geste interdit… Bref, la liberté pure et simple! Libre comme ses chevaux sauvages reculés de la civilisation humaine. Ici, dans ses bois, je me sentais un peu comme eux : loin des humains… Loin de tous mes problèmes… Plus de pensées parasites, seulement le vent et le bruissement des feuilles…

Malheureusement, le craquement de petites branches me parvint aux oreilles. Le bruit était trop fort pour que ce soit une bête… et je reconnaissais les pas. C’était ceux d’un homme. Ou une femelle, mais ma tête ne voulait pas penser qu’une femme puisse avoir suffisamment de cran pour venir ici. Donc, c’était un homme un point c’est tout.

Un long soupire s’échappa de mes lèvres alors que je me relevai dans l’intention de retourner dans la cabane que j’avais vu plutôt. Abordé l’inconnu? Non merci! Et puis, de toute manière, je savais déjà qu’une rencontre aujourd’hui finirait très, très mal. Alors valait mieux que j’évite toute approche…

Merde. J’étais définitivement né sous une mauvaise étoile! Au lieu de m’éloigner de l’homme, j’étais parvenu par je ne sais quel miracle devant lui, à quelque pas seulement de sa position. Mon expression dû passé à quelques secondes de surprise pour se tiré sur l’agacement. Hey p’tain… Moi qui voulais être seul ! J’étais désormais collé avec un môme qui avait raté sa teinture… J’allais me détourner après un haussement d’épaules pour rentrer dans la petite habitation de bois, lorsque mon esprit pervers et joueur refit surface. Un petit sourire en coin vint étirer mes lèvres.

« Tien, si c’est pas le chaperon rouge… Tu arrives trop tard mon chou, j’ai déjà mangé ta grand-mère. »

Rooooh, c’était trop tentant ! Il a l’air d’un enfant avec sa candeur… Il lui manquerait plus que le vêtement rouge! Ouais, bon, il n’y avait pas beaucoup de lien entre le chaperon rouge et la situation présente, mais bref… Cependant, l’image du loup me convenait parfaitement !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mar 27 Nov - 15:09

Le pauvre petit chaperon rouge égaré se dirigeait donc vers la cabane de bois afin de s'y mettre... à l'abri ? Non, puisqu'il ne pleuvait pas. Non, il n'allait même pas pénétrer à l'intérieur. Il voulait s'en approcher parce que ça allait lui faire un point de repère, tout simplement. C'était débile puisque même avec ça, il ne réussirait pas à retrouver le chemin de la ville, mais n'empêche que ça restait un point de repère quand même, et puis merde à la fin. C'est donc avec un air décontracté et neutre qu'il se dirigeait vers... ben la cabane quoi, ça fait une heure qu'il le dit donc on le sait. Cependant, ses pieds s'arrêtèrent dans leur élan lorsqu'une silhouette inconnue se dressa devant lui. Dans un premier temps, Shota dû arborer la même mine surprise que l'homme en face de lui. Lui était surpris de voir quelqu'un, l'autre semblait surpris... bah... d'autre chose sûrement, puisqu'il l'avait sûrement vue arriver. Mais quoi ? Bonne question.

Cependant, son air irrité le surpris un peu plus. Il pencha légèrement la tête sur le côté, curieux de le voir réagir ainsi. Bah, c'est lui qui s'était approché de lui non ? Sûrement, parce que Shota ne l'avait pas vue en arrivant. Donc pourquoi était-il surpris et agacé ? Tsss, que d'énigme... fatiguant en fait, il n'avait pas envie de réfléchir. Les faits étaient là. Breeeeeef. Au début il crut que l'autre allait rentrer dans la cabane, et le petit chaperon rouge songea alors à lui foutre la paix et à biennnnnn rester à l'extérieur,, mais le destin, kami-sama, dieu ou quoique ce soit d'autres en décida autrement. Les yeux gris de Shota restèrent posés sur l'inconnu lorsque celui-ci se tourna vers lui avec un sourire bizarre qui fit froncer les sourcils du SDF. En oassant, heureusement qu'il n'était pas dans le sens du vent, sinon l'autre se serait fait déranger par l'odeur, héhé. M'enfin bon.

Encore totalement neutre, le jeune homme enfonça ses mains dans les poches en avisant l'autre qui semblait se prendre pour le grand méchant loup, au vue de ses paroles. Tellement... stupide. Il n'avait pas de queue -enfin pas celle qui va derrière- et pas 'oreille pointues, ni de grandes dents.... mais bon, puisque l'autre semblait vouloir jouer à ce jeun Shota suivrait le mouvement, ce serait peut-être amusant qui sait ? Il affecta donc un air innocent, mêlé à du sérieux, avant de prendre la parole.

"Ohhh... pauvre mère-grand... Mais tu devrais faire attention à ce que tu manges, tu sais ? Parce que ma grand mère a eu la diarhée toute la nuit alors déjà, elle ne devait pas sentir très bon. De plus elle avait laissé traîner son dentier près du lavabo des toilettes et j'peux te dire que l'hygiène qui s'y trouve laisse à désirer, bonjour les microbes. Tu as du avoir sacrément du courage pour la manger et toucher sa peau rongée par le mycose.... berk... comment t'as fait ? Tu l'as assaisonnée avec de la sauce au moins ? Sinon l'goût devait vraiment être atroce... tu as vomis après ? Tu la cuite comment, à la broche ou découpée en morceau ans une marmite ou autre ? A moins que tu sois amateur de viande crue ? Chacun ses goûts après tout.... Mmmhhh....

Gardant toujours le même sérieux, se frottant légèrement le menton, Shota s'approche finalement de l'autre, un peu sans gène ouais, c'était sa spécialité. Il plissa les yeux en l'observant attentivement. Ah ouais, Shota faisait un bon mètre 90 donc il n'avait pas difficile à détailler l'inconnu de toute sa hauteur. Il approcha son visage pour approfondir son exploration avant de s'étonner.

"Monsieur le loup... Tu es bizarre hein.... en fait le goût de ma grand mère était tellement infecte que tu en as perdu tes crocs et tes oreilles ? Même tes poils ! J'te plainds... tu devais vraiment mourir de faim pour en arriver à une telle extrémité... T'es poils vont repousser ? Et ta queue de derrière ? J'veux tirer dessus elle est où ?"

Demande-t-il en commençant à vouloir faire le tour de l'inconnu, s'amusant comme un petit fou intérieurement, mais gardant pourquoi un visage des plus sérieux en apparence. Il avait le chic pour ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Jeu 29 Nov - 14:49


J’observai plus attentivement le jeune homme que j’avais sous les yeux, détaillant son visage, ses yeux, puis sa chevelure. Quel âge il avait, ce jeunot? Il semblait avoir mon âge… mais pas ma situation sociale. Ses vêtements déchirés et sales me disaient qu’il ne devait pas avoir vu de laveuse depuis un bon petit bout… Avait-il fugué? Je fronçai les sourcils. Il semblait presque avoir vécu toute sa vie dehors… Était-ce un sans-abri? Je perdis quelque peu mon sourire, réellement intrigué par le phénomène devant mes yeux. Ce n’était pas le premier que je voyais, mais d’aussi proche, si. Et le premier auquel j’adressais directement la parole. Sans le démontrer, ce genre de chose me touchait tout de même un peu. Savoir que certaine personne vivait dans des conditions d’insalubrités seulement à cause d’un manque d’argent… C’était infect.

Je secouai la tête pour chasser mes idées inutiles. Raaah, ce n’était tout de même pas mon problème s’il avait finit dans la rue tout de même ! Si je venais à me faire du souci pour toutes les personnes dans le besoin, j’étais aussi bien de me couper les veines maintenant! Plus sérieusement, ça ne me regardait pas. J’étais tombé sur lui par pur hasard, alors ça ne faisait pas de nous des amis, donc je ne lui devais rien. Oui, façon facile de se débarrasser ses problèmes, mais qu’importe! Et puis, si tout le monde réfléchissait comme moi, il y aurait beaucoup moins de personne en hypertension… Et peut-être même moins de monde tout court, à vrai dire…

Tout en passant une main dans ma nuque, mon regard se posa sur ses cheveux d’un gris laiteux. Tien, il avait déjà l’âge d’avoir les cheveux blancs? Était-ce un traumatisme? Je penchai un peu la tête sur le côté, me demandant d’où venait cette étrange teinte. Ce n’était certainement pas une teinture : je doutais qu’il puisse se permettre une visite chez le coiffeur. Pas plus que la teinture en elle-même…

Puis, coupant court à toutes mes réflexions, il prit parole. J’ouvris tout en grand mes oreilles, attentif. Son air innocent et sérieux me soutira un sourire. Sourire qui s’agrandit en entendant le reste. Mais c’est qu’il avait de l’imagination, ce petit ! Il croyait m’impressionner? Ça m’amusait plus que d’autre chose! Donc, sa grand-mère n’était pas très propre, ni très comestible? Aille, la nausée que je sentais poindre seulement en m’imaginant manger un être comme elle… Beurk !

Alors que j’allais répliquer, je le vis s’approcher de moi, sans aucune pudeur ou retenu. Loin de me déranger, je remarquai cependant que le jeune homme me dépassait de pas mal ! C’est qu’il était grand, le bougre ! Il devait bien avoir une vingtaine de centimètre de plus que moi! Intérieurement, je grognai, frustré qu’il soit plus grand que moi. Ça me mettait directement en désavantage… Pff, j’allais me reprendre, foi de Kuro !

J’entrevis la distance se réduire peu à peu sans être mal à l’aise, l’observant, amusé, me détailler. La suite de son discours me fit légèrement rire, amusé par ses réflexions. Pourquoi avais-je perdu mes attributs canins? Je pouvais avoir tellement de raisons… Il me laissait beaucoup trop de jeu, ce petit. Même si je savais qu'il se fichait complètement de moi, j'appréciais qu'il embarque dans mon jeu. Habituellement, les gens n'embarquaient jamais. Jamais.

Je pris un air innocent et désemparé, l'observant se déplacer. J'étais un très bon acteur, ça, je le savais depuis longtemps.

«Hey, c'est pas ma faute! J'avais siiii faim! Et puis, après l'avoir bouilli dans quatre marmites différentes, l'odeur s'amenuisait… Cependant, je ne dis pas les litres de Ketchup que j'ai dû utiliser pour la manger… Il n'y avait tellement pas de viande sur ses brindilles que je me suis fait des cures dent avec ses os. La peau élastique a même coincé entre mes dents! Tien, tu veux voir? J'te jure que c'tait pas un festin! Mais t'sais, les muscles n'étaient pas si mauvais que ça… Une fois biiiien assaisonné, j’entends. »

Tien, c’était quoi le reste, déjà? Ah, oui, mes attributs bestiaux. Pendant quelques secondes, je me demandai s’il avait vraiment cru que je me voyais comme un loup, l’animal, ou s’il avait comprit la métaphore… Enfin, dans un cas comme dans l’autre, ce n’était plus vraiment important : le sujet que nous avions lancé sortait déjà bien de l’ordinaire et du cadre réaliste… Ce qui, en soit, n’était pas une mauvaise chose, au contraire! Moi qui adorait ennuyer les gens… J’allais bien m’amuser! Mon but : tellement l’agacer qu’il finira par partir… comme tous les autres.

«Bizarre? Moi? Mais pas du tout… J’ai seulement enlevé mes oreilles, ma queue de derrière et mon pelage pour passer inaperçu auprès de toi et ainsi te mettre dans mon assiette… Vois-tu, ta grand-mère m’a tellement cassé les oreilles avec ses discours sur les petits délinquants que j’ai finis par les ôter. Je t’attendais…. Mais maintenant, tu es là. »

Je souris étrangement, ajoutant d’une voix de velours :

«Et je sais que rien ne te ferais plus plaisir que de me servir de repas… Aller, sois pas timide mon chou. ‘Faut bien me nourrir, n’est-ce pas? Toi-même tu l’as dit, il me faut bien m’alimenter… Tu ne sembles pas aussi pire que ta mère-grand… Je me demande quel goût tu as…?»

Comme de défaite, je sentais mon ventre se mettre de la partie. Je n’avais peut-être pas tant inventé la partie sur ma faim… C’est même peu dire : j’aurais volontiers mangé une pizza complète !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Sam 1 Déc - 0:05

Le jeune homme n'en avait que faire, du fait qu'on l'observait, limite comme s'il était une entité venue d'ailleurs. Il sentait les regards sur lui, il en avait tellement l'habitude. Mais le temps lui avait appris à ne plus s'en préoccuper, jamais. Les gens pouvaient bien penser ce qu'ils voulaient, Shota était droit dans ses bottes, il avait réussi à éviter ce qu'il ne voulait pas, et maintenant il se débrouillait par ses propres moyens ,ce qui voulait dire : rien, mais bon, quand même. Maintenant si ça ne plaisait pas aux gens ils pouvaient tout aussi bien partir, c'était sa philosophie à présent. Et donc, même s'il sentait très bien l'autre en face le dévisager, il ne réagit visiblement pas, le laissant tranquillement faire. De plus, il fallait avouer que Shota avait une couleur de cheveux qui n'aidait pas à passer inaperçu, mais il n'y pouvait rien, c'était sa couleur naturelle, même s'il ne savait pas d'où ça venait.

Enfin bon, le jeune homme ne faisait donc pas attention à tout cela. Présentement, il se divertissait à entrer dans le jeu de son interlocuteur, mimant à merveille le sérieux et l'innocence même. Il n'avait même pas hésiter à s'approcher de l'autre garçon pour appuyer son discours à renfort de geste pour mieux rentrer dans le "rôle". Il avait été satisfait de voir le sourire sur les lèvres de l'inconnu, et il crut même déceler un petit rire ! Bingo, il avait eu ce qu'il voulait. Il aimait bien faire sourire les autres de temps en temps, quand il ne passait pas son temps à faire comme s'ils n'étaient pas là. Ça passait le temps mine de rien.

Il écouta donc tranquillement la réponse de son interlocuteur alors qu'il restait proche de lui, comme pour vérifier encore les éventuels attribues canins de l'homme. A nouveau, il penche légèrement la tête sur le côté en grimaçant un peu, imaginant la scène. Il frissonne d'effroi avant de se caresser le menton, comme les grands hommes qui se touche la barbichette en réfléchissant.

"Mmmhh... après l'avoir fait bouillir dans 4 casseroles différentes ? .... Ça devait être de la bouillie de mamie qui tu as mangé alors, après autant de cuisson... Et après avoir avalé autant de Ketchup, ton estomac doit ressembler à peu de chose près à de la lave en fusion sous le volcan "Vésuve" juste avant on éruption... tu vas cracher des flammes le loup ? Tant de tomates ça va t'arracher la gorge... quoique vaut mieux ça que supporter l'odeur nauséabonde de ce que tu as mangé.... et tout ça pour presque rien vue qu'elle était maigre. Ralala, à quoi en sont rendus les loups de nos jours, c'est triste... tu serais mieux dans un zoo."

Conclue-t-il avec sérieux, tout en hochant la tête. Là au moins il serait nourri et il aurait un endroit pour dormir, pas comme dans la forêt. Enfin, s'il avait été un loup, ce qui n'était évidemment pas le cas, mais c'était dans le jeu. Il poursuit ensuite pensivement.

"Les muscles.... berk, c'est pas tendre comme morceaux ça... c'est triste. Avec la peau tu saurais du te faire un sac."

Il imaginait le truc bien difficile à mâcher, berk, dégoutant. Quand on parlait de loup... non, Shota n'avait pas vraiment percuter qu'il parlait.... au sens figuré. Lui l'avait pris au sens propre. C'est qu'il était un peu innocent dans le fond, faut pas croire. Donc quand il lui dit qu'il avait enlevé ses oreilles, le jeune homme se mit à lui fouiller le corps, n'oubliant aucune partie de son anatomie, sois-disant à la recherche de ces fameuses oreilles.

"Elles sont où ? Allez, montre !"

Dit-il en gonflant légèrement les joues, voulant les voir. Il hausse un soupire, ensuite, quand le loup lui dit qu'il voulait le manger. Réfléchissant à nouveau en se caressant le menton, avec tout le sérieux du monde, il parvient ENFIN à saisir l'allusion. Mais il fit comme si de rien était, haussant simplement les épaules avant de lui répondre.

Si j'étais vous, je ne ferais pas ça. Depuis hier j'ai développé une maladie vénérienne purulente avec des pustules qui menacent d'exploser au moindre frottement. De plus, j'ai le choléra et des nausées affreuses, je peux vous vomir dessus à tout instant. N'ayant que la peau sur les os, vous prendriez beaucoup de risques pour finalement pas grand chose, ce serait bête non ? Sans compter que je n'ai pas pris de bain/douche depuis un bon moment ,et mes vêtements pareil. Si vous tentez quoique ce soit c'est que vous êtes vraiment en dépression et au bord du suicide, et j'aurais alors plus facile à vous apporter une corde et un tabouret."

Toujours aussi sérieux, toujours aussi proche de monsieur le loup, Shota ne bronche pas. Bon, dans son discours, seule la partie comprenant la douche et les vêtements est vrai, mais bon, ça son interlocuteur n'a pas besoin de le savoir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Dim 2 Déc - 15:18

J’observai mon interlocuteur dans les yeux, m’amusant de voir les émotions traversés son regard. Même si certains étaient feintés –voir plusieurs-, c’était fort intéressant d’observer les sentiments de quelqu’un d’autre, ses réactions… J’avais remarqué du coin de l’œil son frissonnement, comme s’il avait imaginé la scène que je me plaisais à lui décrire. J’eu une nouvelle fois un léger rire, m’amusant de notre petit jeu. Je n’avais jamais vraiment eut la chance, dans le passé, de m’évader ainsi. Je veux dire, me détendre au naturel, sans alcool, sans drogue ou sexe. Juste… un jeu. Entre deux enfants. Deux enfants plutôt grands –surtout lui, je devais l’avouer-, mais des enfants quand même.

Par contre, malgré ma joie passagère, j’étais certain d’une chose : ça ne durerait pas longtemps. Je le savais dès le départ, mais… même là, je perçois déjà mon futur désappointement. S’amuser comme ça, ça n’arrivait pas tous jours, malheureusement. Et puis… Raaaah, pourquoi je ne peux tout simplement pas profiter du moment et me l’a fermé bien gentiment ? On verra en temps et lieu, ça ne presse pas, hein. Mais alors pas du tout. Là, tout ce que j’avais à faire, c’était de répondre à ses questions et inventé le reste de mon histoire.

Bouillie ? Volcan ? Zoo ? Bon sang, avait-il vraiment abordé tout ça dans son petit discours ?! Inutile de dire qu’il m’impressionnait de plus en plus avec ses remarques saugrenues. Je secouai un peu la tête pour chasser les pensées futiles qui aurait pu s’introduire, puis replaçai quelques mèches sans grand résultat. Le zoo… Nan, jamais. Ce n’était pour moi, vivre dans une grande cage. Enfin, même si j’avais été réellement un loup. Je préférais mourir de faim qu’être privé de ma liberté ! Sérieusement, nourris au bec comme un vulgaire animal domestique… Vraiment.

« Le… zoo…, je grimaçai après avoir dit ses mots, dédaigneux. Je préfèrerais me faire tirer par un p’tain de chasseur qu’aller dans l'une de ces cages. »

Par la suite, j’écoutai sa remarque sur les muscles d’une oreille distraite, n’écoutant pas plus le commentaire relatif à la peau. Faire un sac avec ? Je n’étais pas une meuf quand même ! J’haussai les épaules, le laissant s’imaginer le reste. Même si l’idée de manger des muscles humains était en soit un peu dégoûtant, je ne pris aucune expression dégoûtée. Même si on avait parlé de se nourrir avec des muscles humains dans un contexte normal –j’entends sans affirmer que je suis un loup de conte- je n’aurai pas été dégoûté. Après tout, on mangeait bien des animaux !

Je le laissai me fouiller, un petit sourire au coin des lèvres. Il cherchait mes oreilles, vraiment ? Ou il était vraiment embarqué dans le jeu, ou il était totalement crétin. Je ne sais même pas laquelle des deux hypothèses m’intéressaient le plus… Sûrement la dernière. Mais oui, vous vous imaginez tout ce que je pourrais lui faire croire ? Ce serait réellement amusant. Profiter des autres était l’une de mes plus grandes qualités. Oui, ‘‘qualité’’ et non ‘‘défaut’’. Puisque je n’ai pas de qualité, j’ai convertis quelques un de mes défauts en valeurs. C’est pas fantastique ?

J'observai mon partenaire de jeu, le regard pétillant. Je voulais bien croire qu’il n’avait pas pris de douche depuis un bon moment, la partie sur ses vêtements aussi, mais le reste me semblait réellement irréaliste… Enfin, qu’est-ce qui était réaliste dans nos propos depuis nos premiers mots échangés ? Vu de même, ça changeait la donne.

C’est en souriant que je m’approchai le plus possible de lui. Puisqu’il ne semblait pas avoir de grandes notions sur l’espace personnel, je n’allais tout de même pas me tenir à carreau. Je m’approchai de sorte à ce que mon torse frôle le sien à chaque respiration. Raaah, sa grandeur me frustrait toujours autant ! Mais je n’en fis rien, ne le laissant pas voir sur mon visage, puis sourit moqueusement.

« J’ai vu pire, tu sais… Et puis, tu me sembles juteux à souhait… Je tapotai doucement sa joue, souriant toujours. Il m’avait cherché, le bougre ! Si j’étais toi, je partirais loin… très loin d’ici… je crierais à l’aide… Je tenterais de mettre le plus d’espace entre nous possible… J’approchai mon visage du sien, nos souffles se mêlant. Tu n’aurais jamais dû venir ici, petit. J’ai faim… Très faim… Ce serait triste de me laisser ainsi affamé, tu ne trouves pas, dis-moi ?... »

Tout au long de mon discours, j’avais pris une voix de velours, suave et envoûtante. Avec un peu de chance, il comprendrait le message et prendrait ses jambes en son cou. Même si ce n’avait pas été mon but premier, même si j’aurais voulu jouer encore un peu. Habituellement, les gens reculaient vivement ou –tentaient- de me gifler. Je m’attendais à l’une de ses réactions. Où, chose fort possible aussi, il m’ignorait et ferait son fier paon en répondant et se reculant. Ouais, dans les trois cas, il perdrait la partie.


Dernière édition par Kurogane H. Lightstars le Lun 3 Déc - 1:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Dim 9 Déc - 22:42


Le jeune SDF hausse simplement ses épaules à la réflexion de son interlocuteur sur le zoo. Bah, ouais, il savait bien que la plupart des animaux n'aimaient certainement pas vivre prisonnier dans une cage. Il imaginait cependant que d'autres devaient bien être contents d'être nourris logés et tout ce qu'il leur fallait. Il pencha juste la tête sur le côté avant de murmurer, pensivement, plus pour lui que pour son interlocuteur.

"Ça me fait penser à un dessin animé qui passe à la télévision sur quatre pingouins qui vivent dans un zoo, c'est chouette... mais ça ne reste qu'un dessin animé...."

Nouvel haussement d'épaules, puis le jeune Shota se contente d'observer son interlocuteur tout en faisant ses actions décrites dans le précédent message. Donc tout en faisant tout ça, et en discutant encore un peu avec lui, il observe donc on compagnon de jeu, de divertissement. Celui-ci avait l'air de s'ennuyer un peu pour tout dire, je feu devenait peut-être las ? Dommage... il se détacha donc de lui en disant qu'il ne trouvait pas ses oreilles, ce qui était normal puisqu'il n'en avait pas, mais bon, il s'était prêté au jeu. Le regard qu'il lui porta quand Shota lui sortit ses histoires le fit légèrement sourire. Il n'était pas dupe, évidemment, mais il ne disait rien. Cela voulait-il dire qu'il restait dans le jeu finalement ? Shota l'espérait.. c'était distrayant, c'était agréable en fait.

Il fut cependant un peu surpris en revoyant son interlocuteur se rapprocher de lui.... plus qu'il ne l'aurait fallu en fait. Mais il ne bougea pas et le laissa faire, en effet ce n'est pas comme si ça le dérangeait, il s'en fichait un peu pour tout dire. Mais il était tout de même surpris qu'il supporte l'odeur que le SDF devait dégager, surtout ses habits. Il baissa la tête pour pouvoir l'observer dans les yeux, se doutant fort que l'autre ne devait pas apprécier d'être le plus petit, et ça lui fit étirer un sourire en coin, mais non moqueur, juste amusé. Lorsqu'il tapota sur la joue de Shota, celui-ci émit un léger rire, rentrant toujours dans le jeu.

"Tu peux pas imaginer comme je suis juteux.... une vrai fontaine... et toi alors, tu jutes bien ?"

C'est lui ou ce jeu commençait à devenir légèrement pervers ? Non que ça le dérangeait mais... c'était quand même étrange. Les mots qu'il chuchota contre ses lèvres, son souffle qui les effleurait... non mais il prenait Shota pour un saint ou quoi ? Il allait finir par se faire mordre, l'inconnu-là, s'il poussait le jeu trop loin. Comme si le sdf était du genre à fuir, franchement. Enfin bon, tant pis pour lui après tout. Shota s'approcha encore un peu, posant ses mains sur les hanches du jeune homme en venant lui mordiller la lèvre inférieure avant de chuchoter à son tour, prenant la même voix de velours que lui, un peu plus tôt.

"Oui... je trouve aussi que ce sera vraiment.... vraiment très dommage... de t'abandonner là à ton triste sort... pauvre petit loup affamé.... mais qui est le loup au juste ?"

Ouais, fallait pas provoquer Shota.. il colla brusquement le bassin de son partenaire de jeu contre le sien, mordillant son autre lèvre avant de les plaquer contre les siennes, entamant un baiser assez dur. Oui oui, non seulement Shota n'était pas du genre à fuir, mais en plus il était du genre à suivre, à en rajouter... donc voila. Il fallait avouer qu'il craignait cependant la réaction de l'autre mais.... tant pis, il faisait ce que lui dictait son... corps actuellement. Après avoir fait durer le baiser une petite minute, il le rompit en laissant ses lèvres glisser jusqu'à l'oreille de l'autre, qu'il mordilla.

"Alors ?"

Demanda-t-il doucement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mer 12 Déc - 14:36

Eh bien, au moins, mon jeu lui plaisais, il n’y avait pas à le dire ! Je le vis rire lorsque je tapotais sa joue et me permis de me féliciter mentalement. J’aime entendre les rires des autres, même si j’en n’ai pas du tout l’air. Enfin, le rire du jeune homme était léger, certes, mais il était tout de même là… et seulement ça me rendait de bonne humeur ! Savoir que je le fais rire est un bon point de gagner. Même si on devait bien être a égalité de ce côté : j’aime sa façon d’agir, de répondre, d’embarquer dans le jeu…

Comme je l’avais mentionné plus haut, il réussissait vraiment bien à me faire rire. Et ce qu’il me sortit eut d’ailleurs l’effet de me dessiner un petit sourire en coin. Juteux comme une fontaine ? Le jeu commençait à tourné dans le mauvais sens, ou c’était moi ? Je sentais son souffle contre mes lèvres. Il ne suffisait que de quelques petits millimètres et je l’embrassais… Chose que je ne voulais pas faire pour le moins du monde ! Je voulais simplement l’effrayer. De sorte à ce qu’il s’enfuit. Il ne me semblait pas aux premiers abords comme étant quelqu’un de pervers, alors il n’embarquerait sûrement pas avec moi dans le jeu… Quoique…

L’odeur qu’il dégageait ne me dérangeait pas plus que ça, j’avais déjà vue pire. Je ne sais combien de fois j’avais fini par dormir dans des lieux miteux et peu recommandables. Là-bas, ça ne sentait pas la rose, vous pouvez me croire ! Alors un SDF… mignon de surcroît… Ce n’était pas tant désastreux ! Par contre, je dois l’avouer, quelque chose me tracasse chez lui… Il a embarqué dans mon jeu, certes, mais… J’aurais juré qu’il prend ce jeu un peu trop à cœur. Je veux dire par là qu’il me semble un peu trop impliqué. Oui, je sais, ça fait étrange venant de moi, mais quand même… Je n’en suis pas déçu, évidemment, mais…

Lorsque je me rendis compte que, ce qui me dérangeait, c’était qu’il n’était pas aussi naïf que je le croyais, il était déjà trop tard.

Ses mains baladeuses vinrent se poser sur mes hanches et il s’approcha de moi. Non, recule… Tu es trop près… Mon sang ne fit qu’une tour lorsque je le sentis mordiller ma lèvre. Non mais pour qui il se prenait ?! Ce n’était pas désagréable, mais j’étais réellement choqué. Cependant, mon amour pour le danger et l’excitation de l’interdit était encore plus grand que mon instinct de conservation.

Qui est le loup, hein ? J’allais lui répondre avec un certain cynisme lorsqu’il rapprocha brusquement nos deux bassins. J’étouffai un gémissement de surprise contre ses lèvres lorsqu’il vint attaquer mon autre lèvre, puis non rassasié, s’attaqua aux deux en même temps.

Ce n’était pas un baiser doux, encore moins tendre. Mais j’y étais fort heureusement habitué. Ainsi, je pu aisément lui rendre la monnaie de sa pièce, me retenant pas pour venir glisser mes mains dans le bas de son dos. Il me cherchait ? Il me trouverait Je n’étais pas sage, loin de là, qu’il se le tienne pour dire.

« Ce n’est pas mauvais… Mais j’ai eu des partenaires qui embrassent beaucoup mieux que toi… Tu vois, avec eux, j’en perdais l’haleine, mes jambes tremblaient… »

D’accord, ce n’était pas très intelligent de dire ça après qu’il m’ait montré qu’il n’était pas inoffensif et aussi saint que je le croyais. Or, je n’avais pas vraiment l’intention de le laisser jouer encore plus longtemps avec mon corps. Il croyait vraiment pouvoir me dominer de la sorte ? C’est qu’il me connaissait très mal, celui-là… Bon, en même temps, nous étions deux parfaits inconnus, alors ça coule de source qu’il ne sache rien de moi.

Mes mains glissèrent sur ses hanches, puis revinrent dans le bas de son dos. Je caressais doucement cette partie, ne le lâchant pas du regard. Il voulait être le loup ? Que cela ne tienne. Je n’avais pas du tout l’intention de céder ma place. Surtout pas pour un gamin comme lui !

« Je suis libre… Je suis le loup solitaire que tu verras parfois au loin, mais tu ne m’auras jamais…, chuchotais-je à son oreille, espérant cette fois qu’il lirait en les lignes et qu’il comprendrait le sens de mes mots. »

Je descendis mes paumes un peu plus bas, glissant sur la partie plus rebondie de son corps. Je m’amusai à passer un doigt au centre, redessinant la séparation sur ses vêtements. Il n’aurait jamais dû mer cherché… Jamais…

« Si je t’attrape un jour… Je te mangerai jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de toi. »

Encore là, énormément de sous-entendus. À vrai dire, dans cette simple phrase, j’avais évoqué deux sujets différents. L’un plus pervers, l’autre plus philosophique. Enfin, ce n’était pas comme s’il allait les comprendre non plus, vue la façon qu’il avait prit ma métaphore...

Je reculai doucement, le lâchant. Il commençait â faire froid et… j’avais faim. Malgré mon petit sourire en coin, j’espérais sincèrement qu’il se bouge. Au moins, cela me laisserait le champ libre pour aller me terrer dans la petite cabane derrière moi…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Dim 16 Déc - 22:35

Shota était joueur... et pas aussi innocent qu'il voulait bien le laisser paraître au premier abord. Même si le fait de se faire repousser ne le dérangerait pas, après tout... bah, il prenait la vie comme elle venait ,sans s'inquiéter de ce qui pouvait se passer, c'était ainsi et pas autrement. Donc même si l'autre le repoussait ou, finalement, sortait du jeu parce qu'il allait trop loin... ou même si finalement il restait dans le jeu et que ça dérapait..... il s'en fichait un peu. L'essentiel pour lui à présent était de jouer, de lui prouver que lui aussi pouvait aller loin, et n'était pas prêt à se laisser battre. Une sorte de compétition... mêlées à un jeu, c'était pas mal. Et dans un cas comme dans l'autre, il serait gagnait. Il était assez... content, de voir une ombre de sourire se dessiner sur les lèvres de son interlocuteur. Il réussissait à l'amuser, c'était déjà ça. Surtout que lui aussi s'amusait. Donc il était assez fier on pouvait le dire.

Donc le jeune SDF décida de montrer un peu à l'inconnu qu'il n'était pas le seul à avoir le contrôle du jeu. C'est lui qui prit l'initiative de pousser le jeu au stade supérieur. Et comme dit plus haut, peu importe qu'il se fasse froidement repousser, tant qu'il s'était amusé c'était le principal pour lui. Shota le rapprocha donc subitement de lui pour coller leurs deux corps ensembles, voulant le surprendre ainsi et lui faire savoir que le loup n'était peut-être pas celui du départ. Cela l'amusait fortement pour tout dire, le sdf n'espérait pas une telle distraction en venait chercher le calme de la forêt, il n'était pas déçu. Lorsqu'il sentit l'autre partager le baiser avec la même force, il ne put s'empêcher de sourire en le prolongeant à son tour.

Après ce baiser et face à la réflexion de l'inconnu, Shota ne put retenir un sourire sur ses lèvres. Il avait très bien compris que, même si ces mots pouvaient être véridique, dans le cas présent ils étaient justes destinés à piquer la fierté du SDF, chose qui ne se passa pas. C'est justement parce qu'il savait que c'était une pique que l'inconnu lui lançait, que Shota n'y réagit pas comme l'autre l'aurait peut-être imaginé. Il resta juste à l'observer alors que c'était au tour de son interlocuteur de passer à "l'attaque", alors qu'il laissait ses mains vagabonder sur les hanche de Shota. Lorsqu'il entendit ses propos aux creux de son oreille, il lâcha à un nouveau un léger rire avant de tourner la tête pour venir lui mordiller le lobe de l'oreille, avant de répondre de la même manière, par chuchotement.

"Encore faudrait-il que j'ai envie d'avoir le loup... la vision de l'apercevoir de temps en temps peut ne pas être déplaisante... voire même satisfaisante... mais même ça, ça reste à voir... quand à le vouloir... que le loup ne s'inquiète pas de ce côté-là... c'est pas mon genre d'apprivoiser un animal sauvage."

Sous-entendu, Shota avait très bien compris le sens de la phrase de l'inconnu, et il y avait à nouveau répondu de la même manière. Lorsqu'il sentit les doigts de son... partenaire du moment ? glisser sur ses fesses, il s'amusa à s'y dérober, ne désirant pas lui donner tout de suite ce qu'il semblait vouloir saisir.

"Le loup pourra me manger comme il le voudra... il ne m'achèvera jamais et je m'en irait toujours..."

Une façon de lui faire comprendre, même s'ils allaient plus loin, et ce n'était qu'une pure théorie, Shota ne lui donnerait jamais tout de lui et repartirait ensuite vers d'autres forêts, une façon aussi de lui dire de ne pas s'inquiéter, qu'il ne voudrais pas... l'avoir pour lui. Aucune chance. Shota était un brin naïf mais pas innocent, il savait lorsque ce n'était plus l'heure du jeu. Donc quand l'autre se détacha de lui, Shota ne dit rien et se dirigea vers la cabane, dans laquelle il pénétra. Quitte à être perdu... bah autant avoir un toit au-dessus de la tête. Il pourrait bien dormir tranquillement ici.... visiter un peu et voir ce qu'il y avait et qui pourrait lui servir de divertissement, à manger, ou autre encore.

Il glissa donc ses prunelles tout autour de lui ,remarquant que c'était bien à l'abandon. Une table rongée par les termites, des meubles en bois dans le même état. De la vaisselle brisée sur le sol en plusieurs morceaux... il ne faudrait pas que Shota passe dessus, avec ses chaussures usées jusqu'à la corde et dont les semelles étaient pratiquement inexistante, nul doute qu'il se couperait la plante des pieds. Il avisa un fauteuil qui avait l'air encore en bon état, mais allez savoir... de la vaisselle avait survécus et se trouvait dans une armoire... il y avait de quoi faire un feu... pas mal tout ça, vraiment pas mal. Le jeune SDF se dirigea vers le fauteuil, son allure ne le dérangeait absolument pas, dans la rue il avait dormi sur bien pire que ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mer 19 Déc - 15:23

Si je compris très bien ce qu’il voulut me dire, je ne le démontrai cependant pas. Il était comme moi, je crois : d’accord le sexe, mais aucun sentiment ! Il était inutile de revenir sur ce qui s’était passé avant : je n’avais fais qu’à demi-attention à ses paroles. Il me défiait, je le sentais. Cependant, n’avait-il pas sous-entendu qu’il ne me désirait pas particulièrement ? J’haussai simplement les épaules. Peu importe, ce n’est pas lui qui mène de toute manière ! Si vraiment j’avais eu envie de lui, je l’aurais déjà fait mien. Je suis possessif et directe : je prends ce que je veux, peu importe ce qu’en pense les autres. Je peux blesser, détruire, ravager… sans aucun regret. Je suis un véritable monstre.

Ah, j’ai bien envie de jouer un peu avec lui, tien ! Jouer avec ses sentiments… Hmm. Ce serait réellement divertissant. Par contre, il fallait que je parvienne à le toucher de l’intérieur. Un peu plus complexe, ça. Je me léchai les lèvres, réfléchissant. Oh. J’ai une merveilleuse idée ! Si je réussissais à mettre mon petit plan en exécution… Peut-être, je dis bien peut-être que ça fonctionnerait… Après tout, il n’était pas le premier que je rencontrais ! J’en avais brisé, des cœurs. De femmes comme d’hommes.

« Cours toujours…, chuchotais-je moqueusement plus pour moi-même que pour lui. »

Je n’étais pas du genre agace. Ni du genre à désirer : je préfère cent fois mieux être désiré que l’inverse ! C’est beaucoup plus amusant ainsi, voyez-vous. Car comme ça, on peut faire languir, manipuler, blesser, effrayer… Que de délices. Mais l’inverse, c’est impossible. C’est nous que nous blessons, nous que nous détruisons… Bref, pas amusant du tout, donc pas intéressant ! Je me léchai les lèvres tout en serrant mes bras contre mon corps. Il fait si froid !

…Hey, il est passé où le gamin ? Il est rentré dans la bâtisse ? Ou peut-être qu’il a tout simplement disparu ? Je regardai mes poignets : non, aucune trace d’aiguille. Je ne me suis pas encore drogué. Donc, les hallucinations sont impossibles. Je secouai la tête. Tant pis pour lui ! Je ne vais sûrement pas me geler le derrière à le chercher ! Il pourrait mourir dans un banc de neige que cela m’importerait pas. Sa vie, ma vie. Ce qu’il en fout, j’en n’ai rien à battre. S’il veut se lancer en bas d’un pont, c’est pas moi qui vais l’empêcher ! Il a beau être une agréable distraction, il n’en reste pas moins un total inconnu !

Lançant un dernier regard derrière moi, je grimpai les vieilles marches pourrîtes –je priai pour qu’elles ne cèdent pas sous mon poids plume- et entrai sans aucune cérémonie dans la petite cabane décrépite. Lorsque je vis l’intérieur, je compris que le mot était très faible. Il me semblait presque que les meubles allaient tomber en poussière ! Je n’osai même pas les regarder de peur de les détruire à leur simple vue.

Alors que j’allais ôter mes espadrilles, je me ravisai : ce n’était pas une bonne idée à en voir la vaisselle brisée sur le parquet. Je ne sais pas qui était les anciens occupants, mais ils ne devaient pas être partis très heureux ! Ou peut-être qu’ils s’étaient fait attaquer ? Qui sais… Il y a tellement de possibilités !

Je me dirigeai vers les armoires, prenant soin de ne pas marcher sur les débris coupants. J’entrevis du coin de l’œil le jeune homme de tout à l’heure.

« C’est pas mal ici, lui lançais-je avec nonchalance. Tu comptes y rester ? »

Bah quoi, je n’allais tout de même pas laisser le silence revenir ! Étrangement, aujourd’hui, j’avais un gros besoin de parler. Même si je savais qu’il n’était pas celui qui m’écouterait, j’en avais conscience. Mes mais glissèrent sur les poignées que j’ouvris d’un coup sec. Il ne restait plus grand-chose de comestible… Voir rien. Je grimaçai. J’avais faim, moua ! Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir avaler ? Mon regard se porta sur le jeune homme dans le salon. Peut-être que si je le faisais frire…

Ah ! Non ! C’est vrai ! Quel idiot je suis ! J’avais toujours dans mon sac à dos un repas complet qu’un cher collègue m’avait gentiment offert. Si je me souviens bien, c’était des pitas… Quatre pitas, en fait. Un sourire s’étendit sur mes lèvres alors que je retournai au salon. Il faisait toujours froid ! Je me penchai sur le foyer. Il y avait encore des bûches, miracle !

Je pris mon lighter, puis tenta d’allumer le feu. Même si je n’étais pas le plus doué dans ça, je réussis sans trop d’efforts. Heureusement. Je retournai m’assoir sur le sol, puis ouvrit mon sac. J’en sortis deux pitas en lançai un au jeune homme.

« À cause de toi, je suis obligé de me rabattre sur ça pour me nourrir… Tsss, égoïste !, fis-je d’un ton révolté. »

Inutile de dire que je ne dis rien sur mon soudain geste de générosité. Par contre, je lui lançai un regard on ne peut plus clair : je ne faisais jamais ça habituellement. Alors il était mieux de le prendre ! De toute manière, s’il le prenait, c’était lui le pire. Je m’en fichais qu’il crève de faim… Pfff !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mer 19 Déc - 22:41

Sans plus faire attention au jeune homme qu'il plantait dehors, Shota était donc entré dans la bâtisse tout en glissant son regard autour de lui. Piteux, voila le premier mot qui lui était venu à l'esprit en voyant l'état de la petite maisonnette en bois. Tssss. Enfin bon, c'était déjà beaucoup mieux que ce que lui avait en ville, c'est à dire strictement rien. Là au moins, s'il pleuvait, la pluie ne viendrait pas directement taper contre son crâne, le mouillant en même pas deux minutes. Non, ici elle mettrait beaucoup plus de temps. De plus, il ne serait pas trop malmené par le vent comme il en avait l'habitude... enfin bref, c'était un bon refuge si on regardait bien... mais le sdf ne comptait pas y rester. C'était un peu loin de la ville et des endroits où il se rendait pour voler sa nourriture. Le jeune homme évita donc soigneusement les bouts de verre sur le sol avant d'aller s'asseoir sur le fauteuil en mauvais état, mais toujours utilisable.

Ses yeux fixaient le feu non allumé dans l'âtre. Il réfléchissait. A quoi ? Oh, juste à ce qu'il allait faire une fois qu'il serait rentré en ville. Mmmhhhh.... oui, il avait plusieurs possibilités, plusieurs personnes à aller voir... donc il ne s'embêterait pas. De plus il avait un abris pour la nuit à trouver, s'il ne restait pas ici. Il ne savait pas encore, il hésitait, parce que s'il restait ici pour la nuit, il était trop loin de la ville pour se chercher à bouffer et autres choses utilitaires. Mmmmhh.. c'était à méditer, il verrait bien comment l'envie lui venait. Ce n'est que lorsqu'une voix retentit non loin dans la cabane que Shota se rappela la présence à l'extérieur de l'inconnu. Ah oui il était encore là lui.. tant pis. A sa question, il ne le regarda pas, retournant dans l'observation attentive d'un mur, perdu dans ses pensées. Il lui répondit donc simplement, et distraitement.

"Mmmhh... Non, je ne vais pas rester ici."

Le sdf n'esquissa pas un geste quand l'autre farfouilla un peu dans les armoires. Shota n'avait pas pris cette peine, tout ce qui aurait été comestible aurait certainement été périmé. Et il n'allait pas se rendre malade avec des choses non fraîche, sdf ou pas. Il ne bougea pas non plus quand l'autre vint faire un feu. Cela l'indifférait pour tout dire, il n'avait pas spécialement froid ici. Il ne regarda l'autre que lorsqu'un truc non identifié lui atterrit sur les jambes. Surpris, Shota baissa les yeux pour voir ce que c'était, et découvrit donc la nourriture. Haussant un sourcil de perplexité, Mais il ne dit rien, ayant très bien vue le regard que l'autre lui lança, il prit donc simplement la nourriture avant de commencer à manger. Le remercier ? Bah, après tout il ne lui avait rien demandé hein. Par contre, à sa phrase visiblement révolté sur le fait qu'à cause de lui il devait se rabattre sur ça, Shota répondit simplement.

"Pauvre p'tit chou va."

D'une voix parfaitement dénuée d'émotion. Il continua à manger rapidement avant de terminer, se rabattant dans le fauteuil miteux en soupirant d'aise. Tout de même, ça faisait du bien il ne pouvait pas dire le contraire. Ses yeux se levèrent vers le plafond qu'il admira silencieusement, et il espérait qu'il n'allait pas s'endormir. La digestion lui donnait parfois sommeil. Il ne fit pas plus attention que ça à l'homme partageant la cabane avec lui. Toute façon.. ils avaient joué ensemble et c'était terminé, Shota ne voyait pas trop ce qu'il pourrait ajouter. Et puis toute façon, ce n'est pas comme s'il en avait vraiment envie.. du calme.. il avait ce qu'il était venue chercher.

On était en hiver et le jour était déjà bien avancé, donc ce n'était pas étrange de s'apercevoir, à travers la fenêtre brisée, que le soleil était en train de se coucher, la lumière se retirant lentement pour laisser place à l'obscurité. Le calme de la forêt laissa également place à autre chose. Les bruits des animaux nocturnes qui s'éveillaient. C'était très agréable à entendre. Shota avait fermé ses yeux pour mieux les écouter, un sourire sur les lèvres. Et finalement, il laissa échapper une nouvelle remarque à voix haute.

"La nuit tombe... j'vais rester ici finalement."

Comme il avait mangé, il n'avait pas à retourner en ville pour aller chercher de quoi becter, donc il pouvait rester ici, que l'autre reste ou pas, franchement, il s'en fichait éperdument.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mar 25 Déc - 12:37

Ah là là…. Non seulement il semblait se ficher royalement de moi, mais en plus, il prenait le partit de me considéré comme une nuisance. Oui, ça, c’était on ne peut plus clair : je suis certain qu’il aurait été heureux que je sois parti. Han… Non. Il s’en serait foutu complètement, en fait. Sale môme. Pire que moi. Et de loin ! Je n’avais qu’une envie et c’était de passer mes doigts autours de son cou. Plus sérieusement, il en méritait une. Je n’aimais déjà pas les être aussi déplorables que lui, mais si en plus il venait à m’ignorer…. Tiens, je crois que je sais ce qui m’horripile le plus chez lui : sa personnalité trop proche de la mienne. À quelque part, on n’avait quelque chose en commun qui se confrontait. Je ne sais quoi exactement, mais… Voilà quoi.

Je levai le regard vers lui tout en dégustant mon repas. Évidemment, monsieur avait prit la seule chaise de libre dans cette baraque ! Et moi j’étais pogné pour m’assoir à même le sol. Sol qui grinçait. Sol qui semblait avoir vécu la seconde guerre mondiale. Sol dont la froideur traversait mon jeans pour remonter le long de mes jambes et ma colonne vertébrale.

Après avoir soupiré et s’être adossé au fauteuil miteux, je lançai le restant de ma nourriture au feu. Même si je l’aurais remis dans mon sac, mon repas aurait finit par se faire dévorer par les mites ou je ne sais quels bibittes encore. Moi, je ne partage pas. That’s it.

« C’était pas mauvais…, fit-je lentement, observant mon ventre rassasié. Même très bon. Je devrais voler plus souvent. »

Remarque inutile et qui serait probablement ignoré, mais qu’importe. Fallait que je m’habitue… Au moins pour la soirée ! Je n’allais tout de même pas sortir d’ici à ce temps…. J’allais complètement gelé ! Et puis, moi et ma su-per orientation aurions probablement finit en esquimau géant pour les ours… Donc, la meilleure chose à faire restait de ne pas bouger mon cul de cet endroit certes lamentable, mais du moins chaud.

Alors que je me laissais doucement aller, mes traits se détendant sous la lueur des flammes, j’entendis un espèce de bruit étrange venant d’en haut. Attendez une minute : il y avait un ‘’haut’’ ?! J’ouvris brusquement les yeux, regardant autours de moi. J’aurais juré entendre des bruits de pas ! J’en étais certain ! Je ne pouvais les avoir imaginés ! Je ne m’étais même pas encore drogué, donc je ne pouvais avoir halluciné.

« Je reviens… Je crois, fis-je plus pour moi que pour lui, incertain. »

Tout en me levant, je regardai un peu partout. Ça venait d’en haut, j’en étais SÛR ! Bon, j’avoue que parfois je peux être réellement parano lorsqu’il s’agit de fantômes et d’esprits. Or, cette fois, c’était réel. J’en étais convaincu. Alors, que pensez-vous que j’ai fait ? Je vous rappel que je suis un imbécile de première. Et oui, j’ai fait comme dans les films. Mais non, je ne suis pas assez intelligent pour retenir la leçon après avoir écouté cinquante films d’horreur. Pas assez intelligent pour penser que, peut-être, ce bruit représentait un danger potentiel ! …Parfois, je me désespère.

C’est ainsi que j’avais quitté le salon et m’étais rendu aux escaliers. Or, au lieu de les monter pour aller voir en haut ce qui se passait, mon regard bifurqua vers la gauche. La porte avait bougé de quelques centimètres ! Non, je ne l’imaginais pas ! Je l’ai vu ! Je fronçai les sourcils tout en allant pousser la dite porte. C’était celle menant à la salle de bain, me rendis-je rapidement compte. Enfin, ce que je supposais être la salle de bain. C’était pire que les bécosses des parcs. Sincèrement.

Et là… Là… J’ai eu la PIRE idée de toute ma vie. Vraiment, je suis réellement trop con. Mon taux d’adrénaline avait monté en flèche alors que les pires scénarios se créaient dans ma tête. C’était trop silencieux. C’était habituellement à ce moment que le criminel attaquait. Comme je n’y voyais rien et que l’idée de me faire tuer dans le noir me semblait pas mal chiant –ouais, sarcasme jusqu’au bout- , j’ouvris l’interrupteur. J’ouvris l’interrupteur. L’interrupteur. Mais quel IDIOT !

Au même moment que la lumière jaillit, je crus voir une ombre se déplacer de la fenêtre à la toilette. Ombre que j’associai évidemment et rapidement à une silhouette humaine. Il ne m’en fallu pas plus pour décamper de là et aller voir le jeune homme encore dans son fauteuil. Bordel, comment il faisait pour être aussi calme alors que quelqu’un ou quelque chose rôdait dans la bâtisse ?!

Je lui pris l’épaule et le secouai en descendant pour prendre son bras et tenter de le tirer.

« Y’a quelqu’un dans la cabane ! Je l’ai vue ! Et… et je ne crois pas qu’il nous veuille du bien… ! »

Avais-je déjà dit que j’avais tendance à paniquer facilement, hum ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Sam 29 Déc - 7:01

Shota était toujours installé dans le fauteuil miteux, ayant rouvert ses yeux pour observer les flammes que son interlocuteur avait réussi à créer. C’était pas mal, Shota n’aurait pas réussi, lui, et il aurait certainement bien eu froid. Ses prunelles se firent pensives alors qu’il restait silencieux, ses cheveux blancs voilant son regard. Qu’est-ce qu’il allait ben pouvoir faire au juste ? Dormir ? Non, il n’était pas fatigué. Discuter avec l’autre dont il ne connaissait même pas le prénom ? … mmhh, il ne pensait pas que ce soit une bonne chose, visiblement le courant passait mal entre eux, l’autre se montrait tellement…. détaché et je m’en foutiste que du cout, ça rendait Shota très méfiant et donc, de ce fait, distant et je m’en foutiste à son tour. On peut dire que c’était un mécanisme de défense, il se montrait aussi désagréable que l’autre pour ne pas lui montrer la moindre faiblesse.

Lorsque l’inconnu reprit la parole, commentant le repas qu’ils venaient de déguster, Shota orienta son regard vers la source du bruit. En effet, ça n’avait pas été mauvais… c’était bon… il se demandait comment « l’autre » avait réussi à le voler. Il n’avait pas eu l’air de sortir d’une poubelle… il les aurait pris alors qu’ils étaient posés quelque part ? Enfin soit, le résultat était le même. Shota observa le sol, d’abord silencieux, avant d’hausser les épaules en commentant à son tour.

« En effet c’était bon… moi je vol tout le temps. Quand on n’a pas le choix, on ne s’encombre pas de scrupules…. Mais faut connaître les bonnes adresses pour aller voler quelque chose de bon. Parfois on tombe sur des saloperies… »

Et généralement, quand Shota tombait sur ce genre de saloperie il ne revenait jamais à cet endroit. Depuis le temps qu’il était dans la rue, il connaissait à bien connaître les restos et autres magasins. L’sdf eut ensuite la surprise de voir les traits de son interlocuteur se détendre. Tien… il avait presque l’air… normal… gentil… ou un truc du genre. C’était étrange… mais pas désagréable. Mais les sourcils de Shota se froncèrent lorsqu’il crut entendre quelque chose. Il surveilla, voir s’il entendait à nouveau, mais rien. Il pensa alors avoir simplement rêvé. Cela lui arrivait. Mais il en fut autrement lorsqu’il vit l’inconnu se lever, ayant visiblement entendu la même chose que lui. Il vit cependant l’autre se décider à y aller.

« Si j’te vois pas, j’viendrais t’chercher… »

Dit-il simplement. Ben ouais, on ne savait jamais si quelque chose pouvait se produire. Et ils étaient deux à avoir entendu quelque chose, donc ce n’était pas une impression, mais c’était bel et bien réel. Il attendit, le temps que… tsss, il en avait marre de penser « l’autre », le temps que « X » revienne. Il essayait d’écouter, et il haussa un sourcil en entendant encore du bruit. Restait à savoir si c’était X ou alors un intrus. Enfin… c’était une façon de voir, parce que théoriquement Shota et X étaient eux aussi des intrus, mais bon passons. Shota n’avait pas particulièrement peur. C’était rare qu’il stress pour quelque chose. Il était relax, et si une menace s’approchait…. Il ne pouvait s’empêcher de penser que ça le délivrerait d’une vie qu’il n’aimait pas particulièrement, donc le danger ne l’inquiétait pas. Plongé dans ses réflexions, il sursauta lorsque « X » revient subitement en bas, le prenant par l’épaule et bientôt par le bras pour le tirer avec lui. Shota remit les pieds sur terre et fixa son attention sur « X ». Il se lève donc, curieux, et tenta de la calmer.

« Pourquoi tu dis qu’il ne nous veut pas du bien ? Personne ne sait qu’on est là, si quelqu’un vient, ça se peut que ce soit totalement par hasard… c’est peut-être quelqu’un d’égaré, ou qui cherche un abris pour la nuit, un peu comme nous… »

Ou alors c’était un tueur en série qui allait les massacrer, au choix. Il s’avança vers les escaliers, bien décidé à aller tirer tout ça au clair. Mais avant ça, histoire de détendre « X » et de le faire penser à autre chose, il tourna son visage vers lui avant de lui demander.

« Au fait, c’est quoi ton prénom ? J’en ai marre de t’appeler « X » ou « L’autre » dans ma tête quand je réfléchis….

Non non, il n’était pas schizo mais il aimait se parler à lui-même. Enfin, il s’avança donc vers les escaliers pourris par le temps, l’humidité et les mites. Il monta donc, le bois grinçant et craquant sous ses pas. Cela ajoutait à l’ambiance inquiétante, c’était cool. Une fois en haut, il entendit à nouveau un bruit qui attira son attention. Il se dirigea vers sa source, sourcils froncés, attentif, glissant son regard partout autour de lui, sur ses gardes tout de même. C’est là qu’il vit…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Sam 29 Déc - 19:14



Attendez une minute. On rembobine deux secondes : m’avait-il réellement parlé de son plein gré ? Sans aucune trace d’ironie ou de détachement ? Wow. C’était… spécial. D’accord, d’accord, j’arrête mes conneries. Or, il est vrai que je fus étonné. Depuis le début il se montrait si… je ne sais pas, quelque chose entre distant et sec. La seule fois où il m’avait semblé s’intéressé à moi était lorsque j’avais joué avec mon corps et le sien. Ensuite… plus rien. Pourquoi devais-je absolument évoqué le sexe pour qu’il comprenne que je voulais bien parler avec lui ? J’avoue que je ne suis pas un cas facile et que parfois –voir très souvent- je peux passer pour froid, mais, s’il prenait le temps de venir vers moi au lieu que je fasse toujours les premiers pas… il verrait que je ne suis pas si distant que je le parais. Je suis impulsif et chiant en premier lieu : je déteste me faire ignorer. Et donc, je fais tout pour que ça n’arrive pas. Or, avec lui, ce n’était pas pareil. Et ça, ça me troublait…

Ensuite, il me parla de… Hein ? Il me parle de vol ? Je fronçai les sourcils, ne comprenant pas pourquoi il me parlait de ça. Il ne me semblait pas très extraverti, alors pourquoi me parlait-il de… ça ? Je réfléchis quelques secondes, puis me rappelai de ma remarque. Ah, ça… Il m’avait donc cru ? Je n’avais pas dit ça dans ce sens là… Après tout, je ne voulais pratiquement jamais. En fait, je ne volais jamais ! Ce repas m’avait été donné… Je ne l’aurais pas prit de force : j’avais suffisamment d’argent pour aller m’acheter quelque chose si j’avais faim. Or, je passai sous silence ce fait. Je ne répondis pas non plus à son commentaire, ne trouvant rien à y redire. Qu’aurais-je pu dire, au juste ? Je ne savais pas ce que c’était, ce mode de vie. Dire que je comprenais aurait été de mauvais goût et faux…

Puis, il y eut le bruit qui me fit me lever plutôt rapidement de terre. Alors que j’allais partir, le lui annonçant au passage, j’entendis ses mots et m’arrêtai un instant, surpris. Je me retournai vers lui. Il viendrait me chercher ? Vraiment ? Avait-il dit ça comme ça ou il le pensait vraiment ? Je ne pus m’empêcher d’être… Je ne sais pas… touché ? Après tout, c’était bien la première fois qu’il me disait, blague ou pas, tenir un tant soit peu à moi…

« Merci, fis-je avec sincérité, le regardant avec insistance. »

Je ne sais même pas pourquoi je lui ai dit ça… Peut-être pour… Non, sérieusement, j’en n’ai aucune idée. Ça m’avait seulement semblé être la meilleure réponse. Ça, combiné à un petit sourire fragile et timide. Ce n’était pas dans mes habitudes de réagir ainsi : or, je voulais simplement… hum… disons ‘’récompenser’’ l’effort qu’il avait mit… Roooh, et puis, pourquoi dois-je me justifier ? Je fais ce que je veux point final !

Ensuite, j’y étais allé. Oui, j’y étais allé. Comme un imbécile se jetant dans la gueule du loup. Mais bon, comment s’en étonner lorsqu’on parle de moi… Impulsif, hein ? J’espère que ce défaut ne me réserve pas d’autre surprise…. Hmm… Ajoutons à ma liste ‘’curieux’’. Oui, je crois que ça me scie à merveille ça !

Avec la peur que j’avais eue, je crois que j’aurais été capable de me jeter dans ses bras. Sans déconner. J’ai une sainte horreur de tout ce que l’homme ne peut expliquer, ce qu’on ne peut contrôler. Et les esprits, c’est pire que pire… Je me cramponnai un peu plus à son bras alors que l’autre me demandait pourquoi je pensais qu’il nous voulait du mal, raisonnant avec logique. Oui, toutes ses choses étaient possibles, je l’avouais, mais… Je ne pouvais faire autrement que d’imaginer les pires scénarios. Si s’était le repaire d’un fou ? D’un ex-tôlard ? D’un évadé ?

Lorsque je le vit se diriger vers les escaliers, j’ouvris grand les yeux. Pas là ! Il était totalement fou ! Il allait… Il allait… Non, je ne pouvais décidément pas le laisser aller là haut tout seul ! Il aurait peut-être besoin d’aide…

C’est ainsi que, même complètement contre l’idée d’aller vers le ‘’monstre’’, je le suivis. J’entendis sa question et répondis par automatisme :

« Kuro. Kurogane. Mais appel moi Kuro. Je me léchai la lèvre avant d’ajouter un peu hésitant : et… toi ? »

Lorsque nous fûmes en haut –je ne parlerai même du calvaire que ce fut pour monter, chaque marche me rappelant dans quel endroit sordide nous étions- je pris son poignet. Ainsi, peu importe ce qui arriverait, je le suivrai et vice-versa. Aucune chance que l’un ou l’autre de nous se fasse enlever sans que l’autre le sache, donc… Exagéré ? Pas du tout ! De telles précautions sont très utiles et très adéquates dans un moment pareil…

Alors que je regardais partout autours de moi, je me surpris à serrer mon étreinte et me rapprocher de lui. Il était là, j’en étais certain… Mais le problème était : qui ou qu’est-ce qui était là ? Soudainement, le bruit se fit réentendre. Oh non… Oh non ! Ça se rapprochait ! Et… non, pas vrai… Il y va ! Idiot ! Faut pas ! Idiot !

Mon regard se promène un peu partout, ne sachant où s’attarder, à quoi s’attacher. J’observe la pièce où on vient de mettre les pieds. Il y a de drôles de couteaux un peu partout et une table. Il y a un peu de sang séché sur le bois et je sens que je vais rapidement déraper. D’où vient ce sang ? Il y en a pas beaucoup, à peine quelques gouttes. Or, ces gouttes, je l’ai vois et pas qu’un peu !

Je tourne la tête et… Oh mon dieu. Ohmondieu ! C’Pas possible, je dois être entrain de cauchemarder, c’est pas vrai… !

Mué par une impulsion soudaine et sans raison, je regardai pour trouver le plus proche garde robe à notre porté et empoignai le jeune homme pour le tirer à l’intérieur du petit espace de rangement, refermant la porte derrière nous. Inutile de dire que non seulement je tremblais légèrement, mais en plus mon cœur avait entreprit de faire la course avec un adversaire imaginaire.

« J’veux pas savoir ce que c’était… Non… Pas du tout… »

L’image des cadavres en décomposition d’animaux nous regardant de leurs yeux vides ne cessaient de me hanter. J’allais plus que faire des cauchemars cette nuit ! Ma panique croissait de seconde en seconde. Si le jeune homme avait réussi à me calmer un instant, là, il n’y avait plus aucune trace de mon self-control.

Je ne pris même pas la peine de penser au fait que ces animaux étaient morts et, donc, ne pouvaient être responsable des bruits. Donc, il n'était pas notre intrus...

Bien sûr, l’idée que cette cabane appartenait à un chasseur et que ces… monstres… soit le fruit de sa chasse en décomposition ne me traversa absolument pas l’esprit. Par contre, celle qu’une créature démoniaque est bouffé tout ça par pur plaisir, elle, me paraissait touuuuut à fait évidente !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Sam 29 Déc - 23:19

Shota était un peu déboussolé intérieurement, même s’il ne le montrait pas trop à l’extérieur, sauf dans ses yeux. Ses yeux avaient du mal à cacher ce qu’il ressentait, lorsque c’était sincère. Et là, c’était de la surprise agréable. De voir des émotions se dessiner sur les traits de son interlocuteur. Il ne pensait pas que ce dernier pouvait ressentir quelque chose. C’était étrange, puisque tout être humain était doté de sentiments mais… comment expliquer… depuis le début il lui avait paru… tout contrôler, sûr de lui, sarcastique, manipulateur… ouais, bon, il avait peut-être été trop vite pour le juger finalement… il n’aurait pas dû. Il allait lui-même aussi devoir ajuster son comportement alors, il espérait juste qu’il n’ait pas à le regretter.

C’est tout à fait spontanément qu’il lui avait dit que, s’il ne revenait pas, il irait le chercher. On ne savait jamais, et visiblement, « X » n’était pas rassuré et avait assez de courage pour aller voir ce qu’il se passait, donc c’était un peu la moindre des choses que de lui dire ça. Non ? Shota savait ce que c’était, que d’avoir peur, et il voulait se montrer rassurant. Il espérait que ce fut le cas. Perdu dans ses pensées, il patienta donc en bas jusqu’au retour de son compagnon… d’infortune ? Il ne savait pas encore. Il se leva quand l’autre lui prit le bras et le tira vers lui. Et là, on peut dire que Shota était très clairement surpris par « l’autre », par sa peur, par le fait qu’il s’accroche à lui. Visiblement, il avait peur et ne le cachait pas. Une autre chose qui prouva à Shota qu’il avait été trop vite pour le juger. Se mordillant légèrement la lèvre, il le serra brièvement contre lui, passant une main hésitante dans son dos. Il voulait essayer de le réconforter, l’apaiser mais… il fallait dire que Shota n’était pas très doué pour ça en fait.

Du coup, il desserra sa prise et recula d’un pas, détournant le regard, mal à l’aise et… intimidé, ouais. Ses joues étaient un peu plus rouges que tout à l’heure, il n’avait vraiment pas l’habitude de tenter de réconforter quelqu’un et il était certain qu’il n’avait pas bien fait, mais ça avait été spontané. Tssss…. Coupant court à ses réflexions et à son excès de timidité soudaine, le sdf se dirigea vers les escaliers pour les gravir. Kurogane… au moins, il savait son prénom. Il tourna donc légèrement son regard vers lui, décidant d’être honnête, même si ça devait le perdre plus tard, tant pis, s’il pouvait donner matière à son interlocuteur de penser à autre chose qu’à sa peur…

« Moi c’est Shota… enchanté… et…hm… désolé pour tout à l’heure… mon comportement… mais c’est un mécanisme de défense quand je me sens en danger avec quelqu’un… je montre à l’autre que rien de ce qu’il dit ne peut me toucher, donc que ce n’est pas la peine d’essayer de me faire du mal… c’est stupide mais bon…. Enfin… oublie »

Termine-t-il précipitamment en finissant de grimper les escaliers grinçant rapidement. En gros il venait de lui donner une arme contre lui pour plus tard, lorsqu’il sa peur serait passé. Ça ne rassurait pas le sdf mais bon, tant pis. Il est surpris de sentir l’étreinte de son compagnon d’exploration, sur son poignet. Il le laisse cependant faire, comprenant sa crainte. Il murmura simplement, sans le regarder.

« T’inquiète, j’te laisse pas… »

Ce serait cruel d’abandonner quelqu’un dans cet état. Par contre, Kuro avait peut-être remarqué que lorsqu’il était franc, Shota avait la manie de détourner le regard, ou de ne pas regarder la personne en tous les cas. ‘fin bref. Le sdf n’alla pas plus loin dans ses réflexions, il n’eut que le temps de voir les corps d’animaux qui en étaient à différents stades de décompositions, qu’il se retrouvait planqué dans une garde-robe qui tenait plus d’un placard. A entendre les mots de Kurogane, son corps tremblant, cette vision l’avait visiblement traumatisé. Soucieux, il hésita quelques instants avant de passer lentement un bras autour du corps de Kuro, peu sûr, mais il l’attira finalement contre lui pour tenter de le rassurer. Réfléchissant à la situation dans laquelle ils pouvaient être, il lui dit finalement, tentant de l’apaiser.

« On est certainement dans une cabane de chasseur… c’est pour ça qu’elle a l’air abandonnée, les chasseurs ne font pas le ménage n’est-ce pas ? »

Il tenta une petite note d’humour, mais il ne pensait pas que ça fonctionnerait. Lui-même… ça allait, il n’avait pas peur. Pas peur de ce qui pourrait lui arriver. Il en était à un stade ou rien dans la vie ne le retenait, et où il ne manquerait à personne. Donc tueur ou chasseur… il s’en fichait un peu. Par contre, le corps tremblant contre lui le laissait soucieux, c’était étrange. Il n’avait pas envie de… de quoi au juste… de le laisser sans protection ? Depuis quand Shota avait-il besoin de protéger qui que ce soit au juste ? Surtout que Kuro lui avait paru tellement arrogant peu de temps auparavant. Shota s’installa entre la porte du placard et Kuro, pâle image d’une pathétique protection au cas-où. Il laisse ses doigts aller et venir le long du bras de Kuro, ne sachant même pas si ça fonctionnait pour le calmer. Il se figea légèrement lorsqu’il entendit à nouveau des bruits de pas qui se rapprochaient. Il se mordilla les lèvres en observant Kuro, alors que les pas semblaient être dans la pièce où ils se trouvaient…. Des bruits de pas suivis de… de… comme quelque chose qu’on traînait sur le sol derrière soi…. Shota manqua de sursauter en entendant un bruit métallique contre la table en bois et les autres couteaux qui s’y trouvaient. Un grognement s’élève dans la pièce, une respiration profonde… et Shota ne peut pas voir qu’un nouveau cadavre d’animal est accroché avec les autres.

Il se fige lorsque Kurogane laisse échapper un bruit. Il se mordilla les lèvres lorsque les bruits de pas se firent à nouveau entendre et que la porte du placard fut violemment ouverte. Il faut avouer que là, la peur se saisit des membres de l’sdf. Il avait beau dire qu’il s’en fichait de mourir, lorsqu’on était face à une telle situation on ne pouvait de toute façon pas s’empêcher d’avoir peur. Visiblement, le chasseur avait l’ouïe sensible puisque, suite au bruit, il les avait directement repérés. C’était un homme d’une cinquantaine d’année aux habits sales et malodorants. Une barbe d’au moins une semaine était installée sur son menton et ses joues, et ses yeux étaient injectés de sang. Lorsqu’il leur parla, Shota découvrit que son haleine puait l’alcool. Ils n’avaient pas trouvé de bouteilles pendant leur exploration, mais visiblement il n’avait pas trouvé la réserve du chasseur. Celui-ci avait son couteau encore dégoulinant du sang animal. Il grogna en les voyant, avant de les empoigner tous les deux pour les jeter en dehors de la garde-robe. Titubant légèrement, il leur cracha au visage.

« Dégagez d’ivi p’tit vauriens ! C’est ma cabane, ma cachette ! Ne remettez jamais les pieds ici ! »

Et cette magnifique déclaration d’ivrogne fut accompagnée d’un coup de couteau que l’ivrogne porta dans leur direction, ne visant aucun des deux en particulier mais visant bien leur direction. Reprenant bien vite ses esprits, l’sdf se releva et s’interposa entre la lame et Kuro. Celui-ci était visiblement malchanceux aujourd’hui puisque le hasard avait envoyé le couteau dans sa direction. L’épaule du sdf fut entaillée mais il ne réagit pas, prenant rapidement le poignet du jeune homme, comme ce dernier l’avait fait tout à l’heure. Il ‘assura qu’il allait bien avant de le tirer rapidement en dehors de la pièce, puis en dehors de la cabane. Mieux valait ne pas rester dans les parages avec ce fou.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Dim 30 Déc - 17:02

­
Shôta… Je me concentrai sur sa voix lorsqu’il se présenta, faisant en sorte que mon esprit soit monopolisé sur lui. Ainsi, le reste était en stand-by et ne me dérangeais plus. Je n’irai pas jusqu’à dire, cependant, que ma peur s’était éclipsée : se serait mentir. Je la sentais encore jusqu’au plus profond de mon être. Il est rare que je me laisse aller ainsi, mais la seule idée qu’un fou soit dans les parages, prêt à se jeter sur nous à n’importe lequel des moments, me rendait aussi nerveux que la fois où j’avais dit mes quatre vérités à mon géniteur. Je savais que j’allais manger des coups jusqu’à ce que je sois à terre et, pourtant, je l’avais quand même fait. Et là, en ce moment, je savais que j’allais me faire buter si je montais en haut et malgré tout je continuais mon chemin. Maso et idiot. Sincèrement, je bat des records moi…

Mon regard se posa sur lui lorsqu’il s’excusa en justifiant son comportement. Un mécanisme de défense? Contre moi? Se défendre contre moi? Je papillonnai des yeux, étonné. Il est vrai que je pouvais me montrer comme un bel enfoiré et un pur crétin, mais de là à se défendre ainsi de moi… Je n’ai pas pour habitude de blesser les innocents. Psychologiquement comme physiquement. Mais… Peut-être que j’y avais été trop fort? Avais-je exagéré? Il est vrai que je ne mesure pas toujours la portée de mes actes… Et que j’ai un don inné pour dire les pires bêtises…

Une fois en haut, ma main bien attachée à son poignet, je me rapprochai sensiblement de lui en observant un peu partout, tentant de couvrir avec mes yeux le plus de terrain possible. On ne savait jamais d’où il pouvait sortir ! En fait… Je ne savais même pas ce qui pouvait en sortir, alors on était mal barré…

Je l’entendis me dire de ne pas m’inquiété, qu’il ne me laisserait pas… Sur le moment, même si la situation n’y portait vraiment pas, je ne pu m’empêcher de trouver ses mots…. Je ne sais comment le dire… Romanesque? Ma première pensée fut donc : J’suis pas une femelle ! J’ai beau avoir aussi peur que quatre personnes réunis, cela ne veux pas dire qu’il doit se comporter comme s’il était mon mec… Oui, bon, j’avoue que j’agis pas mal comme une brebis effrayée devant le méchant loup –il faut vraiment que j’arrête de faire des comparaisons avec les loups moi, on dirait que je fais une fixation- et que Shôta est mon p’tit chevalier sans armure…

Tiens, je commence à me demander ce qui est le plus effrayant : le tueur en série dans la même cabane que nous ou Shôta déguisé en chevalier et moi dans ses bras? Oh dear God… Clair que ce soir je ne dormirai pas! Si je me rendais jusqu’à ce soir, évidemment…

Ma panique allait en croissant alors qu’on atteignait la salle de… de… torture… Tout alla très vite : je nous jetai dans un placard, complètement dépassé par les évènements. Je me retrouvai à côté du jeune homme, la respiration trop rapide, les membres tremblants. On n’était pas en sécurité et je le savais. Il pouvait arriver n’importe quand, ouvrir les portes et nous…. Nous…

« Shôta?, murmurais-je, étonné.»

Serré contre lui, je tentai de relever la tête pour l’observer un peu mieux, étonné. Mais qu’est-ce qu’il faisait? Je sentais sa main dans mon dos. Tout comme je sentais sa chaleur se joindre à la mienne… Je pris le parti d’ignorer l’odeur, même si ce n’était pas tant pire : il y avait quelque chose de masculin dans cette odeur, quelque chose de sauvage…

Sa remarque me détendit quelque peu, hochant la tête. En fait, je ne sais pas si se sont les mots qu’il a prononcés ou l’intonation de sa voix qui m’a le plus rassuré, mais les résultats étaient là. Bien sûr, je tremblais toujours : mon instinct me criait que quelque chose n’allait pas. J’entendais des bruits. Bruits qui ne devraient pas être là. Puis, je remarquai que le jeune homme s’était déplacé de sorte à être entre moi et la porte. Mais qu’est-ce qui me faisait là au juste? Et ses doigts sur mon bras…

« Que fais-tu, Shôta? C’est… Hmmm… doux…, murmurais-je en me reposant contre lui, commençant à me calmer.»

J’allais me défaire de sa prise, légèrement embarrassé par notre position, lorsque soudainement des bruits de pas se firent entendre, suivit de quelque chose qu’on traîne… Oh non… Était-ce vraiment ce que je pensais que c’était?! J’ouvris de grands yeux, ma main venant se serrer sur le bras de l’autre jeune homme. Oh non… Je n’avais rien imaginé… Tout était réel… Trop réel… Je… Je ne veux pas mourir !

Le son des couteaux s’entrechoquant me donna le vertige et je me frappai contre le fond du garde-robe. Là, je paniquai littéralement. Lorsque la porte s’ouvrit sans aucune délicatesse, mon cœur cessa de battre et tout mon sang se gela. Je devais bien avoir blêmit… Nous fûmes jetés tout les deux hors du placard par une poigne qui me brûla la peau. Je titubai en essayant de retrouver mon équilibre, les yeux écarquillés par l’effroi.

Shôta et moi avions eut raison à quelque part : c’était bel et bien une cabane de chasseur. Or, comme je l’avais prévu, il ne nous voulait aucun bien, ça, c’était clair et net ! Ses yeux rougies, sa peau presque verte, ses grosses mains tâchées de sang… Je ne pris même pas la peine d’écouter ce qu’il nous disait, terrifié et pétrifié.

Lorsque je le vis lever le couteau vers nous, je vis ma dernière heure arrivée. Ça y est, c’était la fin des aventures de Kurogane, le bad boy, cet idiot éhonté que la curiosité aura tué… Je me demande qui me pleurera. Ma mère, très probablement. Enfin, je crois. Peut-être qu’en fait elle sera heureuse? Elle ne m’aura plus dans les jambes… Je serai un poids de moins… Je finirai probablement comme ses bêtes en décomposition dans le coin. Oublié. Abandonné.

Je lançai un petit regard en coin vers le jeune homme à mes côtés. Au moins, je ne mourrai pas seul… Je fermai les yeux, attendant le coup final. Mon seul regret était de ne pas m’être excusé auprès de celui qui tenait place de compagnon d’infortune. Après tout… Je n’avais pas été du monde du tout avec lui alors que lui… lui, il m’avait rassuré, calmé, protégé….
Le reste se passa en un éclair : en ne ressentant aucune douleur, je rouvris les yeux, étonné. Et là… C’est là que je le vis. Non… Il n’avait tout de même pas… Non…

« Shôta!, appelais-je, mort d’inquiétude. »

Dos à moi, je ne pouvais voir la blessure que l’autre lui avait infligée et ça, ça, ça m’inquiétait encore plus que tout ce que j’avais vécu jusqu’à alors dans cette cabane infernale. Je le sentis prendre mon poignet, puis me tirer hors de la pièce, puis de la baraque. Il n’eut pas à me tirer bien fort : je courais à ses côtés, ma main ayant glissé pour venir prendre sa main. L’adrénaline était encore présente dans mon sang et je ne sentais pas encore la morsure du froid, heureusement pour moi.

Lorsque nous nous arrêtâmes enfin, j’étais à bout de souffle. Je ne lâchai pas pour autant sa main, restant un moment silencieux avant de me tourner vers lui et observer les dégâts. Sa blessure… Oh mon dieu… J’ouvris de grands yeux et, tout ce que je trouvai à dire, ce fut de l’engueuler raide.

« Espèce d’idiot ! Tu n’aurais pas dû bouger ! Ne refais plus jamais, jamais ça ! Idiot ! »

D’accord, il faut croire que l’adrénaline n’était pas totalement redescendue, de même que mon inquiétude. Bon sang, il s’était tout de même prit un coup de couteau qui m’était destiné ! Il n’aurait jamais dû bouger… Il aurait dû le laisser me blesser, ça m’aurait donné une bonne leçon…

« Ne refais plus jamais ça, Shôta…, fit-je, me passant une main sur les yeux, le cœur commençant seulement maintenant à se calmer. »

Je m’approchai de lui, puis posai une main sur sa blessure, touchant son sang sans aucune gêne ou répulsion. Je pris énormément sur moi pour me calmer.

« On doit t’soigner… Je n’habite pas loin, alors, on pourrait s’y rendre. Seulement, il faudrait simplement trouver le chemin nous ramenant en dehors de cette forêt…, expliquai-je tout en posant mon mouchoir de poche contre sa plaie, appuyant de sorte à ce que l’écoulement sanguin diminue. »

Mon regard presque blanc se posa sur lui et j’attendis docilement sa réponse.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Dim 30 Déc - 22:34

Alors que les jeunes hommes étaient encore planqués dans le placard-garde-robe, un truc du genre, mais plus un placard en fait, Shota agissait par instinct. Enfin, si on pouvait appeler ça comme ça. Tout ce qu’il savait, c’est que Kuro n’avait pas l’air rassuré, alors Shota voulait juste le rassurer, rien de plus. Mais il était tout de même franchement hésitant et mal à l’aise, surtout parce qu’il savait que le garçon à ses côtés n’était absolument pas du genre à se faire protéger de la sorte. Mais ce n’est pas comme si Shota voulait le protéger…. Juste le rassurer quoi… mais même ça, il ne savait même pas si ce serait bien accueillis. Mais au moins, ça lui permettait également de penser à autre chose et de focaliser son esprit ailleurs. Aussi, lorsqu’il se mit entre Kuro et la porte, laissant ses doigts errer sur son bras, et qu’il entendit la voix de son partenaire de... de…. Dangerosité… prendre la parole, visiblement surpris, Shota se mordilla les lèvres et lui dit, encore une fois sans le regarder.

« Désolé… je sais que c’est pas ton genre d’être rassuré mais bon… t’avais pas l’air très serein donc j’ai tenté d’y remédier… »

Dit-il en haussant les épaules, retirant ensuite ses doigts pour se concentrer sur les bruits de pas qui se rapprochaient. Il sursauta légèrement lorsque Kuro se cogna, et ensuite tout s’enchaîna et ils n’eurent pas le temps de dire ouf, qu’ils se retrouvèrent sur le sol, violement extraits de leur cachette. L’esprit de Shota tourbillonnait. Franchement, quel cruel manque de chance, fallait qu’ils soient tombés dans le repaire d’un chasseur ivrogne et violent. Il aurait encore préféré le grand méchant loup tien. Tsss. Il avait bien vue, au fur et à mesure des bruits qu’on entendait, que son compagnon d’infortune semblait défaillir. Il espérait qu’il ne se fasse pas mal pendant la chute, même si en fait ce n’était pas un fragile petit agneau, loin de là, mais dans pareille situation, même si on était le plus gros des durs, ça arrivait d’avoir peur et dans ces moments-là, on aimait pouvoir se reposer sur quelqu’un non ? Ou alors Shota devait peut-être sérieusement aller réviser ses règles de savoir-vivre social et arrêter de s’inquiéter pour les autres, ouais, c’était aussi une option.

C’est le couteau qui venait vers eux qui coupa court à ses pensées, qui l’arracha à sa torpeur. Heureusement, sa non-peur de mourir lui permis de garder les idées claires et froides. Le chasseur ne voulait plus d’eux dans sa cabane ? Très bien, mais qu’il les laisse déguerpir alors, connard ! Il s’empressa donc d’aller prendre le poignet de son compagnon d’infortune qui semblait attendre la mort, résigné, et il le tira avec lui pour sortir de cette cabane de l’enfer, ne faisant pas attention à la douleur de la lacération à son épaule. Tant qu’ils étaient en vie, c’était le principal en fait. Enfin… lui il s’en fichait un peu mais bon. C’était le principal quand même. Même la voix de Kuro, encore tremblante, ne l’avait même pas effleuré. Shot a pensait juste à sortir de la cabane avec lui, rien d’autre. Il n’aimait absolument pas avoir le rôle de… de quoi déjà… de « sauveur » si on pouvait dire ça comme ça… donc il espérait juste que ce sujet de conversation ne viendrait pas une fois qu’ils seraient à l’extérieur, et qu’il ne se ferait pas engueuler d’avoir pris la liberté de le sortir de là.

Lorsqu’ils furent enfin assez loin de la cabane, Shota s’arrêtera avec Kuro, laissant sa main à ce dernier qui ne semblait pas vouloir la lâcher. Il se plia en deux, sa main libre posée sur son genou, fermant les yeux pour tenter de reprendre son souffle. Shota n’avait jamais été un grand sportif, alors une telle course, même avec l’adrénaline… ça pouvait le tuer sur place. Il ne rouvrit les yeux que lorsque l’engueulade débuta. Il glissa ses prunelles vertes vers son interlocuteur, subissant ses cris sans sourciller, après tout il le méritait, mais pas pour les mêmes raisons que celles avancées par Kurogane. Le jeune homme se laissa choir sur l’herbe froide, décidant que la position assise était la meilleure pour lui, la plus reposante, puis il soupira doucement en levant les mains pour s’excuser.

« Désolé… je t’avoue que j’ai hésité parce que, comme je t’ai dit, t’es pas du genre à vouloir te faire protéger… mais j’avoue que sur le coup je n’ai pas réfléchit et j’ai agis…. »

Et il n’allait certainement pas verser dans le mélodramatique en lui disant que Shota s’était aussi dit que Kuro aurait peut-être quelqu’un qui pleurerait sa mort, alors que lui on s’en fichait. Non non, inutile de jouer le pauvre petit garçon abandonné, il avait horreur de ça. Il choisit plutôt d’essayer de donner une petite note d’humour à la situation.

« Je préfère que cette situation ne se présente plus, ce sera plus facile »

Cependant, il fut surpris de voir Kuro s’approcher pour regarder la blessure et sortir son mouchoir pour l’appuyer dessus, argumentant qu’il faudrait la soigner. Il ne tressaillit pas lors de l’appuie sur sa blessure, il avait l’habitude, puis il pesa le pour et le contre. D’un côté, il s’en fichait totalement que ça s’infecte et qu’il en crève… et d’un autre côté c’est une chose qu’il ne voulait pas avouer à Kuro, justement parce qu’il ne voulait pas verser dans l’idiotie. Parce qu’il savait que c’était idiot. Alors il haussa tout simplement les épaules en disant.

« Je n’ai pas envie d’imposer mon odeur chez toi. Ou de salir… d’ailleurs tu vas salir ton mouchoir, le sang ne part pas au lavage…. La blessure se refermera toute seule »

Comme les autres. Par contre, il se redressa en glissant son regard autour de lui, à la recherche d’un élément qui pourrait lui indiquer l’endroit où il se trouvait. Mais rien, quedalle… en journée il aurait pu le faire peut-être, mais lorsqu’il faisait noir…. Impossible. Il soupira juste doucement et alla s’appuyer contre un arbre.

« Je pense pouvoir retrouver l’entrée de la forêt, mais en pleine nuit c’est impossible, sauf si on cherche à l’aveuglette. Mais dans ce cas-là, soit on s’enfonce encore plus dans la forêt, ce qui serait probable, soit on y arrive et ce serait un véritable coup de chance…. Donc je pense que le plus prudent serait de dormir et d’attendre le matin… »

Mais ça ne restait que son humble avis évidemment. Il tourna son regard vers Kuro, attendant sa décision, remettant ses cheveux en place par réflexe, il n’aimait pas les avoir ébouriffés. Il reposa son attention sur son compagnon d’égarement, ajoutant.

« On fera comme tu voudras »

Après tout, il lui avait déjà suffisamment imposé ses choix.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Lun 31 Déc - 20:13

Une fois que nous fûmes à l’extérieur, courant comme des malades ayant le diable à leur trousse, ma main dans la sienne, j’oubliai que celui qui était près de moi était loin d’être ce qu’on pouvait appeler un ami. Enfin, avant tout ça, c’est ce que j’aurais dit, mais maintenant… Je ne sais pas. Je n’ai jamais eu d’ami. Je ne sais pas ce que ça mange en hiver, ni l’utilité que cela à dans la vie de quelqu’un. Tout ce que je sais, c’est que lorsqu’on les perd, ça fait mal. Et je n’aime pas avoir mal. Donc, conclusion : je ne veux pas avoir d’ami. Ça peut sembler un peu extrême comme réaction, mais c’est comme ça, point final. Pas question que je me lie à quelqu’un et que je montre mes faiblesses. Ah, ça, non !

Je le laissai glisser sur le sol, ne lâchant pas sa main. Peu importe ce qui arrivait ou arriverait pour ce moment, je n’avais aucunement l’intention de le lâcher. Quelques résidus de la peur qui m’avait habitée subsistaient encore un peu. Chose normale, après tout. Moi, j’avais eu peur. Je l’admet sans aucune cérémonie. J’ai eu très peur même. Je ne veux pas mourir. Même si je n’ai à faire dans ce monde, rien à leur apporter de spécial, j’aime ma vie. C’est pas la meilleure, mais je sais que ce n’est pas la pire.

Par contre, pour ce qui est de mon compagnon de route… Je ne crois pas qu’il craint la mort. Je ne dis pas ça au hasard : il n’avait pratiquement pas réagit lorsque le couteau s’est élevé contre nous. Il avait resté de marbre et froid : il avait réagit rapidement, les pensées claires. Il n’avait pas eu peur. Donc, s’il n’a pas peur de la mort, c’est que… que… sa mort ne l’importe pas… ? Je rangeai cette information à quelque part dans mon cerveau, puis me concentrai sur lui.

Je grognai simplement en réponse à sa propre réponse à mon discours , hochant la tête. Agir sans réfléchir, hein ? Bon, il vrai que, sans lui, je me demande ce qui m’aurait arriver… J’y s’rais peut-être resté, qui sait ? Après tout, me connaissant, il y aurait deux issues possibles : ou je n’aurais pas réagis et ma peur aurait excité sa colère, ou je lui aurais sauté à la gorge et… ça aurait aussi excité sa colère. Bref, dans les deux cas, j’tais mort.

« Mouais… N’empêche que tu auras pu être beaucoup plus blessé que ça… Si toi tu t’en fiches d’y laisser la vie, eh bien, pas moi ! Je n’ai pas envie de dormir à côté d’un cadavre ce soir… Ni d’avoir ta mort sur ma conscience : je vais faire assez de cauchemars comme ça ce soir…»

Après cela, j’étais allé m’occuper –si on peut dire ça comme ça- de sa plaie en tentant d’arrêter le sang et, d’une certaine manière, faire en sorte que ça ne s’infecte pas. Je lui fis part de mon point de vue, ma concentration toujours tournée vers son épaule. En entendant sa réponse, je grognai fortement, l’observant se redresser en lâchant ma main.

« Idiot… Je me fiches bien de l’odeur ou que tu salisses. Quand au sang, j’y suis habitué. D’ailleurs, si tu regardais plus attentivement mon mouchoir, tu verrais qu’il est déjà tâché de mon sang…»

Je le suivi du regard alors qu’il allait s’appuyer contre un arbre, commençant doucement à ressentir la morsure glaciale du froid. Je ne tiendrais pas longtemps ici, je pouvais le garantir.

Je commençais déjà à frissonné… Tout en soupirant, je me mis à faire les cents pas, tournant en rond. Ainsi, je me réchaufferais au moins un peu… Bonne chose, donc. Alors qu’il m’expliquait qu’on ne pouvait partir d’ici, j’avais une drôle d’impression qui m’empoignai le cœur. Comme si j’avais oublié quelque chose… Quelque chose d’important…

Inutile de dire que je fus extrêmement étonné en entendant a dernière parole. Ce n’est pas tant la phrase qui m’étonna, mais plutôt le pronom utilisé… Il avait dit ‘’On’’ fera comme je le voulais… Donc, il n’avait pas l’intention de me quitter tout de suite. Je ne sais pas pourquoi, mais en ce moment, j’avais l’impression de former une équipe avec lui. Un espèce de duo d’aventuriers… Un drôle de duo, mais bref…

« Hmm, j’t’fais confiance pour ça… Si on doit rester ici, selon toi, alors on va rester ici… Je soupirai, puis fit plus pour moi que pour lui : j’espère que la nuit va passer rapidement, je gèle…»

Tout en allant m’asseoir à ses côtés, sursautant en sentant le froid sous mes fesses, j’observai droit devant moi, mon épaule frôlant sa jambe. Avec tout ce qui s’était passé jusqu’à maintenant, je préférais m’assurer qu’il n’était pas trop loin de moi. Et puis, sans vouloir être rabat-joie, même si on a écarté le chasseur, cela ne veux pas dire pour autant que tout danger est hors de notre chemin. Loups, ours, hypothermie, brigands…

Je soupirai tout en me reposant un peu plus contre lui. C’est qu’il était quand même chaud, le bougre ! Je fermai les yeux, me concentrant sur certaines paroles de mes chansons. Ainsi, je me détendrais plus facilement. La musique m’a toujours calmé. Ce n’est pas aujourd’hui que ça va changer ! Hmm… Mon IPod… J’en avais besoin. Comme une drogue, j’en étais totalement dépendant. La seule idée de ne plus l’avoir auprès de moi me provoquait des frissons… Hey, au fait, il était où celui-là ? Je plongeai ma main dans la poche de mon pantalon, à la recherche de mon engin électronique. Et c’est là que les fils se connectèrent.

Mon IPod était dans mon chandail. Mon chandail était dans mon sac. Mon sac était dans la cabane.

« Oh non… Oh non ! Je l’ai oublié dans la cabane ! Mon IPod ! , fis-je en me relevant d’un bond et entamant les cent pas. Merde, merde… ! »

Pas le choix, peu importe la menace qu’il y avait là-bas, je devais aller le chercher. Sans lui, j’étais un homme mort. Mes yeux s’ancrèrent dans ceux de l’autre homme alors que ma détermination poussait dans un recoin sombre ma peur précédente. Je devais y aller. Peu importe le moyen. Si j’attendais, les chances que le retrouve se réduiraient considérablement.

« Je dois aller le chercher… Peu importe ce qui m’en coûtera… »

Même ma vie, s’il le fallait. Je l’observai, hésitant sur la démarche à suivre. Bien que j’aimerais qu’il m’accompagne, ma conscience me disait que c’était une mauvaise idée : je ne pouvais l’embarquer une nouvelle fois dans un danger aussi grand… Ce serait purement égoïste et idiot de ma part. Mais, si j’y allais seul… les chances pour que je revienne était encore plus mince que celles de retrouver mon IPod !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mar 1 Jan - 5:15

Tant que le jeune homme face à lui ne lâchait pas sa main, Shota la lui laissait. Si ça pouvait la rassurer, alors ce n’est pas une étreinte sur sa main qui allait le déranger. Il était juste surpris de voir que l’autre semblait… encore avoir un peu peur, ce qui était normal, mais qu’il s’était peut-être inquiété pour lui ? Non que ça le dérangeait, mais ça faisait un bon moment que personne ne s’était plus inquiété pour le sdf… alors il avait un peu de mal à le croire… ou il n’avait peut-être pas envie de le croire, parce qu’une personne s’inquiète pour vous un jour et le lendemain elle s’en fiche ? C’est toujours une possibilité, et Shota préférait ne pas devoir affronter la déception de voir une personne s’éloigner de lui. Mais bon, n’empêche, alors pourquoi il laissait Kuro garder sa main ? Tsss… il était peut-être bipolaire… enfin soit. Face à la réponse de son compagnon de… survie, à présent, Shota se glissa une main dans ses mèches blanches, penchant légèrement la tête sur le côté alors que Kuro observait et soignait comme il pouvait la blessure du blessé. Il répondit.

« T’inquiète pas… si j’dois mourir j’irais plus loin alors. «

Dit-il en lâchant un léger rire alors. Il préférait essayer de mettre un peu d’humour. Mais de toute façon, il ne pensait pas que cette blessure le tuerait. Ou peut-être que si… il n’en savait trop rien en fait.

« Pour ce qui est de ta conscience, elle n’a rien à se reprocher. J’ai agis par moi-même, alors rien n’est ta faute. L’imbécile ici c’est moi. Et si tu veux pas que je meurs, je m’arrangerais pour ne pas t’offrir la vision de mon cadavre »

Enfin, ce n’est pas comme si c’était quelque chose qu’il pouvait contrôler, mais il pouvait toujours le dire, ça ne coutait rien. Ecoutant ensuite sa réponse à ma remarque sur le fait de salir, il hocha tout simplement la tête, montrant par-là que c’était d’accord et qu’il viendrait donc chez lui, pour se soigner. Mais il ne comptait pas s’incruster, on prenait malheureusement vite goût au fait d’avoir un toit au-dessus de la tête. Il observa le jeune homme faire des allers et retours, tout en lui expliquant qu’ils ne réussiraient certainement pas à sortir de la forêt, enfin du moins pas de nuit, quand on n’y voyait rien du tout. Entendant sa remarque sur le froid qu’il faisait, Shota fronça ses sourcils.

Si tu as un briquet ou des allumettes, je peux toujours nous allumer un feu… ça éloignera les bêtes sauvages… mais on ne sait jamais que le chasseur passe dans les parages…. Hmmmm…. Sinon, j’sais pas trop comment on pourrait avoir chaud…. »

Bah, il y avait bien la chaleur corporelle, dormir l’un contre l’autre, mais Shota ignorait ça. Bah oui, dormir contre quelqu’un s’était pas dans ses habitude, il avait toujours dormi seul, même dans le froid, donc il n’avait jamais fait le rapprochement que dormir contre quelqu’un portait chaud, il n’en avait jamais fait l’expérience. Il laissa Kuro s’appuyer contre lui. Shota avait la tête levée vers le ciel et il observait distraitement les étoiles qui tapissaient l’immensité bleu-nuit. Il sursauta cependant au brusque mouvement de son compagnon de route, reposant son regard sur lui, sourcils froncés, l’air de demander ce qui se passait. Il ne dit rien, continuant de l’observer dans les yeux, captant pratiquement les pensées qui lui passaient par la tête. La détermination de retourner chercher ipod, mais aussi l’hésitation, et un reste de peur peut-être ? L’sdf ne savait pas trop. Il réfléchit quelques instants avant de se redresser, s’approchant de Kuro pour venir poser une main sur son épaule, cherchant bien les mots pour le convaincre.

« Je vais all te le chercher… j’ai bien retenu où tout se trouvait dans la cabane, je saurais me repérer, même dans le noir, pour aller chercher ton sac. J’suis habitué à évoluer dans le noir, comme dans la rue. Et puis, vaut mieux y aller seul, à deux on risque de faire plus de bruit qu’une personne seule. Et j’ai l’habitude de me faufiler discrètement quelques part pour voler de la nourriture habituellement, donc bon…. Ça devrait pouvoir le faire, avec un peu de chance il cuve son alcool. »

Dit-il en laissant échapper un léger rire.

« Et t’inquiète pas, j’compte revenir… ne serait-ce que pour te rapporter ton mouchoir, donc tu peux être sûr que je reviendrais, d’accord ? »

Il était pratiquement sûr que Kuro n’apprécierait pas d’être seul mais bon. Le sdf était plus qualifié pour s’introduire en douce. Il tourna donc des talons, se remémorant le chemin pour retourner à la cabane. Même s’il avait couru, il avait bien observé les alentours puisqu’il avait les idées claires. Il se mit alors en route, marchant jusqu’à la cabane, ce qui lui pris une bonne quinzaine de minutes. Tout était plongé dans le noir. Le jeune homme s’approcha d’une fenêtre dépourvue de carreau qu’il avait repérée lorsqu’ils étaient à l’intérieur. Il décida d’enlever ses chaussures, pour éviter que le plancher craque plus qu’il ne le faisait déjà. Il pénétra alors silencieusement par la fenêtre, sans un bruit, attentif à ce que lui pourrait entendre de l’intérieur. Ses yeux s’habituèrent progressivement à l’obscurité, et il avança sans bruit à l’intérieur, essayant de repérer où pouvait se trouver le sac du jeune homme. Il entendait du bruit à l’étage, ce qui voulait dire que l’ivrogne était encore en haut, tant mieux.

Il se dirigea finalement vers le salon, grimaçant lorsque des débris de verres vinrent se loger à la plante de ses pieds. Il sourit en découvrant le sac qu’il prit rapidement. Inutile de risquer sa vie plus longtemps, il se dépêcha de se diriger vers la porte d’entrée qu’il ouvrit à la volée. Un grognement et une fenêtre s’ouvrit à l’étage, alors que le sdf se mettait à courir pour s’éloigner de la cabane. Un coup de feu retentit alors que le chasseur lançait des injures inutiles, mais bourré comme il était, il ne risquait pas de toucher Shota. Ce dernier, courant, mis moins de temps à rentrer qu’il n’avait prit pour partir. Il sourit en retrouvant l’endroit où il avait laissé son compagnon d’infortune, et il vint lui rendre son sac.

« J’ai vérifié, tout est à l’intérieur, je ne pense même pas que le chasseur l’ait vue. »

Il retourna s’asseoir au pied de l’arbre, laissant son regard glisser autour de lui, restait le soucis de la chaleur à régler, sinon ils allaient crever de froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mar 1 Jan - 9:29

Mon grognement ne se fit pas prier pour se faire entendre. Même si sa réponse me rendait quelque peu mal à l’aise, je devais avouer que la touche d’humour qu’il ajouta me détendit. Mourir plus loin, hum ? Je secouai la tête en me massant la nuque. Je ne le laisserais certainement pas partir loin de moi, peu importe la raison. Il fait froid et le danger rôde. Rester seul serait une grosse bêtise. À deux, on peut beaucoup mieux se défendre : on peut couvrir plus de terrain. Tandis qu’à un, notre dos reste toujours le point le plus vulnérable. On ne peut voir derrière nous… Donc, l’ennemi est libre d’attaquer par là. Ça fait un bel effet de surprise... Cependant, c’est un acte totalement déloyal. Mais bon, qui s’en soucie, hein ?

J’écoutai la suite, enregistrant l’information. Pas ma faute, n’est-ce pas ? Était-ce ce qu’il tentait de me dire ? Hm, au moins, il m’avait dit qu’il ne m’offrirait pas la vision de son cadavre… Cela voulait donc dire qu’il tenterait de rester en vie, c’est bien ça ? Je l’espérais. Je l’espérais très sincèrement. Je ne veux pas finir ici isolé du monde. Shôta est ma seule chance de sortir d’ici. Ma seule chance… de survie. C’est idiot de dire ça comme ça, mais c’est la vérité.

«Ne meurs pas…, fit-je doucement. Car si tu meurs, je serai seul. »

Pure vérité. Que la vérité. S’il part, je vais être seul. Et je ne veux pas être seul. J’ai besoin de lui. Son calme froid et sa façon placide de vois les choses est rassurant. Avec lui, c’est comme s’il y avait une solution à tout, qu’il n’y aurait pas de problème, tout peut se régler… C’est l’image qu’il me projette, en fait. Pour une raison x… j’ai l’impression d’être un gosse à ses côtés. Le problème, c’est que je ne sais pas encore si c’est une bonne ou une mauvais chose… Bien sûr, habituellement, je déteste me faire donner des ordres ou être prit pour un enfant. Or, en ce moment, je dois dire que d’avoir quelqu’un sur qui se reposer est réellement plaisant…

À ma remarque sur le froid, je frissonnai inconsciemment. Réflexe, probablement. Il faisait extrêmement froid… Ce n’était pas pour rien qu’au début je n’avais pas voulu quitter la cabane ! Maintenant, on risquait l’hypothermie à coup sûr. Si on ne trouvait aucun moyen de se réchauffer… On était foutu. J’avais bien mon briquet avec moi, mais, je l’avais vidé avant de venir ici. Impossible donc de l’utiliser. Tout en écoutant les réflexions du jeune homme, je me mis à réfléchir : qu’est-ce qui pouvait nous réchauffer ? J’avais déjà écouter des films de survie –jamais totalement, par contre- , mais… Bon, il y avait la peau d’animal mort. Un mur de neige autours de nous. Ensuite… Se coller contre un corps chaud… Oui, se coller contre un corps chaud ! Voilà la solution !

La chaleur du jeune homme contre moi me rappela quelque chose que j’avais entendu il y a très longtemps : l’échange de chaleur corporelle. Peut-être si on se collait… Oh, mais à quoi je pense là ? Mon compagnon de route n’est pas n’importe qui ! C’est Shôta ! Je ne peux pas me coller ainsi contre lui, ça ne se fait tout simplement pas ! Et puis, dormir contre quelqu’un… l’idée de me révolte. Je n’ai jamais fait ça : j’aime avoir mon espace vital.

La suite se déroula ainsi : je me levai, fis les cents pas, puis fit part de mes préoccupations à l’autre jeune homme. Il se leva après un moment pour venir poser sa main sur mon épaule et je sursautai tout en m’arrêtant, l’observant dans les yeux. Je me demandais sincèrement ce qu’il allait me sortir.

« T’es pas sérieux là ? Si ? Non… C’est… Tu… C’est pas à toi de…»

J’étais réellement abasourdi, c’est le cas de le dire ! Il n’était tout de même pas sérieux ? J’en revenais tout simplement pas : ce n’était pas à lui du tout d’y aller ! Qu’il veuille m’accompagner ne m’aurait pas étonné. Mais qu’il veuille y aller seul… Me laissant ici… Ça non ! Je ne pouvais me résoudre à le laisser aller risquer sa vie pour un objet qui m’appartenait. Professionnel ou pas. Et puis… S’il ne revenait tout simplement pas ? Si je finissais seul ici ? Hors de question !

« T’as intérêt à revenir rapidement…, lui répondis-je en réponse à sa promesse.»

Je le regardai partir jusqu’à ce que je ne vis plus, inquiet et anxieux. La peur de ne pas le voir revenir mon tiraillait jusqu’au plus profond de mes entrailles. Ou même… S’il revenait démembrer ? Mon dieu, je devais me taire sinon… Tout en soupirant, j’allais me recroquevillé sur moi-même, posant mon front contre mes poignets. Je me sens mal et… étourdis… Ça doit encore être l’adrénaline… Ou peut-être le manque ? Je ne sais pas… mais… je suis épuisé. Avec la course qu’on s’est tapé et la peur que j’ai eu… Ma fatigue est bien naturel.

Tout en me serrant un peu plus contre moi-même, j’observai un peu partout, cherchant quelque chose pour faire du feu. Ma main glissa sur quelques bouts de bois à mes côtés et je lâchai un grognement : humide. Impossible d’allumer quelque chose avec ce truc ! Je le lançai de toutes mes forces à l’opposé de moi, rageant. J’allais finir en bloc de glace avant même que je m’en rende compte ! Ou… je m’endormirai et je ne me réveillerai jamais. Au choix.

Mes pieds et mes doigts étaient complètement gelés : tout mon corps s’engourdissait rapidement. Je ne sentais même plus mes jambes. À ce rythme là, mon sang serait gelé bien avant que l’autre arrive. Mes lèvres devaient bien avoir bleuies… Seul les bruits de pas du jeune homme qui revenait dans les parages me tint éveillé. Je levai le regard vers lui, prenant mon sac qu’il me donna. J’eu un léger sourire en coin en entendant le fait qu’il est vérifié si tout était à l’intérieur. C’était… gentil.

« M-merci… Sh-Shôta… »

Ma main glissa lentement vers lui, puis je pris sa paume chaude dans la mienne, glaciale. Je sentais mes paupières retombées d’elles-mêmes et luttai : or, la lutte s’avérait extrêmement difficile lorsque notre ennemi semblait si doux, si chaud, si tentant… et surtout, si prometteur de doux songes…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mar 1 Jan - 10:03

Sa décision était prise de toute façon, c’est lui qui irait chercher le sac de Kurogane. Pourquoi est-ce qu’il faisait tout ça ? Il n’en savait rien du tout pour tout avouer… juste que… bah, l’instinct de protection qu’il ressentait vis-à-vis de son compagnon d’infortune, l’aidait à tenir et à avancer on va dire. S’il avait été seul dans cette forêt, face au chasseur, nul doute qu’il l’aurait laissé le tuer sans sourciller. Ça ne l’aurait pas dérangé. Mais là, ce n’était pas pareil. Bien qu’il sache que Kuro était très loin d’être une demoiselle en détresse, il constatait juste quand ce moment, il avait besoin de lui. Quand ils seraient sortis de la forêt, ce ne serait plus le cas… alors tant qu’ils seraient bloqués dans cette forêt, Shota allait veiller sur lui. C’est certainement ce qui l’aiderait à ne pas se laisser aller à la mort, mais il valait mieux que son interlocuteur ne le sache pas, où il l’aurait certainement écorché vif.

« T’inquiète, je reviendrais… je t’ai dit que je te laisserais pas ici. J’te sortirais de cette forêt et ensuite tu pourras reprendre ta vie normalement »

C’est ensuite que le sdf s’en était allé jusqu’à la cabane du chasseur pour reprendre le bien de son compagnon d’infortune. Le froid était vif, il espérait que tout irait bien pour Kuro, qu’il penserait à marcher pour se réchauffer, faire un peu d’exercices. Pour Shota ça allait, le fait de marcher, d’être sur ses gardes, l’adrénaline… ça tenait chaud. Surtout quand il s’est mis à courir pour s’éloigner de la cabane. Il avait juste fait un bref détour pour aller remettre ses chaussures histoire de ne pas y perdre ses doigts de pieds. Ces derniers étaient en sang dans les chaussures, mais au moins ils étaient presque au chaud, faut dire que ses chaussures s’étaient pas du luxe, il les avait trouvées dans une poubelle dans le parc. Il se démerdait comme il pouvait le sdf.

Avec le sac, il revint donc à l’endroit où il avait laissé Kurogane. Il lui donna son sac et fronça ses sourcils en voyant l’état dans lequel il était, surtout quand il lui prit la main. Directement, Shota s’approcha de lui, passant ses doigts sur le corps du garçon pour en sentir la chaleur. Il était glacé. Jurant comme un charretier, le sdf commença à lui frotter le corps en se demandant ce qu’il allait bien pouvoir faire. La chaleur corporelle… putain, oui, c’était une possibilité, même s’il l’en avait jamais expérimenté encore. Hmmm…heu… comment faire… surtout sans que Kuro lui casse la gueule, au passage. Il se mordilla les lèvres avant de passer sa main sur le front de son compagnon d’infortune, lui donnant un légère claque pour lui faire rouvrir les yeux.

« Hey, je t’ai écouté et je suis revenu, d’accord ? Alors c’est à ton tour de m’écouter. Je t’interdis de dormir tu as pigé ? J’sais pas moi… parle-moi d’un truc pour t’occuper l’esprit. En attendant… hum… tu me laisses faire, et je m’excuse pour ce que je vais faire…. »

Il était clairement mal à l’aise, mais il ne voyait rien d’autre pour réchauffer le garçon. Il lui enleva son haut qui devait être trop froid à son avis, et Shota enleva également le sien, qui était chaud grâce à sa chaleur corporelle. Il l’enfile à Kuro convenablement pour que sa chaleur lui touche bien la peau, pour le réchauffer. Ensuite, se rappelant que Kuro avait un pull dans son sac, il lui prit et lui enfila également. Le pull garderait la chaleur du haut que Shota venait de lui mettre, et le garderait au chaud plus longtemps. Shota, histoire de ne pas crever de froid non plus, enfila le haut froid de Kuro. Ensuite, il le coucha doucement sur le sol, hésitant encore visiblement, puis il se coucha à ses côtés. Dormir avec quelqu’un… rien qu’être couché aux côtés de quelqu’un, ça lui faisait bizarre. Mais bon, ce serait certainement le meilleur moyen de le réchauffer. Il se mordillant les lèvres, un peu récalcitrant parce que ce n’était pas quelque chose qu’il aimait faire, mais il passa ses bras autour du corps de Kuro pour l’attirer contre son torse, et il referma bien ses bras autour de lui pour le garder dans son étreinte de chaleur. Il espérait que ça irait mieux. Il mit les mains de Kuro à hauteur de ses lèvres avant de se mettre à souffler doucement dessus, de l’air chaud, tout en lui expliquant.

« T’inquiètes, j’ai aucune idée bizarre hein… j’ai franchement pas l’habitude de ça… mais tu devrais te réchauffer ainsi… et je t’interdis toujours de crever, ça vaut pour un comme pour l’autre, pigé ? »

Quoique lui aurait bien piqué un petit somme aussi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mar 1 Jan - 15:13

J’étais encore recroquevillé sur moi-même lorsque l’autre jeune homme arriva, mon sac dans sa main. Je ne lui avais jeté qu’un coup d’œil furtif avant de retourner à la contemplation de mes pieds. Bouger me donnait froid, bien que techniquement se serait supposer être le contraire. Donc, me renfermer ainsi sur moi et mon arrêt de mouvement étaient bien normal : je tentais de garder le plus possible ma chaleur . Or, c’était chose pas mal difficile par un temps aussi frisquet. De plus, mon corps commençait tout doucement à me largué. La fatigue tissait une toile autours de mon esprit : je me sentais sombrer. Seul sa main dans la mienne me permettait à me raccrocher à la réalité.

Même en le voyant avancer vers moi je ne réagis pas. Lever la tête aurait provoqué de désagréables frissons et je préférais rester dans mon petit cocon de chaleur imaginaire. J’avais les yeux plissés, observant le jeune homme comme un extra-terrestre, me demandant bien ce qu’il faisait. J’émis un très faible grognement en sentant sa main sur moi, celle-ci brûlant l’endroit qu’elle avait touché. Or, je ne pus m’empêcher de trouver ce contact extrêmement bon. Je ne suis pas masochiste, seulement, un peu de chaleur ne pouvait faire de mal…

J’ouvris à peine un peu plus les yeux en entendant ses jurons, trop sonné pour me concentré sur la cause de son irritation. Cause qui était peut-être moi-même ? Oh, peu importe… Je refermai les yeux au même moment qu’il commença à me frictionner, tentant sans doute de me réchauffer. Ah là là… Tout ce qu’il avait fait pour moi celui-là… Malgré ce qu’il peut en dire, je sais qu’il est quelqu’un de bien. Vraiment… bien…

Mes paupières se levèrent difficilement en sentant la légère claque et ses paroles. Oui, tu es revenu. Comme tu me l’avais promis. Je dois t’écouter maintenant ? Tu ne veux pas que je… que je dorme, c’est bien ça ? Mais que veux-tu que je te dise ? Moi et les relations humaines, ça fait deux. Je n’ai jamais réussi à entretenir une conversation normal avec quelqu’un. Alors te parler… Hee, minute bonhomme ! De quoi ‘’te laisser faire’’ ? Et t’excuser de quoi ?

« Que… Mais… Qu’est-ce que tu fais… Shôta…, demandais-je faiblement en le laissant m’enlever mon haut. Ne t’inquiète pas… Les loups hurlent la nuit, tu te souviens ? Et je suis un grand méchant loup…, fit-je en souriant légèrement. Je n’ai pas l’intention de m’endormir de si tôt… »

Que… ? Oh, je vois. Il avait échangé nos deux chandails, me donnant par la même occasion sa chaleur alors que lui, il prenait ma froideur. Je me laissai faire comme une poupée, de même lorsqu’il me fit enfiler mon pull. Je grognai un peu, plus pour le style que pour autre chose, ne voulant pas sembler me laisser faire aussi facilement. Après tout, se laisser toucher ainsi par un étranger… Même si cet étranger se nomme Shôta… C’est assez étrange. En fait, le plus étrange, c’était de le voir avec mon vêtement. Or, en ce moment, aucune pensée crocher ne traversa mon esprit : mais lui était gelé…

Tout en me laissant bien docilement couché, je gardai mon regard fixé sur lui, ne le lâchant pas une seule seconde. Il lui était en ce moment si facile de lever la main sur moi… J’étais vulnérable et incapable de riposter. Il pourrait me tuer, abuser, faire n’importe quoi en somme. Mais… Je sais qu’il ne le fera pas. Je le sais. Il n‘est pas comme ça. C’est peut-être pour ça que, lorsqu’il m’attira contre son torse et m’encerclai de ses bras, je ne réagis pas de la façon que j’aurais imaginé… ?

Mon visage trouva sa place au creux de son cou, respirant doucement, me fichant carrément de son odeur. Seul sa chaleur importait.

« J’te crois, t’inquiète… Dans le cas contraire, tu en aurais eu suffisamment la chance…. Puis… Tant que tu ne mourras pas, je n’ai pas l’intention d’y rester non plus… Je te promet de rester en vie si… si toi aussi, tu restes en vie… C’est un bon pacte, hmm ? »

Nos visages étaient extrêmement près et seul nos mains nous séparaient. Je le regardai dans les yeux, tentant de cerner dans son regard si, lui aussi, était en proie au froid. Le bougre n’avait que mon chandail pour se tenir au chaud ! Je lâchai doucement ses mains pour venir les passer dans son dos, le serrant à mon tour contre moi. Mes frissons s’étaient espacés jusqu’à disparaître, me réchauffant rapidement contre son torse brûlant. Je dois être comme ces bestioles qui recherche la lumière… Sauf que moi, c’est sa chaleur que je recherchais.

« On doit se parler pour ne pas s’endormir… Mais, je ne sais quoi te dire, murmurais-je contre son cou. J’ai plus habitude à dire des conneries qu’autres choses, tu vois…, racontais-je en riant légèrement. Je n’ai rien d’intéressant à te raconter. Je suis gay, drogué, fumeur, voyou et badboy. Un déchet de la société, quoi… »

Je levai mon grand regard clair vers lui, plongeant mes iris glacé dans celles plus sombres de l’autre jeune homme.

« Et toi, Shôta… Qui es-tu ?, demandais-je en l’observant attentivement. »

Ce n’est parce qu’on connaît le nom d’une personne qu’on la connaît. Ah, ça non…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mar 1 Jan - 22:31

Shota était donc actuellement occupé à tenter de réchauffer son compagnon d'infortune. Après l'avoir frictionné, il lui avait donné son haut pour le réchauffer de sa chaleur, et il lui avait enfilé son pull pour que cette chaleur ne parte pas. Il était satisfaiit de voir que Kuro ne réagissait pas. Sûrement trop faible, ou alors trop gelé pour faire quoique ce soit... enfin, ça facilitait la tâche de l'sdf. Et puis il ne comptait pas profiter de sa faiblesse. Pourquoi faire au juste ? Shota n'appréciait pas plus que ça le contact phyique, ou le contact avec les autres. Ouais, derrière sa carapace c'était quelqu'un de gentil.... mais ça n'allait pas plus loin, il n'avait pratiquement jamais été en contact avec une autre personne, d'aussi loin qu'il se souvenait.

Faut dire aussi qu'il avait du mal à ce souvenir de l'enfance heureuse qu'il a eu avec son frère et ses parents... il tentait de les garder en mémoire, de se les remémorer tous les jours... mais ça faisait quelques années. La douleur était toujours là mais.... les sentiments agréables d'être avec eux s'estompaient. Et faisaient de lui, par la même occasion, un coincé du cul niveau social et relationnel. Enfin bon... Lorsque Kurogane lui dit qu'il était un loup et que les loups, la nuit, ça criait, il esquissa un léger sourire tout en poursuivant sa tâche de le réchauffer, entretenant la conversation pour ne pas qu'il s'endorme.

"Il me semble que je ne t'ai pas encore entendu crier à la lune, monsieur le loup..... quoique ce ne serait pas le moment, je pense que le loup nous ferait repérer"

Soit par la chasseur qui viendrait peut-être pour se venger de la seconde intrusion, ou alors par les animaux à l'ouïe fine. Enfin bon. Lorsqu'il attira Kuro contre lui, refermant son étreinte autour de lui, il ne quitta pas son regard, ses prunelles n'ayant aucune difficulté à soutenir celles de son interlocuteur. Ce n'est que lorsqu'il disait des trucs gênant pour lui qu'il détournait automatiquement les yeux. Il glissa ses doigts dans les cheveux de Kuro, un geste inutile mais... c'était un réflexe qu'il avait eu spontanément en ayant son visage contre sa gorge. Peut-être qu'il faisait de même avec son frère avant ? Possible... Il l'écouta prononcer son pacte avec d'avoir un sourire en coin, hochant légèrement la tête.

"Ca m'va... toute façon depuis le temps, la mort ne semble visiblement pas vouloir de moi c'te conne..."

Cette phrase lui avait échappée. Mais c'était tellement vrai.. depuis le temps qu'il dormait au froid dehors, sous la pluie... des gens étaient morts pour moins que ça franchement, mais lui visiblement, n'avait pas le droit à ce repos. Shota fut surpris en sentant les mains froides de Kuro venir dans son dos pour le rapprocher de lui, mais il le laissa faire tra,quillement, lui réchauffant les mains par la même occasion. Il l'écouta ensuite parler, le visage à hauteur de la chevelure de son interlocuteur, tout en fermant doucement les yeux, sans s'endormir, mais c'était relaxant d'avoir les yeux fermés. Mais quand il lui demanda directement, qui il était, le sdf rouvrit les yeux pour fixer son regard dans celui de Kuro, avant de répondre.

"Il n'y a pas grand chose à dire... SDF depuis quatre ans, je commence à oublier ce qu'était ma vie avant... j'avais un frère et des parents. Depuis que j'suis dans la rue, j'vole pour bouffer, j'dors dehors, sur le sol, dans la crasse, sous la pluie... 'fin bref, et je ne me lave pratiquement jamais, je n'en ai pas l'occasion. Donc tu vois, quand tu parles de déchet... cet mot me convient plus qu'à toi..."

Car Shota était un déchet au sens propre du therme, avec son odeur et sa crasse, sérieux. Ses yeux se plongèrent légèrment dans le vague alors que cette brève présentation de lui-même... le découragea. Ouais, il n'était rien en bref, ça avait quelque chose de presque déprimant là-dedans. l revient à la réalité et chercha quelque chose à dire pour alimenter la conversation.

"Mmmhhh.... Tu as de la famille ?"

Fallait commencer par quelque part.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kurogane H. Lightstars
Etudiant
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 16/11/2012

Feuille de personnage
Situation amoureuse: Célibataire enduci.
Relation (Amis, ...): Relation? C'est quoi?
Aime/Déteste: Aime son IPod. Te déteste.

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mer 2 Jan - 17:12

Ah, les loups… Depuis le début, j’avais l’impression que cet animal revenait encore et encore. Bien sûr, ça, c’était de ma faute entièrement. J’avais abordé le sujet et je l’avais ramené, donc tous les honneurs me revenaient. Je ne sais trop pourquoi mon esprit est fixé sur cet animal : est-ce une pensée du moment ou y a-t-il quelque chose de plus profond sous ça ? Voyons… Loup… Fidélité. Loyauté. Chien. Non, ce n’est pas ça. Les loups sont mystérieux… souvent solitaire… Ils hurlent la nuit… Non, je ne vois aucun lien. Sauf peut-être le côté solitaire, mais encore… Hmm… Loup… Dans les contes, c’est un animal mauvais. Vicieux. Là, j’y vois un certain rapport avec moi.

Un nouveau sourire s’étira sur mes lèvres lorsqu’il me dit qu’il ne m’avait pas encore entendu crié à la lune. Crié ? Hurlé, oui, mais crié… Ça avait un tout autre sens dans ma tête ! Oui, il avait raison sur ce point : on devait rester le plus discret possible… Avec les animaux et le chasseur, mieux valait se tenir extrêmement tranquille. Je ne croyais pas réussir à m’échapper cette fois si quelqu’un venait pour nous assassiner. Je crois même que m’échapper à la canne tremblante d’une p’tite vieille me serait impossible. Comme quoi, en ce moment, je me reposais entièrement sur l’autre.

«C’pas la pleine lune… Je ne "crie" qu’à la pleine lune… »

Sa peau était étrangement douce et chaude… Ou peut-être était-ce seulement moi qui était rude et gelé ? Peu importe. J’étais bien contre lui, point final. Étrange à dire : habituellement, je déteste me coller à quelqu’un. Faut croire que lorsqu’on est en danger de mort, nos priorités changent. Normalement, je serais probablement du genre à m’éloigner le plus possible de lui, à dormir à l’extrême opposé. Ça devait aussi être son cas, si je ne m’abuse. Il a du faire une exception pour me sauver la vie… comme c’est charmant.

Alors que j’avais posé mon visage dans son cou, me réchauffant doucement contre sa peau, je sentis sa main glisser dans ma chevelure de neige. Mais que… Je restai un moment stupéfait, littéralement cloué sur place. Qu’est-ce qu’il fichait ?! Bien sûr, le contact était agréable, je ne pouvais dire le contraire, cependant… C’était étrangement familier comme contact. Je ne me souvenais même pas qui était la dernière personne à m’avoir caresser là… Et je dis bien caresser, pas tirer.

Après avoir déclarer faire un pacte avec lui, j’entendis sa réponse qui me… refroidis. C’est le cas de le dire ! Il voulait mourir ? Il était suicidaire ? Mon sang ne fit qu’un tour : je ne comprendrais jamais ce qu’on peut désirer dans la mort… La mort, c’est froid, c’est la fin. Qui voudrait d’une fin ? Ceux qui n’aiment pas le déroulement ? C’est ridicule. Abandonné ainsi… Vraiment ridicule. Moi, je me bat. Même si mon corps venait à pencher vers la mort, mon esprit, lui, se démènerait pour aller dans l’autre sens. Je veux vivre. La vie n’est pas belle. C’est seulement la vie. Et je l’aime ainsi.

« Pourquoi… Pourquoi la mort ne te dérange pas ? Tu n’as rien qui te retienne ici… ? Rien qui ne vaille la peine que tu… que tu te battes pour ? »

J’étais sidéré, mais le cachait pour ne montrer qu’un léger étonnement. S’il me voyait trop surpris, il pourrait penser je ne sais quoi, et ça, c’était à proscrire. Je ne voulais pas qu’il pense que je… Je ne sais pas, que je jouais avec lui ? J’avais jouer avec lui, un peu au début de notre rencontre. Mais là, j’en avais plus du tout envie. Comme j’ai dit plus tôt, je ne m’attaque pas à ceux qui ne veule aucun mal…

Suite à ma présentation et ma question, je croisai son regard, attendant désormais sa réponse à lui et, si possible, une présentation aussi. J’aimerais bien le connaître un peu plus, ce jeune homme de la rue… Il m’intrigue sincèrement. Pas seulement parce qu’il vit à la rue ou parce qu’il me répond avec un certain tact que j’apprécie. Toute sa personnalité est intéressante… Il a ce petit quelque chose chez lui de mystérieux. Je ne sais pas c’est quoi, mais c’est comme ça.

Je l’écoutai attentivement, accroché à ses lèvres. La seule pensée qui me frappa après sa déclaration, ce fut : comment est-il arrivé dans la rue ? Il a dit qu’il avait un frère et des parents… Il les a perdu… Donc, ils sont décédés ? Ils l’ont abandonnés ? Raaaah, ça me turlupine ! Qu’est-ce qu’il peut bien lui être arrivé, à lui ? J’allais encore me perdre dans mes pensées lorsque j’entendis sa question. Avoir de la famille ? Fu fu fu…

« J’ai envoyé mon géniteur en prison. Il va sortir de là d’ici quelques mois, après m’avoir battu moi et ma mère. Sinon, côté mère, elle cherche désespérément l’amour. Elle me surprotège tant qu’elle m’étouffe. Sinon, je suis fils unique. »

Ouais, très bref et très concis comme description. Il n’aimait pas parler de lui, alors… Voilà. Après tout, plus il en disait, plus l’autre pouvait le retourner contre lui. Il ferma les yeux, bercé par la chaleur de son compagnon de route. Il bailla discrètement, se blottissant un peu plus contre lui.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shota Kazuki
Extérieur
avatar

Messages : 83
Date d'inscription : 07/11/2012
Localisation : Dans la Rue
Emploi/loisirs : SDF

Feuille de personnage
Situation amoureuse:
Relation (Amis, ...):
Aime/Déteste:

MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   Mer 2 Jan - 22:16

Toujours allongé contre lui, Shota esquisse un fin sourire quand Kuro lui répond qu'il ne "crit" qu'à la pleine lune. Oui oui, normalement les loups hurlent, mais lui avait dit "crier".... parce que bon... hurler, pour un humain, ça lui semblait un peu trop... comment dire... exagéré. Il ne le voyait pas hurler. Il ne dit rien ensuite, continuant de lui prodiguer sa chaleur, jusqu'à ce que le sujet de... ses idées suicidaires soient abordé. Il aurait vraiment mieux fait de se taire... il n'aimait pas aborder le sujet, c'était sortit tout seul, sans qu'il puisse le contrôler. Il se mordilla légèrement les lèvres, détournant le regard, comme à chaque fois qu'il abordait un sujet qui le gênait. Il vint, par réflexe, se frotter les cheveux tout en réfléchissant à la manière de répondre, encore une fois sans verser dans le dramatique. Finalement, un soupire plus tard et il prit la parole.

"Hum... j'ai lutté au début, quand j'étais dans la rue. J'voulais m'en sortir, vraiment... mais il y a certaines chose qui m'en ont... hum... dissuadé.... au fil du temps, on va dire... j'ai perdu ma combativité. Je n'aime pas trop en parler, ça fait vraiment mélodrame, je n'aime pas trop ça.... disons que dans cette vie, actuellement... il n'y a plus rien qui me retient ici...."

Shota ne faisait pas confiance aux personnes qu'ils rencontraient dans la rue. Après les coups-bas qu'il avait vécus, il ne se fiait à personne. Oh, il se montrait aimable quand il rencontrait des autres perosnnes qu'il ne connaissait pas, mais généralement ça n'allait pas plus loin, il y avait toujours une certaine méfiance. Il resta silencieux par la suite, son regard fixant un point invisible devant lui, sur le tronc à côté duquel ils étaient. Il suivait pensivement le chemin d'un groupe de fourmies qui avançait courageusement sur l'écorce, par le froid. Il revint à la réalité au moment des présentation. Lorqsque Kuro lui parla de son père, Shota fit une légère moue en soupirant, avant de dire, dans un souffle.

"Un parent ne devrait jamais pouvoir abuser de son autorité sur son enfant... il a le rôle de protecteur.... c'est.... triste, qu'un père agisse ainsi..."

Loin de lui l'idée de trouver Kurogane "triste", non... juste ce qu'avait fait son père. Il avait très bien vu dans le regard de Kurogane qu'il n'en avait pas dit assez pour satisfaire sa curiosité sur son histoire. Mhh.... mais la suite n'était pas une chose indispensable à savoir.... mais soit, après tout.... il n'en avait jamais parlé à personne, mais qu'est-ce que ça lui couterait de se livrer un peu à lui ? Peut-être beaucoup, plus tard, il le regretterait.... mais il avisera à ce moment-là. Shota releva une nouvelle fois les yeux vers le ciel, essayant de garder une voix normal, histoire de ne pas paraître encore plus pathétique qu'il avait dû être en parlant de son envie suicidaire.

"Hum... avant... j'avai une famille aimante... mon père, ma mère... et mon frère jumeau. On s'entendait parfaitement, c'était vraiment... le paradis quoi. J'allais en cours avec mon frère, on était toujours ensemble... on avait une vrai relation de jumeau. Pui un jour... mon frère est tombé malade, on avait une sortie scolaire. J'y ai été sans lui, malgré le fait que je voulais rester à ses côtés... il n'a pas voulu me gâcher la sortie. C'est à contre-coeur que j'ai été... et finalement, en rentrant, je n'ai trouvé qu'une maison calcinée et de adultes compatissants qui m'ont pris en pitié en m'annonçant que ma famille était décédée dans l'incendie.... je n'ai même pas pu les revoir...."

Il n'avait pas réussi à garer une voix normale, elle avait vascillée à certains passages de son histoire, alors que les images lui revenaient partiellement en mémoire. Il se mordilla les lèvres avant de poursuivre, quitte à en parler, autant le faire jusqu'au bout.

"Ensuite j'ai été placé dans un foyer... puis encore un autre... puis un autre... et ce fut un peu le défilé. Je ne parlais plus, je ne me liais pas avec eux... donc ils ne me gardaient pas. Et puis un jour j'me suis enfuit de tout ça... c'est comme ça que j'ai atterri dans la rue. Et la vie qui s'y trouve est bien... cruelle... mais c'était mon choix. Je l'assumais au début, puis j'ai déchanté....

Sa voix se faisait plus lointaine, alors qu'il se replongeait dans ses mauvais souvenirs. Son corps s'était tendu, se traits s'étaient durcis.... il baissa finalement la tête, ses mèches de cheveux venant voiler son regard, et il resta ainsi, gardant tout de même Kurogane contre lui, même si son étreinte s'était un peu crispée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Rencontre en forêt [PV Kuro]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Rencontre en forêt [PV Kuro]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» [Bande] Gobelins des forêts
» [HRP] Description de la forêt
» Une petite leçon dans la forêt
» La forêt morvandelle
» [Gobelins des forêts] Les "Bones Basha"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pensionnat Spidia :: ♣ En Dehors de la Ville ♣ :: ♠ La Forêt ♠-