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 Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?

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Kurogane H. Lightstars
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MessageSujet: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Mer 16 Jan - 15:35

Tien, il avait apprécié ma présence cette nuit, à ce que je vois ! ''Mieux que les autres nuits''... Comment ai-je fait pour lui donner une impression de réconfort? Je n'ai pourtant rien fait de différent de d'habitude ! Tout ce que j'ai fait, c'est me coucher sur lui, le tenant serré contre moi. Mais ça, ça avait été dans un but purement médical: je ne voulais pas mourir d'hypothermie et, en plus, éviter de me réveiller aux côtés d'un cadavre entre temps... Bon, ça je ne l'avouerai jamais à voix haute, mais j'appréciais aussi sa compagnie. J'aime lui parler ou tout simplement être à ses côtés. Il est rassurant et, contrairement à tout ceux que j'ai vue jusqu'à aujourd'hui, égal à lui-même tout en se souciant de moi. En fait, je ne sais pas comme dire ça: il me semble facile de rester auprès de lui. Il me donne un peu l'image d'un frère, étonnement. Est-ce ça, l'amitié? Je ne sais pas, moi. J'en n'ai jamais eu. Des amis.

Après l'avoir remercié de nous avoir sortit de là -et bon sang que j'étais content de ne plus être entouré de bouts de bois géants !- et avoir entendu sa réponse, je remarquai que sa fièvre avait augmentée. En si peu de temps...! Il fallait à tout prix que je le soigne. Ou peut-être devrais-je l'apporter directement à l'hôpital? Hm, un mec qui veut la mort n'aimera probablement pas aller dans un tel endroit. Donc, mon appartement était le meilleur endroit pour le moment. Au pire des cas, s'il arrivait que la fièvre ne tombait pas, je le porterai jusqu'à là-bas, qu'il le veuille ou non. Je ne voulais pas qu'il meurt, quoi qu'il en dise. Je l'appréciais, je ne pouvais dire le contraire. Comme l'ami que je n'ai jamais eu, je suppose.

Malgré sa bouderie, me disant que j’étais redevenu autoritaire, il se laissa docilement traîné. Redevenu? J’haussai un sourcil, me demandant ce qu’il voulait dire par là. Il ne me semblait pas avoir été autoritaire auparavant… Obstiné, têtu et impulsif, oui, mais autoritaire, pas deux fois. Or, mon esprit se focalisa beaucoup plus sur le petit surnom qu’il semblait m’avoir attribué. Je lui lançai un coup d’œil par-dessus mon épaule, lui lançant :

«C’est Kurogane… Pas Kune. »

À moins que cela signifie quelque chose? Aucune idée : moi et le japonais, ça faisait deux. Oui, moi aussi je me demande ce que je fais ici, dans une ville japonaise… Disons que je peux le parler sans inconvénient, mais pas tout le temps le comprendre. D’ailleurs, je ne connais rien en matière de politesse ou de coutume. Ce qui m’a causé beaucoup d’ennuis… et m’en causera probablement encore beaucoup. Bon, ce n’est rien d’étonnant. Et… je m’en fiche complètement. Je suis capable de gérer. Or, pour ce qui est de gérer une autre personne… c’est là que ça coince un peu.

Alors que l’on entra dans le bâtiment –je m’assurai bien évidemment de lui tenir la porte et tout le tralala-, je le sentis venir s’appuyer contre moi, sa tête contre mon épaule. Bien sûr, je sursautai à ce geste, ne m’y étant pas du tout préparé. Je passai cependant très rapidement mes bras autours de lui, m’assurant qu’il tenait bien sur ses deux jambes en plus de vérifier sa température.

« Ta température à augmenté…, murmurais-je lentement en observant son visage rougi par la fièvre. Tien toi à moi… Le plus fort possible… Je vais te monter rapidement…»

Alors que j’allais le pousser à avancer, j’entendis sa voix, au creux de mon oreille. Ce qu’il me dit me surprit tant que j’arrêtai tout mouvement, comme paralysé. La fièvre. Ça devait être la fièvre. Pas de doute, c’était elle qui le faisait déparler. Ce n’était pas important. Pas du tout. Mais alors… pourquoi mon cœur s’était-il serré autant?

« Tais-toi, fis-je durement. »

Je le passai son bras sur mes épaules, puis je le pris à la taille, le traînant presque. Il fallu que je me répète encore et encore le fait qu’il était malade et fiévreux pour m’empêcher de l’encastrer dans le mur le plus proche. Évidemment, il n’avait pas conscience de ce qu’il venait de dire. Pas conscience que, ces trois derniers petits mots, on ne les lance pas en l’air, comme ça. Je ne suis pas romantique, ni sentimentalisme. Pas sensible non plus. Cependant, qu’il me dise ça… Alors que je savais que c’était totalement faux et qu’il s’infirmerait probablement lorsqu’il sera rétablis… Me faire mentir de la sorte, non. J’en suis incapable. Là est le problème : pourquoi cela m’irrite-t-il autant qu’il est dit ça, hm? Ce n’est que des mots. Rien de plus que des mots. Et pourtant… pourtant…

Une fois arrivé devant ma porte, je la déverrouillai, puis je l’entrebâillai avant de me tourner vers lui, venant passer un bras sous ses genoux et un autre dans son dos, le prenant ainsi dans mes bras. J’avais très bien sentis qu’il risquait de s’écrouler d’une minute à l’autre, donc je voulais minimiser les dégâts le plus possible. Je lui lançai un regard qui voulait dire en bref qu’il avait intérêt à se laisser faire.

Je me dépêchai à entrer, refermant la porte dans un coup de hanche, puis me dirigeai rapidement vers ma chambre, venant le déposer sur le lit avec une certaine délicatesse. Il était réellement mal au point….

« Je reviens rapidement

Je me redressai après avoir posé ma main sur son front, ayant voulu le rassurer quelque peu. Il fallait désormais m’occuper du reste... Ah, ça n’allait pas être très joli, je le sentais !
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Shota Kazuki
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Mer 16 Jan - 22:16

Le jeune homme n'était plus conscient de grand chose, il n'était plus capable de réfléchir correctement ,de faire attention à ce qui se passait autour de lui. Que Kurogane se rassure, il ne se rappellerait certainement pas du chemin pour se rendre jusqu'à son appartement. Il était trop dans la brume pour mémoriser quoique ce soit. Tout ce sur quoi il se concentrait, c'était sur sa capacité à mettre un pied devant l'autre. Et il y parvenait, c'était déjà pas mal. Ça faisait deux fois qu'il appelait son compagnon de marche par un surnom qui lui était venu spontanément aux lèvres. Et c'était la première fois qu'il entendait son interlocuteur se rebiffer contre ça. Shota baissa légèrement les yeux, se crispant, mais finalement il passa outre, chassant ce qui était venue lui étreindre le coeur pour faire un sourire factice.

"D'accord, pas de surnom j'ai pigé... excuse-moi Kurogane.."

Ajoute-t-il avant de poursuivre son chemin. La dernière chose qu'il voulait, c'était de froisser Kuro, de le mettre en colère, ou quoique ce soit d'autre. Alors il pensait que c'était plus prudent de s'excuser. Mais enfin, une fois à l'intérieur du bâtiment, Shota ne put plus faire grand chose. Il fut obligé de s'appuyer contre Kurogane. Il aurait bien aimé pouvoir rester debout et ne pas l'ennuyer à devoir le soutenir, mais là il n'en était plus capable. Peut-être que Kuro aurait mieux fait de le laisser dans un caniveaux, ça lui aurait fait un poids en moins. Le sdf avait horreur de déranger les gens, d'avoir le sentiment de s'imposer, de blesser, ou d'ennuyer. Contre lui, il murmura donc cette phrase à son oreille. C'est vrai qu'il avait de la fièvre... mais cette dernière ne lui ferait pas dire de mensonge. Disons que la fièvre l'aidait à dire ce qu'il gardait habituellement pour lui, ça le rendait plus loquace. Mais malgré son esprit brumé et sa difficulté à rester conscient, il avait très bien sentit la réaction de son compagnon.

Il comprit qu'il avait peut-être fait une connerie, parler trop vite... enfin... mais il n'avait pas mentit. Il se laissa docilement faire ensuite pour être mené par Kurogane, ne disant plus un seul mot. Ses yeux observait fixement le sol, lorsqu'ils n'étaient pas fermés. Il se laissa porter sans rechigner, évitant de le regarder, culpabilisant sur le fait qu'il avait peut-être mal pris ce qu'il lui avait dit. Sa fièvre lui donnait envie de dormir, de fuir le sentiment de malêtre que ça lui occasionnait... mais il ne voulait pas s'évanouir tout en sachant que quelque chose clochait chez son compagnon d'infortune. Alors que Kurogane allait partir, Shota le retient subitement par le poignet, plantant ses yeux voilés mais lucides dans le regard de son interlocuteur.

"Attend... je suis désolé je... voulais pas te blesser tout à l'heure.. ou t'énerver... je sais que j'ai de la fièvre et que ça me rend assez... dans un état aléatoire. Mais... ce que j'ai dit c'est vrai... la fièvre me rend juste plus loquace que d'habitude, mais elle ne m'fait pas mentir.... elle me donne mal la tête aussi ,j'avoue, saleté. Mais c'était sérieux c'que je t'ai dit... tu peux m'frapper si t'as enie, j'm'en fiche, je retirerais pas c'que j'ai dit. Mais j'ai bien compris que... ça t'énervait, alors t'inquiète pas, j'vais pas te faire chier avec ça, j'voulais juste t'expliquer...."

Ouais, Shota était le genre de personne à ne pas aimer qu'il y ait une brouille entre lui et quelqu'un, il aimait éclairer les choses, régler les problèmes... et il était toujours aussi honnête, c'était quelque chose qu'on ne pouvait pas lui enlever, fièvre ou pas. Il le laissa ensuite aller, ses paupières se faisant de plus en plus lourdes, et son épaule le lançant de plus en plus, c'était désagréable, c'était chiant.... et finalement Shota décida de se laisser aller et il perdit connaissance, trouvant un certain réconfort dans le monde des rêves. Habituellement il ne se laisserait jamais aller comme ça en présence de quelqu'un, il resterait toujours méfiant, mais ici ça allait... Il faisait confiance à Kuro, et puis il pouvait ben le tuer, il lui en voudrait pas.
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Kurogane H. Lightstars
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Jeu 17 Jan - 1:37


J’avais très bien senti le fossé que j’avais créé entre nous deux lorsque je lui avais dit de m’appeler Kurogane, et non le surnom qu’il m’avait donné. Or, je n’avais pas tellement réfléchis en disant ça : c’était un réflexe. Lorsque je me sentais me lié un peu trop à une personne, je la revirais de bord pas à peu près ! C’était instinctif. Idiot, aussi, mais ça sortait de mon contrôle. Ou plutôt, c’était irréfléchi : ce n’était que par la suite que j’entrevoyais les conséquences. Que par la suite que je me traitais d’idiot fini. Et encore, je suis gentil là. Avec toutes les insultes que contenait mon vocabulaire, j’aurais très bien pu faire blanchir un prêtre ! Ou me faire exorciser par des sœurs, au choix.

Enfin bref, tout ça pour dire que je me sentais tout de même légèrement coupable lorsque je vis son sourire plus qu’artificiel. Il ne méritait pas du tout de subir mes sauts d’humeur, encore moins mes craintes ridicules et mes barrières fragiles. Je l’avais blessé, bien malgré moi. Il fallait que j’arrange ça, que je lui explique… Même si, on se l’avouera, je suis bien la plus nulle des personnes pour ça. M’expliquer. Donner des raisons. Parler de ce que je ressens.

Alors que je gardais le silence, réfléchissant sur ce que je voulais lui dire, je l’entendis dire… les trois mots qu’il ne fallait pas. Vous savez, ces trois petits mots qu’on susurre à une oreille, comme déclare dans un souffle, qu’on dit les yeux plein d’eau? Lui, il les avait dits. Comme ça, pour rien, alors qu’il était fiévreux et qu’il ne savait pas ce qu’il disait. Je ne sais pas réellement pourquoi cela me mettait en colère, mais le résultat était là.

Était-ce… parce qu’il me donnait des illusions? Car je savais que, lorsqu’il irait mieux, ces mots n’auront plus de sens. Ce sera un ‘’ oh, pardon, je ne voulais pas dire ça… la fièvre m’a monté à la tête et blablabla’’ qui suivrait son réveil, je le savais que trop bien. Et c’est ça qui me faisait mal. Enfin, mal… qui m’irritait, dirons-nous plutôt. Qui m’irritait au point de me refermer sur moi-même et être cassant avec lui. Oh, ce n’est pas sa faute, je le sais bien. Cependant… Cependant…

Une fois arrivé dans ma chambre, je le déposai avec délicatesse dans mon lit, ne pensant pas une seule seconde à regretter mon geste. Il y avait les odeurs et la saleté, mais je m’en fichais. J’aurais très bien pu le déposé sur mon canapé – qui était plus près de plus- mais j’avais voulu qu’il soit le plus confortable possible. Donc, mon lit m’avait semblé le meilleur choix.

J’allai le laisser se reposer, allant chercher le nécessaire pour sa plaie, lorsque je sentis une poigne faible mais ferme sur mon poignet. Surpris, je me retournai pour lui faire face alors qu’il commençait ses explications, son petit discours.

Oh… j’avais vraiment été un chien avec lui. Même si je devais avouer que le fait qu’il affirme ce qu’il avait dit être vrai me faisait étrangement frissonner. De quoi? Aucune idée. Par contre, je sentais mon cœur se serrer alors que ma respiration s’était bloquée pendant un court instant.

« Shôta…»

Je pris une grande respiration, puis revint à ses côtés, détachant doucement sa poigne sur mon poignet pour me mettre à genoux près du lit, ma main venant dégager son front. Je déglutis difficilement, les joues rouges, puis dis lentement, hésitant :

« J’ai dû te paraître distant et… en colère, je te demande pardon pour ça. Ce n’est pas toi qui… enfin, m’a ‘’irrité’’, si on peut dire ça comme ça. Et pour ce qui est de te frapper, tu es déjà suffisamment mal en point comme ça, alors…, tenais-je avec une note d’humour. C’est seulement que je ne suis pas habitué à entretenir des relations… ni à m’attaché à quelqu’un, tu vois… ça m’effraie, ça… et pourtant, je me suis attaché à toi. Beaucoup. Beaucoup trop. Alors… Je… »

Je soupirai, ne trouvant pas les mots adéquats pour lui dire combien je l’appréciais, mais aussi combien cette affection m’effrayait. J’aurais voulu lui dire que ses sentiments, je ne les rejetais pas. J’aurais tant voulu lui dire… lui expliquer clairement… Ma main glissa jusqu’à sa joue, venant la caresser doucement alors que je lui souriais faiblement, toujours aussi mal à l’aise, gêné.

« Reposes-toi… Ensuite… On en reparlera, d’accord ? »

J’attendis un bon moment, jusqu’à ce qui finisse par s’endormir – ou s’évanouisse, même chose- pour aller chercher les objets dont j’aurais besoin. Je passai dans ma petite pharmacie, allant chercher la trousse de premier soin et le fil à coudre. Car, j’en étais sûr : la plaie ne devait pas être légère… Je revins rapidement, puis m’installai à ses côtés, passant ma main sur son torse, vérifiant sa respiration. Puis, je passai mes mains sous son haut, commençant à le lui enlever délicatement. Aah, ça ne sera pas une mince affaire, croyez-moi !
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Shota Kazuki
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Jeu 17 Jan - 2:43

Le jeune homme avait donc fait en sorte de laisser son compagnon tranquille pendant le reste du trajet jusqu'à l'appartement. En effet, il avait bien ressenti qu'il avait dû le blesser, l'énerver, l'irriter, ou quelque chose dans ce goût-là. Et dans pareille situation, le jeune homme préférait alors se taire pour éviter d'envenimer la situation. Surtout que Kurogane était quelqu'un à qui il tenait, mine de rien, donc il avait encore moins envie de lui faire du mal ou de dire quelque chose qu'il ne faut pas. Donc autant se taire. De plus, la fièvre commençait vraiment à lui donner des vertiges, mal le crâne... et à le rendre plus loquace Ayant encore peur d'avoir envenimer les choses avec son compagnon d'infortune, il se laissa docilement faire, lorsqu'il le porta jusqu'à la chambre.

Le fait que ce soit un lit l'avait d'abord interpellé, toujours la peur de salir, d'empuanter les lieux... mais il savait aussi que s'il avait le malheur de dire quelque chose, Kuro le prendrait peut-être mal, ou s'énerverait encore plus, chose que Shota voulait éviter à tout prix. . Tout de même, avant qu'il ne parte pour aller chercher de quoi le soigner, Shota le retint pour lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Il y tenait, pour que les choses soient claires, qu'il n'y ait pas d'embrouille entre eux. Évidemment, le sdf avait la crainte de se voir repousser froidement, vue les réactions de Kuro jusqu'à maintenant, lorsqu'il était question de sentiment, mais bon, tant pis, Shota avait besoin de le dire.

Il craignait sa réaction, aussi fut-il surpris de le voir rester près de lui, en prononçant son prénom d'un air hésitant. Sourcils légèrement froncés, il l'écouta attentivement. En le voyant s'expliquer ainsi, en rougissant, en balbutiant, en butant sur ses mots... tout ça arracha un sourire à Shota qui continuait de le fixer. Il était... comment dire... tellement mignon en cet instant, complètement adorable, mais il ne lui dirait pour rien au monde, il le prendrait certainement mal. Malgré la fièvre qui commençait vraiment à lui faire perdre conscience, Shota eu le temps d'hocher la tête, toujours avec son sourire, et de répondre une dernière chose, pour rassurer Kurogane.

"J'comprends t'inquiète pas... tu vois, moi non plus je ne suis absolument pas habituer aux relations avec les gens. Après le décès de ma famille, je ne me suis lier à... strictement personne.... j'ai pas fait confiance non plus..... j'ai du mal avec les contacts..... tu l'sais..... mais.... j'sais pas pourquoi j'ressens ça avec toi.... tout c'que j'sais..... c'est que c'est là...... et que j'suis quelqu'un qui aime bien mettre les choses au point.... franc..... alors...... je..... devais..... le.....dire....."

C'est sur ces derniers mots que la fièvre à raison du SDF. D'ailleurs, Kurogane a dû remarqué que sur la fin de son discours, Shota commençait à s'essouffler plus vite, à avoir du mal à parler... et finalement, il a sombré dans l'inconscience. Normalement, jamais il ne se serait permis d'être faible devant quelqu'un, il n'aimait pas ça non plus Shota est quelqu'un d'indépendant, qui aime régler les choses lui même, ne dépendre de personne, n'embêter personne non plus, il a horreur de ça. Mais comme il l'a dit un peu plus tôt, même s'il ne sait pas pourquoi... il a confiance en Kuro, et il ne craint pas de perdre la face devant lui, à cause de la fièvre.

Comme le corps d'une poupée, Shota ne réagit pas lorsque Kurogane lui retire son haut. Il peut alors voir que, comme pour son visage, sa peau est pâle. Il n'est pas très musclé, mais suffisamment pour un homme, tout en restant fin. Sa peau est marqué de diverses cicatrices, dans le dos et sur les bras, mais pas très grandes ni profondes. Sa blessure à l'épaule, cependant, est recouverte de sang séché. Une fois nettoyé, Kurogane pourra observer que la peau autour des rouges, un peu gonflée. S'il l'a touche, il sentira sans nul doute le corps de Shota tressaillir sous la douleur, accompagné d'un grognement de douleur du blessé, et ce, à chaque fois que Kuro touchera la blessure, de même quand il va la recoudre.

Au niveau de son visage, la fièvre garde sa peau rouge, son souffle s'est légèrement accéléré. Il reste inconscient durant tous les soins. La fièvre ne le laissera tranquille qu'une fois le soir venu. Alors que le soleil s'est couché depuis un petit moment, laissant place à la lumière de l'astre solaire, Shota émerge. La brume entourant son cerveau s'estompe peu à peu. Il est surpris de se sentir sur une surface douillette... avec quelque chose de chaud le recouvrant, certainement la couverture. Il identifie assez rapidement le lit dans lequel il se trouve. Ses souvenirs mettent du temps à revenir, mais ils reviennent, de même que la discussion qu'il avait débuté avec Kurogane. Il ouvre alors les yeux, grognant en portant une main à ses tempes, où un reste de migraine subsiste, mais sans plus. Il tente de se redresser tout en glissant son regard autour de lui.

... K... kune ?"

Demande-t-il tout d'abord, avant de se reprendre, après une légère hésitation.

"Pardon... Kurogane ?"
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Kurogane H. Lightstars
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Jeu 17 Jan - 14:12


En le voyant sourire, je me sentis immédiatement un peu mieux : mes paroles semblaient l’avoir quelque peu apaisé… C’était déjà bien. Très bien, même. Je ne pouvais espérer mieux, en fait ! Tant qu’il réussissait à me comprendre, ne serait-ce qu’un peu, j’étais satisfait. Je ne voulais pas le blesser, mais en même temps, je devais me protéger. C’est ce que j’avais toujours fait jusqu’à présent : monter des barrières entre moi et les autres, quitte à briser des cœurs. Qu’on se serve de mon corps m’est complètement égal. Je n’ai aucune honte ou gêne à coucher avec des inconnus. A une seule condition : que ce monde reste, justement, des inconnus.

S’attaché, c’est se faire une promesse de souffrance. Lorsqu’on aime, on souffre ensuite. C’est toujours la même chose. J’n’ai même pas à avoir des relations pour l’comprendre, c’est comme ça. Je le sais, c’tout. Pas besoin d’avoir à le confirmer en me déchirant le cœur : je l’ai suffisamment vu dans les yeux des autres pour être dissuader de me lier, ne serait-ce que par amitié, à quelqu’un. J’apprécie Shôta. Énormément. Plus que je le devrais. Plus que ma limite le permettait. Et pourtant, pourtant… je n’arrive pas à regretter de l’avoir rencontré. Bien sûr, j’entends dans ma tête cette p’tite voix qui m’dit que j’aurai pas dû, j’aurai pas dû être aussi amicale. Pas dû dépendre de lui. Mais là, c’est trop tard. Il faut vivre avec les conséquences…

Mes yeux dardés sur lui, je l’écoutai muet comme une tombe. Je ne dis rien, me taisant et l’écoutant seulement. Il était confus, tout comme moi. Il voulait mettre les choses au clair, autre point positif. Enfin, j’crois. Pas sûr, mais j’crois. Vers la fin, je remarquai qu’il avait de la difficulté à respirer et à parler. Je passai ma main dans ses cheveux alors qu’il sombrait, lui intimant d’une voix douce de se reposer, que je serais là. Je serais là, même après. Je pourrais être cynique et dire que, évidemment, je n’avais pas tellement le choix d’être là : c’est mon appart tout de même… Mais j’le ferai pas.

Une fois tout mon équipement à mes côtés, je me mis à la tâche. Mes mains vinrent relevées son chandail, pour finalement l’enlevé complètement, le trouvant bien inutile et encombrant pour ce que je projetais de faire. Je le déposai sur la table de nuit, me disant que j’irai le mettre à laver. Si je réussissais à le laver, s’il n’était pas trop tâché de sang. De toute manière, ça ne changerait rien : je lui rapporterais ensuite l’un de mes chandails pour qu’il puisse se changer. Ou je le changerais à sa place, peu importe.

Malgré moi, je me mis à détailler son corps, incapable de détourner le regard de sa peau blanche et son allure fine. Fine, mais tout de même masculine. J’avoue que ça me rassure un peu : une taille un peu trop efféminée m’aurait probablement gêné. Cherchez la raison. Mon regard passa de ses petites cicatrices pour trouver la plaie qui m’intéressait. Je ne pu m’empêcher de lâcher un hoquet de surprise en voyant le sang séché et la ligne. Pas qu’elle est très énorme, cependant, voir ça sur son corps à lui… Ça à de quoi surprendre.

Je me secouai, puis entrepris de laver la blessure, y allant délicatement et doucement. Or, je savais que ça devait lui être douloureux : je le sentais sous ma main. Ses tressaillements et ses grognements étaient de bons indices. Je tentai d’y aller le plus rapidement possible, ne voulant pas allonger ses supplices. Après avoir désinfecté, il me fallut recoudre. Encore là, je du y aller avec beaucoup de finesse et de patience : ses tressaillement m’effrayais à chaque fois. Et si je manquais mon coup ? Et si j’y allais trop profondément ?

Heureusement pour moi, cela ne pris pas beaucoup de temps et mon patient resta dans l’inconscience tout le temps des soins. Pendant ce temps, j’allai laver mon chandail, puis revint pour venir lui passer mon pyjama, mais je m’arrêtai immédiatement. Ça aurait été stupide de lui passer des vêtements propres alors qu’il voudrait probablement prendre une douche. Mais il serait peut-être trop faible pour se lever, donc… Je revins avec tout le nécessaire pour le nettoyer et le déshabillai sans cérémonie. Tout en me promettant de ne pas laisser mon regard descendre trop bas, je commençai à laver sa peau, enlevant toute la sueur et le crasse qui s’y était accumulées avec le temps. Bientôt, l’odeur du jeune homme s’estompa jusqu’à disparaître, remplacé par celle plus sucrée de mon savon. Par la suite, je pu enfin lui enfiler mon pyjama. La couverture remontée jusqu’à ses épaules, je retournai lui préparer un petit quelque chose à manger, regardant le temps défilé.

C’est avec une assiette de ravioli que je revins le voir, l’ayant entendu m’appeler après s’être rectifié. Ah, je sentais que ça allait me retomber dessus encore longtemps, ça. Ce n’était qu’un petit surnom… Ça ne pouvait faire aucun mal, n’est-ce pas ? Je posai le plat sur la table de chevet, puis vint m’assoir sur la chaise à ses côtés.

« Shôta… Ça va, Kune, c’est ok, mais seulement en privé. »

Mon regard divergea un moment vers la fenêtre et je compris pourquoi je commençais à sentir mon corps s’alourdir : il faisait nuit. La nuit était déjà tombée ! Après cette constatation étonnante, je tournai ma concentration sur le jeune homme, l’observant minutieusement. Il semblait bien recouvré.

« Tu sembles aller mieux… Je t’ai fait quelque chose à manger, si tu as faim, au fait. Je pointai du doigt les raviolis sur le coin de la petite table. Si tu as encore mal, je crois qu’il me reste quelques aspirines dans ma pharmacie… Souvenir de mon pays. Fis-je en souriant en coin. »

Ma main passa sur son front après que je m’ais penché sur lui, m’assurant que sa fièvre avait baissé. Heureusement, c’était le cas. Je souris, réellement soulagé.

« Je suis vraiment heureux que ta fièvres ait baissée. Sincèrement. »

Je repris ma place, me contentant de le regarder, ne sachant pas trop comment réagir. Avant qu’il ne s’évanouisse, le sujet… Enfin, comment dire… Il n’était pas clos. Oui, je crois que c’est la meilleure façon de voir les choses.
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Shota Kazuki
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Jeu 17 Jan - 19:46

A son réveil, lorsqu'il vit son compagnon d'infortune s'avancer dans la chambre, le sdf tourna directement son regard vers lui, esquissant un fin sourire. Il était encore là... enfin, normale en fait vue qu'on était chez lui mais bon. Lorsqu'il lui dit que pour le surnom, c'était bon en privé, le jeune homme hocha la tête tout en lui promettant de ne pas lui faire honte en public. Même si, en même temps, il se demandait en quoi ce surnom pouvait faire honte. Ce n'était pas comme s'il avait pris un dénominatif affectueux, comme.. heu... poussin. Déjà, c'était pas son genre, mais là, oui, c'était ringard et honteux en public. Enfin bon, Shota sourit simplement sans rien dire. Il s'observa ensuite curieusement. Il avait changé... sa crasse avait disparue et il avait de propres vêtements... c'était... bizarre. Et c'est lorsqu'il réalisa que c'était certainement Kurogane qui avait fait ça que le rouge lui monta aux joues alors qu'il détournait subitement le regard.

Pourquoi avait-il fait tout ça ? A moins que l'odeur fut vraiment insoutenable une fois dans une pièce close ? Peut-être... C'est quand Kuro lui parla de nourriture que Shota sentit la bonne odeur venir jusqu'à lui. Il se mit à la renifler avant de tourner brusquement son visage vers l'assiette, les yeux brillant. Et comme pour confirmer, c'est à ce moment-là que son ventre se mit à grogner pour manifester sa faim. Shota détourna le regard, mal à l'aise d'exposer ainsi ses faiblesses. Lorsque son interlocuteur lui proposa une aspirine, le jeune homme reposa son attention sur lui.

"Non non, ça ira merci... la douleur est supportable... Tu en as déjà bien assez fait pour moi... trop même. Mais j'te le rendrais un jour..."

Il ne savait pas encore comment mais bon, il le ferait quand même. Shota n'aimait pas avoir des dettes, même s'il était parfaitement conscient que Kurogane n'avait pas fait ça pour avoir quelque chose en retour, Shota avait pris le pli de sa vie dans la rue. Là, tout se paye. Il tenta de se montrer calme et modéré tandis qu'il dirigeait sa main vers l'assiette de nourriture. Il ne voulait pas non plus passer pour un affamé qui ne sait pas se tenir. Mais une fois qu'il se mit à manger, on peut facilement remarquer qu'il le fait avec un très bon appétit, de bon coeur, et qu'il apprécie ce qu'il a en bouche, à en juger par ses yeux. Il mangea rapidement, proprement, mais sans tout engouffrer. Il essayait de bien se tenir. Une fois qu'il eut terminé l'assiette, il la reposa avant d'esquisser un grand sourire aux lèvres un peu tachées de sauce tomate.

"Merci beaucoup, c'était vraiment très bon, tu n'as même pas idée"

Comparé à ce qu'il mangeait dans la rue, ce qu'il venait d'avaler tenait du repas trois étoiles au moins. La main sur son front ne le dérangea pas, il le laissa faire tranquillement. Et effectivement, il n'y avait plus de fièvre. D'ailleurs, Shota se sentait parfaitement mieux, il s'était rapidement remis. On s'habituait aux maladies dans la rue. Mais le jeune homme était actuellement en train d'hésiter. Que devait-il faire ? Ça ne lui ressemblait pas d'abuser de l'hospitalité de quelqu'un, de rester chez quelqu'un... on 'habituait bien trop vite à avoir un toit au-dessus de la tête... mais en même temps il ne pouvait pas s'en aller en pyjama... raaah...... Shota se frotta les tempes, se demandant ce qu'il devait faire, avant de relever les yeux vers son compagnon.

"Tu as l'air fatigué... je vais te laisser ton lit pour que tu puisses te reposer, merci encore de tout ce que tu as fait pour moi"

Non, décidément c'est son désir de ne pas déranger et de ne pas s'imposer dans un lieu qui prendre le dessus sur tout le reste. Il désirerait rester avec lui, pouvoir discuter de la discussion qu'ils avaient entamée la veille.... mais.. rester chez quelqu'un, c'était pas dans ses habitudes, il n'y arriverait pas, il le sentait.... alors... au lieu de fâcher Kuro, il décida de le lui dire directement.

"C'est dur pour moi de rester là, chez quelqu'un... je n'aime pas m'imposer dans un lieu qui n'est pas à moi, déranger chez quelqu'un.. enfin tu vois ? Même si je sais que je ne te dérange pas, c'est.... quelque chose d'ancré en moi, je n'arrive pas à me débarrasser de ça.. tu comprends ?"

Après tout il avait été honnête depuis le début, il se devait de le rester jusqu'au bout. De plus, Kuro semblait vraiment fatigué, donc il se sentait encore plus mal de squatter ce qui devait être son lit. Il se releva donc du lit, un peu mal à l'aise, les yeux baissés vers le sol.
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Kurogane H. Lightstars
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Ven 18 Jan - 18:27


En l’entendant me répondre par un hochement de tête, me clarifiant qu’il ne me ferait pas honte en publique, je frappai mon front contre mon paume de main. Comme si ce qu’il pouvait dire pouvait me faire honte ! Tss ! J’me fiche pas mal de c’que pense les autres. Ils peuvent bien penser c’qu’ils veulent, je m’en contre fou. Si je lui avais dit de ne pas me servir de petits surnoms en publique, ce n’était en aucun cas à cause de la gêne. Ni la supposée honte. C’était une protection. Si quelqu’un l’entendait me parler ainsi, il devinerait rapidement que nous étions proches. Et là, ce n’était pas bon du tout : si la rumeur se rependait que je m’étais attaché à quelqu’un, non seulement je perdrais mon image de dure, mais en plus, je mettrais Shôta en danger. En grave danger. Après tout, voir un ami souffrir est probablement la pire des tortures. J’crois .J’sais pas non plus : je me suis jamais lié d’amitié.

Je revins à la réalité, me souvenant qu’il fallait que je lui fasse part de la vérité. Ou du moins, lui dire qu’il n’était pas une nuisance pour moi.

« Idiot… Ce n’est pas un cas de honte, mais de protection. J’ai énormément d’ennemis : si on te voit aussi… familier avec moi, j’te jure que tu passerais un mauvais quart d’heure. Et ça, c’est hors de question. »

Mon regard revint se poser sur mon invité, tentant de prévoir ses réactions. De lire en lui. Or, c’était chose impossible : il cachait bien son jeu. Et j’avais peur de dire une connerie en posant des questions trop intimes ou personnelles. Bien sûr, de par ses réactions, j’étais aisément capable de faire de simples déductions : comme le rouge de ses joues après qu’il s’est détailler qui m’avait indiqué qu’il était gêné que j’ais touché et vu son corps nu. Ou peut-être était-ce ses cicatrices ? J’sais pas, mais bref.

Lorsque son ventre vint signaler sa présence, je ne pus m’empêcher de rire discrètement, amusé. Il avait donc remarqué la présence de l’assiette. Bon, j’avoue que pour quelqu’un vivant dans la rue, ça doit bien être l’une des premières choses que l’on remarque, un repas sain et normal. Il ne doit pas en avoir eu souvent l’occasion, d’ailleurs…

Je chassai mes pensées en lui demandant s’il voulait une aspirine contre les possibles douleurs, me disant intérieurement que ça passerait mieux s’il l’avalait pendant son repas et non tout seul. Mais bon, devant son refus, je n’insistai pas, hochant la tête. Cependant, en l’entendant parler de dette, je fronçai les sourcils. Et pourquoi il disait que j’en avais trop fait ? J’avais pourtant fait le strict minimum… Enfin, selon mon point de vue. Du coup, ça changeait un peu le résultat… Je n’ajoutai cependant rien, me disant que, s’il m’était ainsi redevable, il n’aurait pas le choix de me côtoyer, donc…

Je le laissai manger, voyant dans ses yeux qu’il appréciait bien ma cuisine et qu’il se donnait à cœur joie de finir son assiette. Devant cette scène, je ne pus que sourire, quelque peu attendrit. J’sais pas trop pourquoi, seulement c’est comme ça. J’étais bien à ses côtés, mais aussi serein. Il avait une aura apaisante, je ne pouvais le nier.

Lorsqu’il eut fini de déguster son repas, et j’insiste sur le terme déguster et non manger, il me remercia en me disant qu’il avait réellement apprécié. Je n’en doute pas, me fis-je mentalement. Disons qu’après tout, même si je ne suis pas le plus doué des cuisiniers, j’espère tout de même que mes plats sont meilleurs que des restants dans les poubelles…

Tout en réprimant un bâillement, je l’entendis me dire que je semblais fatiguer et qu’il allait me laisser mon lit. Un "huu ?" très intelligent franchit mes lèvres alors que je l’observais de haut en bas, me demandant si j’avais bien compris. Il ne voulait tout de même pas me quitter alors qu’il venait à peine de sortir de l’inconscience et qu’il faisait nuit dehors ? Et puis, on avait encore tant de choses à se dire ! Son explication comme quoi il se sentait s’imposé ne me satisfit pas du tout. Mais alors pas du tout du tout ! Je grognai comme un chien en le voyant se relever, me levant d’un bond.

Le plaquer contre le lit se révéla chose très aisé : aussi, je m’installai à ses côtés une fois la tâche faite. Le lit était suffisamment grand pour nous accueillir tous les deux.

« Pffff, franchement Shôta ! Comme si j’allais te laisser partir dans cet état ! Et puis, t’as pas à te sentir mal ici, j’aime ta présence. En fait… Ça me ferait très plaisir que tu restes avec moi… Non, attends. Je te séquestre ici. C’est ça. J’hoche la tête avec conviction, me couchant dans sa longueur, mon corps venant se coller au sien. Tu ne m’es pas redevable ou je ne sais quoi encore : je le fais parce que j’en ai envie. Je te désire ici, je désire te parler. »

Je passai un bras autour de lui, le serrant contre moi. Peu importe qu’il le veuille ou non, je le garderais avec moi, ici. J’apprécie sa compagnie et, je dois l’avouer, avoir quelqu’un avec qui parler est réellement plaisant. En particulier avec Shôta. Bah, attendez : ai-je réellement besoin d’une raison pour le vouloir à mes côtés, hum ?

Un petit grognement de malaise passa mes lèvres : je voulais à tout prix aborder le sujet que nous avions entamé avant son évanouissement. Mais, en même temps, j’était légèrement mal à l’aise : et si je disais la mauvaise chose, hein ? Ce serait totalement mon genre, ça. Je me léchai les lèvres, cherchant le meilleur moyen d’apporter la discussion, mais ne trouvai rien. Je commençai d’une voix hésitante, les joues légèrement rouges :

« Au fait, pour ce qui est de…. Eh bien, tu vois… Le sujet que nous avions abordé avant que tu t’endormes… Tu sais… Ce que tu m’as dit là… Dans l’escalier… »

Je me mordis la lèvre inférieure, angoissant légèrement, espérant qu’il ne le prendrait pas mal et me répondrait…
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Shota Kazuki
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Ven 18 Jan - 23:57

La réaction de Shota est assez simple lorsque Kurogane le traite d'idiot. Le jeune SDF gonfle ses joues, boudeur, avant de faire la moue. Cependant, la surprise se reflète dans ses yeux lorsque Kurogane lui apprendre qu'il a de nombreux ennemis dans la rue, et que ça le mettrait en danger de se montrer proche de lui. Shota fronce ses sourcils en observant son interlocuteur, semblant réfléchir, avant de finalement hausser ses épaules, indifférent.

"J'm'en fiche... Tu crois que des ennemis, dans la rue, j'en ai pas moi ? Avoir les tiens en plus ne changera rien. En plus t'as vue ? J'suis très doué pour fuir... ou pour supporter la douleur, j'ai pas d'soucis avec ça..."

D'après les traits de son visage, Shota semblait très sérieux. Il ne voulait pas qu'une raison ainsi l'empêche d'être naturel avec Kurogane, même dans la rue. Enfin bon, après cela, le sdf se jeta presque sur l'assiette de nourriture, réussissant tout de même à se contenir et à agir en personne civilisée. Mais il prit grand plaisir à déguster tout ça. C'est une fois son assiette vide et reposée qu'il remarqua la fatigue de son interlocuteur. Toujours dans son soucis de ne pas déranger, il avait voulu laisser son interlocuteur se reposer et s'éclipser, mais visiblement Kurogane ne l'entendait pas de cette oreille. Un cri de surprise échappa au jeune SDF lorsqu'il se retrouva coincé sur le lit avec le corps de son interlocuteur qui l'empêchait de bouger. Il fait la moue, tentant dans un premier temps de se dégager, mais ça s'avérait impossible. Il écouta le jeune homme lui expliquer les raisons du fait qu'il le retenait ici.

Shota se mordilla les lèvres en l'observant. Il lui avait dit... il n'aimait pas rester chez les gens, on s'habitue beaucoup trop vite... et puis.. c'était pas chez lui quoi, il était mal à l'aise, même si l'autre semblait désirer le voir rester, Shota ne le ressentait pas comme ça. Et lorsqu'il se retrouva contre lui, il ne bougea plus, tout en faisant la moue, encore. Pourquoi il ne voulait pas comprendre ? Ce n'était pas contre lui, c'était contre le fait d'être quelque part qui n'était pas chez lui... Enfin bon... visiblement quoiqu'il dise ça tombait dans l'oreille d'un sourd, alors il laissa tomber et resta simplement comme ça, ses yeux fixant.. .ben.... il n'avait pas trop le choix, fixant le corps de son geôlier

Il esquissa cependant un petit sourire en coin en l'entendant aborder le sujet qu'ils avaient laissés de côté provisoirement, le temps que Shota se remette de sa fièvre. Tsss.... son petit côté gêné était parfaitement adorable. Alors, souriant, le sdf redressa la tête pour le regarder dans les yeux, se redressant pour être assis dans le lit, et ainsi être mieux installé pour pouvoir discuter en l'observant bien. Il hocha donc la tête.

"Je m'en souviens très bien, tu crois quoi ? Je t'aime... c'est comme ça, faudra t'y faire. Et c 'est pas parce que tu as des ennemis à gauche à droite, ou que tu n'as pas l'habitude.... ou ci, ou ça, que ça va changer. C'est un fait, c'est tout. J'te troue adorable, je t'apprécie beaucoup, j'aime passer du temps avec toi, j'aime parler avec toi, être dans tes bras.. c'est comme ça"

Toujours la même franchise qui le caractérisait. De plus, il décida de se soustraire à l'étreinte de Kuro qui l'empêchait de bouger du lit, et il vint s'installer à califourchon sur son ventre, le regardant dans les yeux.

"Mais je te l'ai dit... je ne t'encombrerais pas avec ça. Je sais que toi tu es mal à l'aise avec les sentiments, et j'le comprends très bien. J'te demande rien."

Enfin si, il espérait tout de même pouvoir récupérer quelques petits moments de liberté pour pouvoir retourner à son aise dehors, dans les endroits calmes qu'il aimait fréquenter. Shota était loin d'être quelqu'un qu'on pouvait garder enfermer.

"Tout comme moi je suis mal à l'aise avec le contact avec les gens... J'veux bien rester avec toi pour le moment, mais demain je retournerais dehors... j'ai aussi besoin d'aller ou bon me semble. Mais une chose est sûre, j'aurais très envie de revenir ici ensuite.."

Bah oui, maintenant qu'il avait pris l'habitude des bras de Kuro, il aurait très certainement envie d'y retourner.
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Sam 19 Jan - 3:22


Étonnement, pour une fois, je choisi de me taire lorsqu’il répondit ma défense. Autant d’ennemis que moi? Je n’en doutais pas. Cependant, était-ce réellement intelligent de penser qu’un peu plus d’ennemis ne changerait rien? Non. Pas du tout. Des ennemis, c’est pas des raisins! Si on ne les aime pas, les raisins, même s’il y en a dix-sept au lieu de treize, ça ne change rien, on peut les enlever. Mais les ennemis, c’est pas comme ça. Que nous en ayons sept ou huit, ça change quelque chose, puisque ce huitième pourrait très bien être celui qui vous tranchera la gorge. Il suffit d’un seul être humain pour en tuer un autre. Un seul. Vous imaginez?

Et lui qui vient me sortir qu’il est très bon pour supporter la douleur ou fuir… Je ne pus m’empêcher de rouler des yeux. Ben voyons. Ce n’est parce qu’il courait vite ou qu’il endurait les maux que cela le protégerait. Loin de là même ! Mais en même temps… En connaissant ses idées noires… Je ne peux être étonné. S’il ne craint pas la mort, il ne craindra en occurrence pas ses ennemis. Mais… Moi, je suis incapable de le laisser se faire détruire ainsi. C’est plus fort que moi : il ne peut pas mourir ! J’ai besoin de lui! Ne serait-ce qu’une fois par semaine… J’ai besoin de son écoute. Il a beau avoir l’air sérieux, il n’empêche que je le suis tout autant. Sinon plus. De plus, je suis borné. Extrêmement borné.

Il n’y eu pas grand-chose à noter par après, mise à part que je le clouai au lit après avoir entendu ses propos. Je savais que ça ne faisait pas son affaire, il me l’avait dit au début. Je le sais. Or, il m’est impossible de le laisser partir dans cet état ! Il vient de sortir de l’inconscience et je devrais le laisser partir, dans la nuit, comme si rien ne s’était passé? Et puis quoi encore! Mais bon, au moins, il ne s’était pas débattu longtemps. Je n’ai pas l’intention éternellement ici : après tout, je ne suis jamais à mon appart. Seulement en cas de force majeure. Je n’y vais pratiquement que les nuits : le jour, je me promène un peu partout, cherchant les batailles et les dealers en quantité.

Après lui avoir demandé s’il se souvenait de notre discussion avant son évanouissement, je le vis se redresser pour être assit. Dans une situation normale, donc habituelle, j’aurais trouvé ce geste intimidant : le voir ainsi plus haut que moi me mettais immédiatement en position inférieur, chose que je détestais. Or, je ne fis pas de cas, trop fatigué pour bouger. Je gardai cependant un bras autours de lui, évitant ainsi qu’il se sauve. Puis, j’écoutai.

Y’a vraiment rien que lui pour me gêner ainsi… Au moins, ça a le mérite d’être franc, je ne peux le nier. Mais en même temps, c’est terriblement gênant. Il m’aime. Il aime être avec moi, mes bras, me parler… Que répondre à ça? Je n’ai rien à ajouter : lui dire que je l’aime aussi serait un mensonge. Je suis incapable d’aimer. Mais lui dire que je ne l’aime pas en serait un aussi : il y a un lien entre nous que je n’arrive pas à définir. Je soupirai, cherchant une réponse, quelque chose à lui dire… Mais rien. Je ne trouvais rien ! Que répondre? Je ne peux mentir. Pas à lui. Je notai aussi le qualificatif ‘’adorable’’. Adorable, moi ? Pfff ! Il n’y est pas du tout ! Je ne suis pas ‘’adorable’’ !

Je le laissai mécaniquement se défaire de ma prise, me retournant pour être sur le dos par la même occasion. Je l’observai, puis en le voyant venir me chevaucher, j’écarquillai les yeux, mon cœur ratant un battement. Par réflexe, je posai mes mains sur ses hanches tout en pliant les genoux. Mais bordel, qu’est-ce qu’il fichait là?! Je l’écoutai dire qu’il me comprenait, l’esprit embrouillé. Tout ce que je pensais à ce moment, c’était à lui et son corps beaucoup trop élevé. J’avais une vue étonnamment nette sur son torse… et je ne pouvais m’empêcher de revoir ce qu’il y avait derrière son haut. Je me léchai les lèvres discrètement en détournant le regard.

« Shôta…, je me frottai la nuque, gêné. Je ne sais pas quoi te dire. Je sais que rien de ce que je dirai ne changera l’opinion que tu as de moi, mais… Je crois qu’il est tout de même important que je te fasse aussi part de ce que je ressens pour toi, n’est-ce pas? Alors… Je peux pas être aussi précis et franc que toi : je ne sais pas ce que je ressens. Donc, au lieu de te dire n’importe quoi, je vais simplement te dire que je t’apprécie. Beaucoup. »

Je soupirai, l’observant dans les yeux, ne sachant comment m’exprimer. Il est vrai que moi et les sentiments, ça fait deux ! Je serrai seulement ma poigne sur ses hanches, sans rien ajouter de plus. Lorsqu’il ajouta un peu plus tard que le lendemain, il irait dehors, je ne fis qu’hocher la tête avant de répondre.

« Ne t’inquiète pas, j’te demande pas de devenir ma femme au foyer non plus…. Je ne suis à mon appart que les nuits, de toute manière. Le jour, j’suis… occupé. J’ai aussi… école. Enfin, techniquement parlant… »

Inutile de dire que notre position actuelle me gênait. Mais alors là, c’tait pas croyable à quel point. Ce n’est pas tant la position en tant que telle : j’ai fait des choses beaucoup plus osées avec des hommes… Non, ce qui est intimidant, c’est le fait que se soit lui SUR moi. Un autre ne m’aurait pas dérangé : je l’aurai foutu à terre en moins de deux. Mais lui… Mais mains s’égarèrent un sur ses reins alors je sentais ma respiration s’accélérer.

« Sh-Shôta… Tu pourrais… Hum… descendre de … S’il te plaît… C’est gênant… »

Je me mordis la lèvre, observant un point imaginaire à côté de moi.
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Sam 19 Jan - 4:35

Il avait bien vue que Kurogane n'était pas d'accord sur sa vision des ennemis, et il lui fut reconnaissant de ne rien redire là-dessus. C'est vrai que ça pouvait paraître... hum... absurde, dangereux, ect... mais il n'avait pas envie que le simple risque d'avoir des ennemis à ses trousses, l'empêche d'être naturel avec quelqu'un, c'est tout. Enfin bon, soit. Shota ne revient plus sur le sujet non plus. Les choses évoluèrent et, bientôt, il n'était plus en mesure de quitter cette chambre,

Il s'était redressé sur le lit pour aborder le sujet qu'ils avaient laissé en suspend avant que Shota ne dorme. Le sdf se montra franc avec Kurogane, tout en sachant qu'il n'avait rien à espérer toute façon. Il l'écouta, lorsqu'il lui répondit et lui révéla ce qu'il en était de son côté. Shota sourit et hocha tout simplement la tête.

'T'inquiète, j'comprends."

De toute façon, il n'en parlait pas pour avoir une réponse, il lui disait pour qu'il le sache, tout simplement, Shota n'en attendait strictement rien de toute façon. Il sourit tout en l'écoutant à nouveau, allant même jusqu'à s'installer à califourchon sur lui, avant de lui dire.

"Ouais.. j'me doute de ce que tu fais le jour... et ça ne me regarde absolument pas en fait, que tu ailles en cours ou dealer en ville... On verra bien la prochaine fois qu'on se verra ou que je viendrais."

Dit-il simplement. Après tout... inutile de se prendre la tête avec tout ça. Ils se verraient lorsque la situation s'y prêtera, tout simplement. En attendait, inutile de se préoccuper de tout ça. Shota préférait laisser couler les choses naturellement et voir ce qui adviendrait. Lorsque Kurogane lui demande de descendre de lui, Shota lui fit un sourire s'excuse et se retira, allant s'asseoir sur le bord du lit, le laissant tranquille. Tout était assez brouillé dans sa tête, mais ce qui en ressortait c'est qu'il ferait mieux de le laisser un peu tranquille.

Désolé... repose-toi, je vais aller faire la vaisselle. J'ai assez dormi, et je ne suis pas du tout fatigué."

Dit-il en se redressant et en prenant l'assiette vide. Il sortit de la pièce, allant un peu explorer avant de se rendre à la cuisine, pour laver tout ce qui pouvait traîner. Il ne se sentait toujours pas à l'aise ici. Et puis... il avait peut-être un peu trop bousculé Kuro en lui disant tout ça... mais bon, Shota voulait juste être honnête avec lui. Donc... il devait peut-être laisser le jeune homme tranquille, qu'il réfléchisse à tout ça ? Enfin, en tous les cas, le laisser tranquille pour ne pas qu'il pense qu'il voulait s'incruster ou quoique ce soit d'autre. Il continua pensivement à faire la vaisselle avant de tout mettre à sécher, soupirant en retournant dans la chambre pour observer le jeune homme.
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Sam 19 Jan - 11:39


Alors qu’il me disait comprendre, j’eu un rire cynique. Non, je ne crois pas. Peut-être qu’il comprend un peu… mais pas tout. C’est trop confus pour moi pour que pour lui ça soit clair. C’est strictement impossible que pour lui tout ça soit précis. En même temps, j’étais un peu irrité contre lui : il me balançait tout ça comme ça, se fichant éperdument de ce que je pouvais penser. Franc, peut-être, mais de là à balancer ça avec une telle indifférence à ma réponse… Car, je l’avais vue dans ses yeux : le fait que je lui dise que moi, je n’étais pas certain de ma réponse ne l’avait pas troublé une seule seconde. Et là, je ne savais pas comment le prendre. C’était vexant, je ne pouvais le nier. J’étais aussi déçu, pour je ne sais quelle raison. J’aurais voulu voir quelque chose, ne serait-ce qu’une étincelle dans ses yeux… Mais rien. Il disait m’aimer, mais il n’attendait rien de mon côté. C’était idiot, stupide… Et ça me vexait !

J’enfonçai ma colère au plus profond de moi-même, ne voulant pas lui laisser le loisir de lire en moi. Je me sentais… Je ne sais pas… Je ne sais pas trop comment on pouvait appeler cet état, mais une chose était sûre, l’étau qui serrait mon cœur était réel. Il était indifférent à moi ? Ce n’est pas parce qu’il disait m’aimer que c’était pour autant ce qu’il ressentait. Il appréciait peut-être ma compagnie, mais ça ne devait pas voler très haut pour qu’il se fiche autant de ses sentiments…

Lorsqu’il me dit qu’il se doutait de ce que je faisais le jour et que ça ne le regardait pas, je ne pus m’empêcher de me mordre très fort la lèvre inférieure et détourner le regard, recevant une nouvelle fois un coup de poignard en plein cœur. Était-ce égoïste de vouloir qu’il se préoccupe ne serait qu’un peu de ma vie ? Est-ce idiot, puérile ? Probablement. Mais c’est comme ça. Après tout, la base d’une relation, ce n’est pas connaître la personne que l’on aime ? Lui, il ne sait rien de moi. Ou presque. Il connait certains détailles de mon passé. Mais pas tout. Et une chance ! Je ne dis pas ça parce que je… je demande ça de lui, seulement… Normalement, lorsque l’on aime quelqu’un, ne sommes-nous pas supposé se préoccuper de sa santé ou de ses états d’âme ? Je ne sais pas, je ne sais rien en matière d’amour ou d’amitié. Je tente de comprendre… tout simplement… et ça ne fonctionne pas.

Une fois qu’il se fut retiré de sur mon torse, après un petit sourire d’excuse, je me permis de calmer mes hormones. Mine de rien, mon corps réagissait extrêmement vite et violemment au contact d’un autre homme. En particulier lorsque ce dit homme grimpait sur moi, sur mon torse, dans une position qui appelait mon esprit pervers. J’hochai simplement la tête lorsqu’il m’annonça qu’il allait faire la vaisselle. Il n’était pas bien, mon appart ? J’avais l’impression d’être le méchant dans l’histoire à ses côtés. Shôta voulait tant partir que je me demandais réellement s’il me mentait. Peut-être qu’il cachait la vrai raison et qu’il voulait en fait me quitter le rapidement possible ? Peut-être qu’il avait dit m’aimer seulement pour me blesser ? Pour créer une espèce de dépendance en moi ? Je tapai du poing contre la lit, le bruit était bien évidemment étouffé, Shôta ne put l’entendre. Il m’avait laissé seul ici. Seul, avec mes démons.

Je m’étais couché, observant la porte, sous les couvertures, les yeux clos. J’avais mal, mais je ne savais pas pourquoi. Et ça, c’était encore plus chiant. Mes doigts se crispèrent sur la couverture. J’entendis le bruit de l’eau qui vient heurter le lavabo. La vaisselle que l’on entasse. Je tentai de vider mon esprit en me concentrant sur ce bruit. Étrangement, cela fonctionna : quelques minutes plus tard et je dormais à poing fermé. Peut-être était-ce parce que ce bruit familier me rappelait mon époque chez ma mère ? Peut-être. Or, chose certaine : je dormis. Paisiblement ? Non. Ou si, mais pas longtemps.

Comme je l’avais prévu, mes démons sortirent rapidement de leur cachette pour venir me tenir compagnie. Compagnie dont je me serais volontiers dispensé. Ce n’était pas la première fois, loin de là : depuis quelques semaines, je faisais toujours les mêmes cauchemars. Haine, aversion et dégoût se disputaient la place, ne me laissant aucun répit. Aucun moment de repos. Lorsque j’avais dormis dans les bras de Shôta, ça avait été l’une des premières fois que je dormais bien. Sans cauchemars.

Mais pas là.

Mes mains trouvèrent rapidement le chemin jusqu’à ma tête, venant crispé mes doigts dans ma chevelure épaisse, tirant mes mèches. J’haletais. Laissez-moi tranquille ! Fichez-moi la paix ! Ce n’est pas ma faute si… Non… Pas moi…Leave me alone ! Dans mes rêves, je retrouvais toujours automatiquement ma langue maternelle. C’était plus efficace pour insulter. Please… ! I’m begging you… ! Stop this… !

J’avais peur, j’avais mal. It hurts so much… Mes larmes roulaient sur mes joues, je les sentais clairement. Je m’étais probablement replié sur moi-même, comme à chaque fois, pathétique tentative de me défendre contre mon propre esprit. Peut-être que je criais. Peut-être que je parlais. Aucune idée. Tout ce que je savais, c’est que ma respiration irrégulière dépassait mon rêve.

Rope… Chair… Someone..

Si quelqu’un me réveillai, mes yeux cherchèrent, paniqués et par réflexe, les somnifères que je prenais habituellement en quantité. Je sanglotai probablement, tremblant de tous mes membres, aveugle de ce qui se passait autour de moi. Probablement que je tiendrai les vêtements de la personne à m’en blanchir les jointures. Comme une bouée de sauvetage.

Sinon, je ne me réveillai qu’une demi-heure plus tard, après avoir étouffé tous bruits dans mon oreiller.
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Shota Kazuki
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Sam 19 Jan - 11:55

Alors que Shota était en train de faire la vaisselle, il réfléchit longuement à ce qui s'était produit dans la chambre, un peu plus tôt. Mentir, il en était tout à fait incapable. Il faisait toujours preuve d'une franchise à tout épreuve. Maintenant, visiblement, à agir comme il l'avait fait, il n'avait fait qu'empirer les choses, à n'en pas douter. Il ne connaissait pas encore bien Kurogane, et n'osait pas agir avec lui comme il le ferait naturellement. Leur amitié était encore fraîche et le jeune homme ne voulait rien faire qui aurait pu irriter le blanc de cheveux. Et visiblement, c'était raté sur toute la ligne, sa méthode n'était absolument pas la bonne.

Sachant que Kurogane n'aimait pas parler de lui-même, Shota n'avait tout simplement pas voulu le presser, donner l'impression qu'il voulait tout savoir, se montrer trop intrusif et prendre le risque que ça énerve Kuro, qu'il ne s'ouvre plus à lui à cause de ça. Il voulait le laisser s'ouvrir de lui-même, sans qu'il ait l'impression d'être forcé ou quoi. C'est tout ce ce à quoi Shota pensait, c'est pour ça qu'il n'avait rien demandé, ou qu'il avait semblé détaché. Pour ne pas que ça inquiète Kuro, qu'il pense qu'il voulait déjà tout savoir de lui. Mais encore une fois, au vue de l'expression de son compagnon, c'était une très mauvaise méthode. C'est donc à ça que le jeune homme pensais pendant toute la durée de son absence de la chambre.

Il revient dans cette dernière, hésitant entre partir et le laisser tranquille, pour ne pas aggraver les choses... ou rester et tenter de discuter, de s'expliquer pour dissiper le malaise visible. Mais en arrivant dans la chambre, la question ne se posait évidemment plus. n voyant le corps agité et les plaintes s'échapper du corps du garçon allongé entre les draps, Shota n'hésita pas un seul instant avant de se diriger vers le lit, s'installer aux côtés du cauchemardeux. Il le prit par les épaules, lui soulevant le buste pour venir le blottir contre lui, incertain, ne sachant pas comment s'y prendre pour réconforter, rassurer quelqu'un. D'ailleurs, même dans sa panique, Kurogane pourrait sentir sa maladresse.

Il glissa ses doigts dans sa chevelure, l'empêchant d'atteindre la boite d'aspirine un peu plus loin, l'ayant remarqué peu de temps avant. Serrant le corps de Kuro contre lui, il glissa ses doigts contre lui pour tenter de le calmer, dans un premier temps, se mettant à le bercer légèrement en faisant aller son corps d'avant en arrière, doucement. C'était sa tentative, il verrait bien ,après tout c'était la première fois qu'il tentait de calmer quelqu'un après un cauchemar. Il continua donc ainsi un petit moment, ne cessant de caresser le visage de Kurogane. Quand/si il le sent moins crispé, il soupire en venant spontanément déposer un baiser sur sa tempe, sans y réfléchir. Il lui parle ensuite, tout bas, pour ne pas briser le calme de la pièce.

"Je suis désolé Kune... j'ai visiblement fait quelque chose qu'il ne fallait pas... avant de partir de la pièce tout à l'heure... en fait... je ne voulais pas te poser de question sur ta vie, sur ton passé... bien que j'en mourrais d'envie. Je ne voulais pas que... me montrer trop... hum... invasif... pressant... je voulais que tu t'ouvres à moi seulement si tu en avais envie, de toi-même.... j'avais pas envie de t'irriter en voulant tout savoir de toi..."

Il ne cesse pas ses mouvements, réfléchissant rapidement à la formulation de ses phrases, ne voulant pas faire d'autres bourdes. Il s'allonge légèrement avec Kurogane contre lui, continuant de lui caresser les cheveux, tentant de les allonger plus confortablement, au cas où le sommeil viendrait reprendre Kuro.

"Tu sais, j'aimerais bien que tu te confies à moi.. que tu me dises ce qui ne va pas.. ce qui s'est passé dans ta vie. Tu peux croire que ce n'est pas intéressant... mais au contraire, ça l'est. Je suis encore maladroit et je ne sais pas bien comment agir avec toi... mais je pense qu'en apprenant à te connaître mieux, ça ira mieux. J'ai envie de te connaître, de pouvoir t'aider efficacement, être près de toi."

Il le garde contre lui, fermant légèrement les yeux.

"Quel genre de cauchemar as-tu ?"

Il rabattit les couvertures sur eux, pour ne pas que l'ex-dormeur ait froid.
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Sam 19 Jan - 12:09


Détresse profonde, ressentiment, haine, panique… Comment avais-je fait pour sentir toutes ses émotions en seulement quelques minutes ? Ou peut-être plus, j’en ai aucune idée. .Je n’ai aucune idée du temps qui s’est écoulé et, soyons franc, c’est bien la dernière chose qui me serait venu à l’esprit, le temps. Je savais depuis le début que la nuit passée dans les bras de Shôta avait été spéciale et probablement unique, qu’elle ne reviendrait pas une deuxième fois et que lorsque j’aurai eu à dormir seul, mes cauchemars en auraient profités pour fondre sur moi comme un vil rapace. Je savais qu’il n’attendait que ça. Et pourtant, je ne pouvais rien faire contre. Je n’avais aucune défense contre moi-même. Aucune défense contre le passé. Ce foutu passé de merde !

Je sentais mon corps s’agité, mais je n’y pouvais rien. Peut-être, avec un peu de chance, tomberais-je du lit et je me cognerais suffisamment fort la tête pour me réveiller. Ou me tuer, ce ne serait pas une mauvaise idée non plus. Mort, je n’ai plus besoin de dormir. Par conséquent, je ne dors pas, donc je ne rêve pas non plus. Ni ne cauchemarde. Hmm, la mort m’avait souvent attiré dans le passé ; et ce serait mentir que de dire qu’elle ne m’attire plus aujourd’hui. Disons seulement que j’ai appris à vivre avec le poids sur mes épaules et me battre pour ma vie. Je suis en contradiction : lorsque la mort me fait face, je fuis, je veux vivre. Mais lorsqu’elle est loin, je l’appel. Elle me fait sentir vivant. La mort me redonne de la vie… Pitié, frappez-moi quelqu’un !

Soudainement, je sentis deux bras me soulever de mon matelas pour venir me serre contre quelque chose de doux et de chaud. Instinctivement, je me collai et m’accrochai au vêtement, enfonçant mon visage dans ce qui semblait être un tissu. Bien que je reconnaisse l’odeur si spéciale et unique à Shôta, je n’osai pas ouvrir les yeux. Peut-être de peur que tout ça ne soit qu’illusion. Qu’en fait, je dorme toujours et que je confondais les sensations, qu’il ne soit pas réellement là, que…

Ce n’est qu’en sentant les doigts de mon ami passer dans ma chevelure épaisse que je me rendis compte que tout ça était réelle : Shôta était bel et bien auprès de moi, berçant mon corps éprouvé et tremblotant. Mes yeux s’ouvrirent et je me blottis un peu plus contre lui par réflexe, cherchant sa chaleur, son contact. Me montrer aussi faible n’était pas dans mes habitudes : mais c’était Shôta. Et seulement ce fait changeait toute la donne. Je remarquai avec mon cerveau embrouillé qu’il m’était désormais impossible d’atteindre ma petite boîte. Je ne réagis même pas en comprenant le pourquoi du comment. Je me contentai de me laisser faire, posant ma tête sur son torse. Ses lèvres, chaudes et douces, sur ma tempe me firent fermer les yeux, voulant profiter du contact le plus possible. Jamais auparavant on m’avait témoigné d’autant de tendresse… mise à part bien sûr ma mère. Mais ma mère, ça restait ma mère.

Je m’étais calmé entre ses bras, mais mes mains restaient obstinément serrées sur son haut, refusant de la lâcher. Qu’est-ce qui me disait qu’il ne partirait pas et me laisserait tout seul ? Je ne le voulais pas. Pas maintenant. Plus tard, mais pas maintenant. J’avais besoin de lui près de moi. J’avais besoin de ses bras, de son contact, de sa voix… Était-ce donc possible de devenir aussi dépendant à quelqu’un en aussi peu de temps ?

Devant les explications qu’il me fournit, je ne pus que me sentir minable et pathétique d’avoir pensé que… Je secouai doucement la tête, ayant pour l’instant la gorge trop serrée pour dire quoique ce soit. Il nous allongea et j’en profitai pour me coller un peu plus contre lui, faisant en sorte que mon corps épouse le sien le mieux possible, partageant sa chaleur. Même si ce n’était désormais pas un cas de vie ou de mort, sa chaleur me semblait la chose plus importante chose du monde en ce moment. La chaleur de son corps pressé contre le mien.

Ce qui suivit m’étonna quelque peu. Que je me confie à lui ? Ma surprise passa bien vite lorsque je pris conscience de notre position. Il est vrai que je lui devais tout de même quelques explications… Après le numéro donné, il fallait bien que je m’explique un peu. Et puis, ce serait faux que de dire que je ne voulais pas en savoir tout autant sur lui. Moi aussi j’aimerais être près de lui. Il se dit maladroit, mais c’est moi qui ne sais pas comment réagir à ses réactions, ses paroles. Peut-être me suis-je tellement à un monde haineux qu’aujourd’hui, je doute de la lumière ?

La question, suivit des couvertures, me ramenèrent doucement à la réalité. Je pris une grande respiration, prenant le temps de me concentrer pour être certain que ma voix ne tremble pas et que je ne cille pas. Ce serait bien le comble !

« Shôta… Avant tout… Je.. Je tiens à te demander pardon… C’est pas dans mes habitudes de m’excuser, mais je sais que je te les dois, ces excuses. T’sais… J’suis pas facile à vivre. J’suis impulsif, confus, mais aussi terriblement perdu… J’aimerais réagir de la bonne manière à tes paroles, à tes gestes, mais j’sais jamais comment. Tu m’intrigues, t’es un mystère complet pour moi… et je ne fais jamais les bonnes choses pour te remercier comme il se le devrait. Je te dois tellement. Seulement ta présence… C’est tant…tant pour moi… »

Je me léchai les lèvres, redressant la tête pour venir poser un petit baiser dans son cou, totalement inoffensif et irréfléchi, ayant seulement agis sur un coup de tête.

« J’ai de la chance de t’avoir près de moi… Énormément de chance. Je me mordis la lèvre, cherchant mes mots. Etre franc, voilà ce qu’il fallait. Je ne sais pas quoi te dire. Ou plutôt, comment te le dire. J’ai des regrets… des péchés… Je…»

Je sentais mes yeux s’humidifier, ce n’était pas bon signe. Ce n’était jamais bon signe.

« Shôta, je… j’ai…, je déglutis difficilement, prenant une pause, tentant d’avoir l’air naturel. Échec total. Je l’ai tué… La dernière personne qui a tenté de s’attaché à moi, elle était en dépression. J’crois. Enfin, c’est ce qu’on m’a dit après… Après. Elle venait souvent me voir, cette personne, cet homme. Je ne savais pas pourquoi. Pourquoi il me suivait ? Pourquoi il me souriait ? Je reniflai, ma voix allant en decrescendo. En aillant marre, je l’ai mis au pied du mur. Il m’a… J’me souviens plus trop, c’est confus et brouillé… J’crois qu’il m’avait avoué ses sentiments, ou peut-être qu’il avait dit m’apprécier ? Je ne sais pas, plus… Tout ce dont je me souviens, c’est que je l’ai rejeté avec force, effrayé à l’idée de m’attacher à quelqu’un… Et puis… Le lendemain... Il… On m’a dit… Ça y’est, ma voix tremblait désormais. Mon regard flottait dans le vague. Il n’est jamais revenu à l’école. C’est sa mère… Sa mère qu’il l’a retrouvé. Pendu. Ce n’est qu’après que j’ai appris qu’il était sous traitement. Bipolaire et dépressif. Il venait de perdre sa petite amie dans un accident, j’crois… Il… Il avait seulement cherché un peu de chaleur et… Je l’ai… je l’ai…»

Je me tus, me disant que j’avais suffisamment parlé. Je fermai les yeux, me mordant la lèvre. Ce que je ne dis pas, c’est que s’est son regard qui me poursuivait, jour et nuit. La blessure que je lui avais infligée, la douleur que j’y avais vue. Je l’avais immédiatement regretté. Immédiatement. Mais il était déjà trop tard lorsque je l’avais vue s’enfuir. J’avais cru en son sourire factice. J’avais bien voulu croire en quelque chose de faux, seulement parce que j’avais voulu y croire. Mais au fond, je savais que ce que j’avais fait n’avait pas était prit de la manière que je l’aurais voulu. Habituellement, face à mes piques et mon caractère de chien, on m’avait toujours répondu, ou du moins ignorer. Je mettais en colère, mais je ne blessais pas. Mais pas cette journée là. Non… Pas là…

« C’est pathétique, hein ? »

J’écrasai du pouce une larme solitaire, observant un point imaginaire. J’en avais probablement trop dit… beaucoup trop.
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Shota Kazuki
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Sam 19 Jan - 12:14

Le jeune homme était surpris de le voir s’accrocher ainsi à lui. Mais ça devait être normal pour quelqu’un qui sortait d’un cauchemar, ou qui s’y trouvait encore. Alors Shota le serra un peu plus contre lui, le laissant se coller à lui sans rien dire, même si au début il s’était crispé. Mais après tout, c’était Kuro qu’il avait contre lui, donc il pouvait bien se détendre. C’est ce qu’il fit, glissant ses doigts dans la chevelure de son compagnon, lui donnant sa chaleur, déposant de légers baisers sur sa tempe, ne faisant que l’effleurer parfois. Tout ce qu’il cherchait, c’était à l’apaiser, le rassurer. Et il lui chuchota doucement pourquoi il avait agis ainsi, et il lui avoua son désarroi quand il s’aperçut que ce n’était pas la bonne technique à aborder avec lui, qu’il était maladroit, qu’il ne savait pas trop comment s’y prendre… enfin. Il lui dit tout, restant franc, comme à son habitude, surtout avec Kurogane.

Il ne fut pas surpris de n’entendre aucune réponse venir de la part du jeune homme. Il lui laissa le temps de se calmer, continuant ses caresses pour le rassurer. Il redressa la tête et l’observa, écoutant attentivement alors que le jeune homme commençait à prendre la parole. Il le garda contre lui pendant qu'il parlait, continuant de glisser ses doigts dans la chevelure du jeune homme. Il hochait la tête pour lui signifier qu'il comprenait, et qu'il continuait de lui donner toute son attention. Lorsqu'il eut terminé de dire qu'il avait de la chance de l'avoir, donc avant qu'il n'aborde le sujet de son cauchemar, Shota lui sourit doucement en venant lui pincer le nez, pour attirer son attention sur autre chose que ses tourments. Shota prit alors lui-même la parole, voulant le rassurer.

"Tu sais, tout le monde à commis des péchés, a fait des fautes... personne n'est parfait. Tu n'as pas à t'excuser. Je sais très bien comment tu es, les difficultés que tu as, ton emportement... j'ai eu le temps de m'apercevoir de tout ça. Et quand je dis que je t'aime, c'est pour toi, en entier. Avec ton mauvais caractère aussi. Moi aussi je suis imparfait, je n'emploi pas toujours les bonnes méthodes... je suis hésitant, maladroit... Je n'ai pas besoin de tes remerciements, je suis avec toi parce que j'en ai envie, j'ai envie d'être avec toi ,de pouvoir t'aider et te rassurer, je n'attends rien en échange. Comme je te l'ai dit aussi, mes sentiments... ils sont là, ils sont vrais, je n'ai pas pour habitude de mentir. Mais je ne t'engage pas à quoique ce soit, je veux juste que tu sois... toi, c'est tout."

Encore une fois, il essayait de bien expliquer comment il voyait les choses, pour qu'il puisse le comprendre mieux. Shota l'aimait, mais il ne voulait pas l'encombrer avec ça. Tant que Kurogane le savait, c'était le principal pour lui, il n'en attendait pas de réponse, il voulait le laisser tranquille avec ça. Il lui laissa le temps de bien intégrer les informations que le sdf venait de lui apporter, continuant toujours de caresser ses cheveux et d'effleurer sa tempe avec ses lèvres. Surtout que lorsque Kurogane reprit la parole pour lui parler de son cauchemar. Shota fronça un peu ses sourcils en l'écoutant, continuant toujours de le caresser pour le rassurer. Il intégra bien tout ce que lui dit son compagnon, hochant la tête pour lui signifier qu'il l'avait écouté et entendu, réfléchissant à ce que venait de lui révéler son interlocuteur. Il était touché qu'il se dévoile à lui, heureux même, même si le sujet n'était pas facile. Mais il était... fier, d'un côté. Il déposa un nouveau baiser sur la tempe de son compagnon, lui souriant doucement en laissant ses doigts errer le long de sa joue.

"Tu es très loin d'être pathétique. Je peux tout à fait comprendre que cette histoire t'ai autant affecté.. mais.. contrairement à ce que tu penses croire... enfin.."

Il réfléchit, ne sachant pas trop comment formuler ses phrases pour que Kurogane comprenne bien ce qu'il voulait dire. Il le regarda à nouveau droit dans les yeux avant de poursuivre, sérieux.

"C'est vraiment terrible ce qui s'est produit.. mais tu sais... tu n'es pas fautif. Ce jeune garçon devait te connaître et savoir comment tu réagirait... il devait savoir que tu n'étais pas fort pour montrer tes sentiments, ou accepter ceux des autres.... Et toi... tu as simplement fait ce que tu devais faire.... Tu as fais ce que tu auras fait pour d'autres personnes aussi, tu as tout simplement été toi. Tu n'as pas à le regretter. Tu ne pouvais pas non plus savoir qu'il était dépressif. Si tu l'aurais sû, tu aurais fait quoi ? Tu auras accepté par pitié, ou par peur qu'il tente quelque chose ? Tu auras été avec lui pour de très mauvaises raisons, tu penses vraiment que ça aurait été, ou que ça aurait fonctionné longtemps ? Je ne pense pas.... ce qu'il a fait est regrettable, mais tu n'y est pour rien, il avait d'autres soucis à côté et il a choisit la seule solution qui lui paraissait nécessaire.... tu n'as pas à te le reprocher, il a fait son choix seul.... tu ne peux pas regretter d'avoir été toi-même...."

Il s'arrêta alors de parler, resserrant son étreinte autour de lui en posant ses lèvres sur sa tempe et en les laissant là. Il continua de le bercer doucement. Il baisa ensuite son front, poursuivant sa caresse dans ses cheveux tout en espérant qu'il avait compris où Shota voulait en venir. Ce dernier continua donc de le bercer avant de chuchoter encore.

"J'espère que j'ai réussi à bien m'expliquer... je sais que c'est difficile... enfin je l'imagine, je ne peux pas le savoir sans l'avoir vécu... mais... enfin, voila... je reste avec toi, essaie de te rendormir.... je ne te quitte pas, d'accord ? Je vais essayer de chasser ton cauchemar"

Il espérait qu'il ne paraissait trop sûr de lui, mais il voulait vraiment le faire et l'aider. Il lui sourit en se taisant, pour lui laisser le loisir de dormir.
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Sam 19 Jan - 12:31


J’étais allongé contre lui, regardant tout, sauf celui qui me sevrait de soutient provisoire. Tout, sauf lui. Je me sentais déjà suffisamment ridicule ainsi, suffisamment inférieur et vulnérable, il valait mieux pour mon orgueil que je n’en fasse pas trop non plus. Et plongé mon regard humide et probablement douloureux dans le sien était selon moi trop. Par contre, je ne pouvais nier que ses caresses me faisaient un bien fou. Elles me détendaient, m’apportaient des sensations que j’avais depuis longtemps oubliées. Dans ses bras, je me sentais bien, en sécurité. C’était comme un gros bouclier : là, j’étais à l’abri de mes tourments. Peu importe le chemin qu’ils emprunteraient, je savais déjà qu’il ne réussira pas à m’atteindre. Pas avec Shôta à mes côtés.

Soudainement, je sentis ses doigts sur mon nez, venant me pincer légèrement l’organe de l’odorat. Immédiatement, mes pensées convergèrent dans sa direction, surprit par le geste. Pourquoi est-ce qu’il m’avait pincé ? Pour obtenir mon attention ? Eh bien, si c’était réellement pour ça, alors il avait réussi haut la main ! J’étais toute ouïe.

Le voir réfuter aussi sérieusement mes remerciements et mes excuses me fit me rendre compte à quel point nous avions besoin l’un de l’autre. Surtout pour moi, en fait. Depuis le début, j’étais surtout celui qui profitait de lui. Profiter de sa présence, de sa chaleur. Mais bon, peu importe si c’était égoïste ou non, je n’arrivais pas à ne serait-ce que vouloir changer ça. Cette dépendance… elle pourrait me tuer plus tard. Ce serait probable. Or, c’est bien l’une des seules dépendances que je veux garder toute ma vie. Ses effets sont plus que délicieux… Malgré la promesse très probable de blessure plus tard, je ne voulais pas me séparer de lui. Ni me retenir au niveau affection. Shôta me semble de toute façon être quelqu’un de très fort psychologiquement. Donc, une bonne personne pour moi. Une personne capable de me tenir tête, de me faire comprendre que j’agis mal ou, au contraire, bien. La personne parfaite pour moi. Un mince sourire s’était étendu sur mes lèvres en l’entendant me dire qu’il m’aimait pour moi. Qu’il aimait tout de moi. Qu’il m’attendrait, dans un certain sens.

« J’ai confiance en toi, Shôta. Et-et… Je sais que tu n’attends aucune réponse à tes sentiments, et que tu me laisse vivre avec, y réfléchir. Cependant… J’veux simplement te dire que je ressens quelque chose pour toi… Mais je suis incapable de l’identifié. »

Je pris sa main dans la mienne, puis la posai sur ma poitrine, là où se trouvait mon cœur. Même à travers le vêtement et ma cage thoracique, on sentait très bien les battements un peu plus rapides que la normal de l’organe cardiaque. Je tins sa main là, n’étant même pas gêné de lui montrer cette partie de moi. Cette partie plus… humaine. Je me léchai les lèvres, lâchant sa main après un moment, sentant venir le moment de me confier à lui. Ne vous méprenez pas : je ne le fais pas car je m’y sens obliger ou par redevance, c’est loin d’être ça. J’ai simplement envie de m’ouvrir à lui. Puisque si je m’ouvrais à lui, peut-être que lui aussi, à son tour, s’ouvrirait à moi… Et puis, le poids sur mon cœur était trop lourd pour le porter plus longtemps seul. Je n’allais pas dormir des nuits durant si je ne finissais pas par en parler à quelqu’un. À Shôta, en l’occurrence.

C’est ce que je fis : je lui fis part de tout, de tout ce que j’avais sur le cœur. Mes sentiments, mes réactions… Réellement tout. Je ne m’avais jamais, au grand jamais ouvert autant à quelqu’un. Même pas à ma mère. C’était la première fois. Et, même si c’était douloureux d’en parler, je me sentais aussi bien de lui en avoir fait part. Tout au long il m’avait semblé très attentif et concerné par ce que je disais. Je m’étais senti… important. Quelle drôle de sensation ! Moi qui avais l’habitude d’être une nuisance pour les autres…

Après lui avoir dit à quel point je me sentais pathétique de lui expliquer tout ça, d’être aussi touché. Ses lèvres sur ma tempe, son sourire, ses doigts sur ma joue… Je sentais mon cœur s’emballer. Je l’entendis me démentir, disant comprendre. Je levais le regard pour plonger mes yeux trop pâles dans les siens, attendant une suite que je savais venir. Était-ce normal que chacun de ses mots m’allégeait un peu plus le cœur ? J’en aurai pleuré si je ne m’étais pas retenu à temps. C’était si logique, si vrai. Comment faisait-il pour réparer des années de blessure ? Pour effacer aussi facilement mon sentiment de culpabilité ? Je venais presque à me sentir ridicule en l’entendant.

Un soupire d’aise me trahit lorsqu’il posa un baiser sur ma tempe, mais y reste appuyé un moment avant de passer sur mon front puis mes cheveux. Il me dit qu’il espérait m’avoir bien expliqué et j’hochai la tête, écoutant la suite. Je ne sus jamais pourquoi mon cœur rata un battement en l’entendant me dire qu’il resterait auprès de moi, qu’il chasserait mes cauchemars. Oh, Shôta, si tu savais comme je n’en doute pas !

« Shôta… Tu es extraordinaire…»

Je me blottis un peu plus contre lui, puis levai la tête et passai une main derrière sa nuque. Je ne sais pas trop ce qui me prit, mais j’appuyai légèrement pour le faire descendre et, ainsi, joindre ma bouche à la sienne. Ce fut court, mais extrêmement doux. Je ne me demandais même pas le pourquoi du comment, me recouchant confortablement contre lui.

« ‘nuit…»

Et je refermai les yeux, prêt à me laisser emporter dans les bras de Morphée, le sourire aux lèvres.
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Shota Kazuki
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Sam 19 Jan - 12:34

Shota était heureux... content... satisfait... fier... tout cela en même temps. Et oui, tout simplement parce qu'il avait réussi à redonner le sourire à l'homme qu'il tenait dans ses bras, et qu'il tentait de réconforter et soulager. Visiblement, il y réussissait. Le sentir s'apaiser entre ses bras le confortait dans l'idée qu'il n'était pas si mauvais pour se faire comprendre de Kurogane, que ses sentiments lui parvenaient. Lorsque le jeune homme lui dit qu'il ressentait également quelque chose, sans savoir l'identifier, Shota lui sourit simplement, à nouveau, avant de lui dire.

"Ne te prend pas la tête avec ça, peut-être qu'un jour ça te viendra et tu réussiras à mettre un nom dessus. Ce jour-là tu me le diras."

Oui, et peu importe que ce soit de l'amour, de l'amitié, de la reconnaissance ou autre chose... ça n'empêcherait pas de Shota d'agir naturellement avec Kurogane. Comme il lui avait dit, ça ne l'engageait à rien, Shota désirait juste rester auprès de lui. Enfin, pas 24h sur 24 non plus, mais pouvoir être là pour lui, simplement. Ça pouvait sonner niais, ouais... il n'aimait pas trop ça, mais c'était un fait accompli qu'il ne pouvait nier. Il fut touché lorsque Kuro lui prit la main pour la mettre sur son cœur... touché parce qu'il savait que ce n'était pas un geste anodin pour lui. Il lui sourit alors doucement et lui caressa brièvement la poitrine avant de laisser sa main y stagner simplement. Il ne voulait pas non plus aller trop loin.

Il le laissa ensuite s'ouvrir à lui. Une autre chose pour laquelle il était heureux. Que Kuro s'ouvre à lui. Parce que ça voulait dire qu'il y avait vraiment quelque chose entre eux... un lien qui se bonifiait, s'intensifiait... ils n'étaient plus des inconnus mais deux personnes qui comptent l'une pour l'autre. SI pour une personne lambda, ça peut paraître normale, pour Shota c'était beaucoup, il ne s'était jamais livré à personne, et il se fichait bien des problèmes des autres, il ne cherchait pas spécialement à les connaître, ni à les aider.. sauf avec l'homme qu'il tenait encore contre lui et qu'il cherchait encore à apaiser par des baisers furtifs sur sa tête et des caresses légères.

Il lui donna ensuite sa vision de ce qui tourmentait le jeune homme. Il était heureux de constater qu'il avait réussi à bien s'expliquer, à faire passer correctement le message de ce qu'il pensait. Il fut surpris de sentir le jeune homme se blottir un peu plus et lui dire qu'il était extraordinaire. Pour toute réponse, il grogna simplement ,gêné. Il n'aimait pas qu'on lui dise ce genre de chose, ce n'était pas vrai. Il ne l'était pas, il était juste quelqu'un qui cherchait à aider quelqu'un qui lui était proche. C'était normal non ? Donc voila pourquoi il n'aimait pas qu'on lui dise ça.

Il se figea tout d'abord, interloqué par la main venue se glisser derrière sa nuque, puis par les lèvres posées contre les siennes. Souriant doucement, il appuya un peu plus ses lèvres pour rendre la pression à Kurogane avant de laisser se dernier s'écarter pour se recoucher convenablement, en lui souhaitant bonne nuit. Shota l'avait prit pour un baiser de remerciement, ce qui le faisait sourire. Il aimait bien les preuves d'affection visiblement. Il caressant une dernière fois les cheveux de son compagnon de lit, le gardant contre lui en murmurant près de son oreille.

"Bonne nuit..."

Et il le garda dans ses bras toute la nuit, s'assurant qu'aucun cauchemar ne revenait le hanter. Ce n'est qu'au petit matin que le jeune homme se releva, bougeant tout doucement pour éviter de réveiller le dormeur à ses côtés. Sans faire de bruit, il alla vérifier son linge, constatant qu'il était propre et sec. Effectivement, plus tôt, il l'avait mis à sécher. Il se débarbouilla avant de se changer, allant à la cuisine pour prépare un petit déjeuner qu'il laissa sur la table, recouvert de film plastique pour que ça ne refroidisse pas. Il hésita à laisser un mot à côté de l'assiette pour signaler son départ... mais finalement, il écrivit le mot mais alla le déposer près de Kurogane sur le lit, pour qu'il le voit directement à son réveil. Il ne voulait pas qu'il s'inquiète ou pense quoique ce soit de travers.

Sur le mot, il y avait écrit qu'il s'en allait pour la journée, qu'il lui avait fait à déjeune et qu'il lui souhaitait une bonne journée, et de prendre soin de lui. Qu'il reviendrait, qu'il l'aimait. Et il s'en était ensuite aller de l'appartement, allant en ville pour faire son petit tour de tout les jours. Il avait hâte de le revoir.
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Kurogane H. Lightstars
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Sam 19 Jan - 12:38


J’étais si bien dans ses bras que s’en était presque indécent. Jamais je n’aurais cru vouloir autant sentir quelqu’un aussi près de moi. Habituellement, j’exécrais toute forme de rapprochement ou affection. Mais pas avec Shôta. Non, avec lui, je tendrais même à dire que c’est l’inverse. Plus il est proche, mieux je me sens. J’aime sa compagnie… peut-être un peu trop. Est-ce mal? Est-ce mal de le vouloir proche, de vouloir sa présence? J’sais pas. J’ai pas envie de le savoir non plus. Non, vraiment… ça ne m’intéresse pas. Il est là pour le moment, c’est tout ce qui compte. Le reste importe peu. Pour ne pas dire pas du tout.

Lorsqu’il me dit de ne pas me prendre la tête avec ça, qu’il voulait simplement que je lui dise lorsque je serai prêt à lui donner une réponse, je ne pus m’empêcher de grimacer. Lorsque je serai prêt, hein? C’était pas la meilleure chose à me dire… J’allais probablement prendre plus que mon temps. Toute la vie, s’il le faut. Contrairement à Shôta, réglé les choses le plus rapidement possible n’est pas mon fort. Mais alors pas du tout du tout… Que voulez-vous, je suis ainsi, flegmatique. Ce qui ne presse pas n'est pas important: sinon, ça le serait. Et comme il me disait que tout allait bien comme ça, ça signifiait donc que ce n'était pas très pressant.

La caresse sur mon torse me fit frémir de toutes mes fibres, mon corps n'étant pas habitué à un geste aussi innocent. On m'avait déjà caressé ainsi, je ne peux le nier: les prostitués, ça me connaît. Mais jamais on ne l'avait fait sans arrière-pensée. Sans… sans aller plus loin. C'est si bon, un simple geste, une simple attention. Juste ça… On dirait que ça fait une éternité qu'on ne m'a pas touché ainsi ! Même, je suis gentil avec l'éternité.

Après lui avoir dit qu'il était extraordinaire, je le vis se crisper. Il n'aimait pas les compliments? Pourtant, c'était la stricte vérité, là. Extraordinaire= personne qui sort de l'ordinaire. Shôta sort de l'ordinaire. Je n'ai jamais vue personne comme lui. Jamais. Ni de loin, ni de proche. Ni physiquement, ni mentalement. Shôta est unique. Il sort de la définition d'ordinaire. Donc, peut importe ce qu'il peut en penser, il est extraordinaire.

Après mon baiser de bonne nuit, je souris en l'entendant me rendre mes mots. En temps normal, j'aurais peut-être trouvé sensuelle la façon dont il avait murmuré ses mots à mon oreille. Mais là, je ne pus que les trouver extrêmement doux et ensorcelant. Je m'endormis rapidement contre lui, respirant son odeur, profitant de la chaleur qu'il dégageait. Au final, je dormis extrêmement bien toute la nuit, d'un sommeil plutôt lourd. Je ne rêvai pas, pas plus que je ne cauchemardai. Mieux: je ne me réveillai même pas ! C'était la meilleure nuit de toute ma vie. C'est ce que je me disais, jusqu'à ce que je me réveille, vers midi.

« Shôta…?»

En ne voyant personne, je me mordis la lèvre, sentant un élancement étrange me prendre. Je ne savais pas c'était quoi: de la panique? Et si… Et si j'avais tout imaginé? Et si c'était vrai et il m'avait abandonné? Avant que mes doutes aillent plus loin, je vis le petit bout de papier sur le lit. Je le pris entre mes doigts blêmes et le dépliai, lisant rapidement ce qu'il y était écrit.

Immédiatement, ma panique disparue. Je souris même en voyant le ''je t'aime''. Sacré Shôta. Il me demandait même de prendre soins de moi… C'était réellement touchant. Vraiment. Je fus rassuré en voyant les mots m'affirmant noir sur blanc qu'il reviendrait. Il me restait plus qu'à l'attendre. Enfin, pas toute la journée non plus: j'ai énormément de chose à faire aujourd'hui. Pas des choses très…catholiques, mais bon. Ça irait. J'entrevis du coin du regard le plat que m'avait probablement fait Shôta avant de partir et souris.

« Shôta, t'es un ange…»

Je me redressai, puis pris le repas et posai l'assiette sur mes genoux. Bien sûr, malgré le film de plastique, le plat avait refroidis. Cependant, je lui trouvai malgré tout un goût délicieux. Seulement parce que c'était lui qu'il l'avait fait, ça le rendait réellement savoureux. Ooh non, je deviens trop niais là…

Une fois le repas terminé, je m'étirai, puis pensai à m'habiller. J'avais des hommes à aller voir, moi ! Douche, vêtements, vaisselle et toilette, puis j'étais prêt pour ma journée. Lorsque je franchis le portique en direction des vendeurs d'illusions, j'oubliai automatiquement l'ange qui m'avait veillé toute la nuit.



* * *

« Wouuuuuaaaa! À l'abooooordage moussaillons!»

Balais entre les mains, seulement vêtu d'une cape qui ne couvrait même pas le devant, je me jetai sur mon divan en fouettant l'air devant moi, jetant un regard haineux à l'énorme dragon des mers –qui avait un air de famille avec mon lave-vaisselle – tout en lâchant un chapelet de juron. Dans mon autre main, je tenais un espèce de fusil à laser –celui-là ressemblait fort au joujou sexuel que j'avais acheté la dernière fois dans le sex-shop, avec cet étrange vendeur- qui se balançait au gré de mes coups. Je vis le monstre s'approcher et je me tapis sur le sofa, ne laissant dépassé que mes yeux. S'il me voyait, s'il me voyait…

« Tous aux abris ! Le monstre est hors contrôle….! »

Je me jetai en quelques secondes sous ma table basse dans le salon, observant frénétiquement de gauche à droite. Ou de droite à gauche. Ou de haut en bas? Aucune idée. Me souviens plus. J'sais pas. Oooh non ! Non ! Je vais mouuuuriiir !! Je suis encerclé ! Je lançai mon balai pour prendre la seringue que j'avais laissé tombé plus tôt et qui avait roulé. Seringue désormais vide de mon tendre et doux amour. Le liquide chéri n'y était plus, malheur! Il avait été si délicieusement délicieux ! Jamais il n'avait été aussi fort, aussi puissant… Jamais jamais ! À coup sûr le vendeur me reverrait ! Mais ça, c'était pour plus tard: là, je devais chasser le dragon et le serpent de mon salon. Serpent étrange, au fait.

…est-ce à moi qu'il parlait ? J'hochai la tête, me soumettant au dieu Hebi. Je balançai ma cape au loin, étant désormais nu.

« N-non… Oui ! »

Je roulai de sous la table jusqu'au divan, puis envoya valser tout ce qui avait sur la table sauf mes lunettes à rayon laser noire. Je grimpai sur la table, puis m'étendis sur la table. Moi, sacrifice? Si c'était pour une bonne cause ! Et puis, si les femmes de l'ancien temps le faisait, pourquoi pas moi? Je me tortillai dans une pause qui se voulait alléchante et provocante, un peu féminine sur les bords, puis ouvrit les mains au ciel.

« Emmenez-moi avec vous ! »
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Shota Kazuki
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Sam 19 Jan - 22:51

Toute la journée, inlassablement, les pensées du jeune homme s'étaient tournées vers l'être qu'il avait laissé endormi dans l'appartement quitté le matin-même. Il s'était baladé en ville, rencontrant les personnes qu'il connaissait à présent fort bien, sdf comme lui, ou simplement dans le besoin, ou ayant d'autres soucis. Enfin, entre personnes en difficultés on se reconnaissait et on s'aidait par-moment. Mais sans plus. Shota ne s'était jamais vraiment lié avec eux, il préférait rester solitaire. Sauf avec Kurogane, mais ça c'était une autre histoire. On peut pas dire qu'il avait grand chose à faire en ville, en fait. Pas de travail, personne à aller voir, pas d'école à fréquenter... parfois il s'ennuyait tout seul. Alors il se promenait, ou alors il allait tout simplement au parc se reposer, prendre l'air... s'évacuer l'esprit. Quoique ses pensées étaient tournées vers son compagnon de la veille.

Il ne savait pas d'où venait les sentiments qu'il avait pour lui... de l'attachement, l'envie de le voir... l'envie de le voir aller bien... c'était comme ça. Un sourire lui vint au lèvres en y repensant, avant de laisser ses pensées vagabonder ailleurs, tout en somnolant sur le banc du parc. Il faisait froid, ce qui rendait les choses moins confortables mais bon, avec les années il avait appris à s'y faire. C'est aussi pour ça qu'il ne voulait pas s'habituer à dormir dans un lit le soir, ne serais-ce que pour quelques fois, il aurait vite pris l'habitude et n'aurait plus supporter de dormir ainsi au fond, ou alors sous la pluie. Et pourtant il n'avait pas le choix, donc il devait garder sa tolérance au froid.

En fin de journée, il soupira quand il se fit approché par un homme en costume cravate. Ce n'était pas la première fois qu'il le voyait ici, et il venait régulièrement le faire chier. Il connaissait sa situation précaire, même si Shota ne savait pas comment l'autre était au courant vue qu'il évitait d'en parler. Et cet homme venait toujours vers lui avec une laisse de billets à lui offrir en échange de certaines prestations de son corps, dans un endroit intime comme un hôtel ou chez lui. Il ne fallait pas chercher très loin pour savoir qu'à chaque tentative de cet homme, Shota ne manquait jamais de l'envoyer balader en lui disant ce qu'il pensait de ses méthodes, et qu'il n'avait pas besoin de cet argent sale.

Après cet intermède, Shota était partie faire un tour en soupirant, les mains dans les poches. Quand il passa devant la vitrine d'un magasin qui lui montra un heure tout de même assez avancée dans la soirée, il n'hésita que quelques instants avant de prendre la direction de l'appartement de Kurogane. Il ne voulait pas être seul ce soir... surtout si ce sale mec revenait encore avec sa liasse de billets. Arrivé devant chez le jeune homme, il se mordilla légèrement les lèvres avant de frapper à la porte d'entrée. Il fronçait ses sourcils en entendant le bruit à travers la porte, se demandant ce qui pouvait bien se passer à l'intérieur.

Enfin, une fois qu'il peut entrer (soit parce que Kuro est venu lui ouvrir, soit s'il a ouvert seul, ...) il fronce un peu plus ses sourcils en voyant l'état dans lequel se trouve le jeune homme. A poil, et... totalement délirant. Cela laisse le sdf figé, dans un premier temps, par la surprise. Il retint ensuite un soupire en s'avançant dans la pièce. Il alla prendre de quoi le vêtir, revenant ensuite vers le jeune homme en le prenant par les épaules pour aller l'asseoir sur le canapé, tentant de le raisonner.

"Il faut t'habiller, tu vas attraper froid..."

Il ne savait pas trop comment lui parler, si ce qu'il dirait porterait ses fruits, s'il le comprendrait. Jamais il n'avait eu à faire avec quelqu'un en pleine... heu... en plein trip... il ne savait pas du tout comment s'y prendre. Mais une question le taraudait... comment pouvait-on délibérément se mettre dans un état aussi pitoyable ? Il regardait Kurogane avec calme, tentant donc de l'habiller et de le faire rester tranquille, avant de se lever pour aller lui préparer un café bien fort. On ne sait jamais...
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Dim 20 Jan - 2:57


J’étais entrain de rouler sur le côté de la table, pégayant dans ce qui me semblait être une violente et orageuse mer, lorsque j’entendis la porte s’ouvrir. Une porte au milieu de l’océan… ? Mon esprit embrouillé détecta avec un peu de difficulté et un certain délai une silhouette humaine que je ne pus m’empêcher d’admirer. Sur le ventre, je l’observais avancer avec un grand sourire, balançant les jambes de haut en bas. L’une de mes armes tomba à l’eau alors que l’autre roulait sur mon bâteau improvisé. Lorsque je le vis s’avancer vers moi, je ne pus qu’être éblouis par sa beauté. Était-ce un dieu qui venait pour m’amener au ciel ? Ou bien me punir ? Peu importe : la seule idée d’être dans ses bras divins me semblait être un luxe.

Je me redressai en sentant ses mains sur mes épaules, frissonnant au contact de sa peau en riant bêtement. Pour aucune raison. Strictement aucune, sinon celle que ses doigts froids sur ma peau chaude était réellement frisquet. J’attrapai son bras en me laissant pousser sur le divan. La mer n’était plus, elle avait laissé place à un grand désert. Et lui et moi étions désormais seul au milieu de ce désert, assis sur un sofa venu de nulle part.

Il me dit quelqe chose, mais je ne compris qu’à moitié. M’habillé ? Pourquoi faire ? L’homme naissait nu au départ, alors pourquoi fallait-il s’encombrer de vêtements une fois plus grand ? C’était totalement illogique ! Et puis, nous avons les mêmes attibuts masculins, donc ce n’est rien.

« M’habillé ? Ennuyeux ! »

Mes vêtements, ceux qu’il me tendait, ne firent pas long feu entre ses mains : je les balancai rapidement à quelque part d’autre dans la pièce, ne me rappelant plus où la seconde suivante.

Je le repoussai sur le sofa lorsqu’il tenta de se lever, grimpant sur lui en m’y allongeant de toute ma longueur, croisant mes bras sur son torse en souriant gaiement. Mes yeux –dont les pupilles devaient bien être dilatées- se fixèrent sur son visage, retraçant avec la force de mon esprit les lignes contours et ses traits caractéristiques. Je libérai une main pour venir caresser sa joue, puis le coin de ses yeux. Ce n’était pas un dieu, non. Un ange. Sa peau douce… Son odeur masculine… Son regard sombre… Mon ange adoré. Je libérai une autre main pour porter un doigt à ma bouche, suçotant pensivement le membre.

« Tu es venu me chercher pour m’amener au paradis avec toi ? »

Je ne lâchai pas mon doigt, mes pupilles frivoles se promenant de gauche à droite sur son visage alors que mon autre main partait en exploration dans la broussaille qui lui servait de chevelure. Ma question n’avait eu aucun double sens, je lui demandais réellement s’il allait m’emmener avec lui au paradis. Après tout, n’est-ce pas là qu’habite les anges ? À moins qu’il ne soit un ange déchu… Ou peut-être un démon déguisé en ange venu voler mon âme ? Qu’en sais-je !

« Tu peux me prendre en entier ! »

Encore là, ma phrase était l’innocence même : à croire que ma douce avait effacé –ou plutôt fait taire pour un moment- l’esprit pervers qui m’habitait en permanence. Je secouai la tête pour chasser mes pensées, m’allongeant un peu plus contre lui, mon doigt enduit de bave venant se glisser sous son haut, caressant la peau à ma disposition. Est-ce que je savais ce que je faisais ? Aucunement. Je n’avais qu’une idée en tête : m’amuser, m’amuser et encore m’amuser ! Comme quoi, il y a des choses que je ne comprendrai jamais.
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Shota Kazuki
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Lun 21 Jan - 3:02

Shota était assez perplexe, surpris... il faut dire que c'était la première fois qu'il voyait quelqu'un qui était en plein.. heu... trip ? Non pas qu'il n'y connaisait rien à la drogue, non, mais pas grand chose on va dire. Et c'était la première fois qu'il voyait les effets d'une drogue en pleine action. Et, même s'il savait que Kurogane se droguait, il n'aurait jamais pensé le découvrir un jour dan cette situation. Ne sachant pas ce qu'il devait faire, si le jeune homme le reconnaîtrait, s'il comprendrait ce qu'il lui disait... il ne savait pas du tout comment s'y prendre, ou s'il allait faire une bêtise, ou quoique ce soit. Enfin bref, il décida d'aller chercher des vêtements pour le rhabiller, pour ne pas qu'il prenne froid. Il s'était retrouvé désapointé en voyant les vêtements voler à l'autre bout de la pièce.

Mais il n'avait pas eu le temps de se demander ce qu'il allait faire qu'il se retrouvait projeté sur le canapé, avec bientôt un corps l'empêchant de se redresser. Et un corps diablement beau et excitant en plus de ça, un véritable supplice. Shota déglutit alors que les yeux de Kuro le dévisageait. A en voir ses pupilles, il était effectivement en plein trip. En l'entendant lui parler ainsi, d'une voix si.. excitante, il frémit autant que sous les doigts qui lui caressaient le visage. Mais qu'est-ce que Kuro faisait ? Et qu'est-ce que lui faisait ? Il ne devait pas se laisser aller, même s'il en mourrait d'envie. Kuro était tellement beau, tellement proche, tellement désirable... Il ferma un instant les yeux alors que le jeune homme lui disait qu'il pouvait le prendre en entier. Il devait se faire violence pour se raisonner et se dire que son compagnon n'était pas lui-même et qu'il n'avait aucun droit d'en profiter.

Il rouvrit donc les yeux et les fixa dans ceux de son interlocuteur, se mordillant très légèrement les lèvres.

"Je suis venu pour t'emmener au lit... dormir... te reprendre... en attendant que les effets de cette saloperie disparaissent... tu veux boire un café avec moi ?"

Franchement, il ne savait pas du tout quoi faire pour le faire revenir à lui. Ce n'était peut-être pas possible ? Il ne savait pas. Il se redressa, repoussant légèrement Kurogane pour pouvoir le faire. Ne voulant pas que ce dernier prenne ça comme un vulgaire rejet, il vient déposer un baiser au coin de ses lèvres avant de se relever, caressant doucement ses cheveux pour se diriger ensuite vers la cuisine, mettant la machine à café en route. Il souffla doucement, des images d'un Kurogane érotique ne voulant pas quitter ses rétines. Mais non, il ne pouvait définitivement pas profiter de son état, il n'était déjà sûrement pas conscent d'être totalement désirable et indécent. Shota ne pouvait vraiment, vraiment pas profiter de son état. Enfin, c'est ce dont il essayait de se convaincre tout en remplissant les tasses de café.

Inspirant profondément, il revient dans la pièce, tendant la tasse de caé à son compagnon, rougissant légèrement. Ca aurait été mieux s'il avait accepté de se rhabiller ! S'asseyant sur un fauteuil, Shota observait son interlocuteur.

"Kuro... pourquoi tu fais ça... pourquoi tu te drogues ?"

C'était comme pour les personnes qui se saoulait. Cela offrait un état... lamentable... ça faisait peine à voir lorsqu'il était mort bourré, à débiter des ânneries, ça faisait pitié. Bon, dans la situation présente, Kuro était loin de faire pitié, il était... amusant. Mais c'était triste de savoir qu'il s'était drogué pour être dans cet état... dans un sens, le voir nu à confondre son salon avec un océan... ça avait un fond pitoyable. Il n'aimait pas le voir ainsi, mais avait-il le droit de l'en empêcher ?
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Kurogane H. Lightstars
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Mar 22 Jan - 11:10


J’étais confortablement étendu sur le ventre de mon ange aux ailes opaques, mes mains s’amusant follement sur son visage, tout en restant cependant douces. Je sentais ses traits parfois se tendre, ses yeux se fermer. Que faisait-il ? À quoi pensait-il ? Qu’est-ce qu’un être céleste pouvait bien penser, ainsi couché sous moi ? Peut-être que le fait qu’un être aussi souillé que moi touche sa peau divine lui donnait envie de vomir ? Hmm… J’en n’avais que faire ! Peu importe ce qu’il en pensait, je tiendrais cet ange dans mes bras. Contre moi. J’aime sa douceur… Mais surtout sa chaleur. Il me semble reconnaître son visage, en fait. J’l’aurais pas déjà vue quelque part ? Je fronçai les sourcils tout en souriant. Drôle de mélange !

Sa voix m’est familière… et rassurante. Je l’ai déjà entendu. Dans mes rêves comme dans la réalité. Si réalité existait, ici. Peut-être même que je l’ai entendu lorsque j’étais en bateau. Ce serait très possible. Peut-être que j’y ai vue son visage ? Peut-être qu’en fait, l’homme sous moi n’est pas un ange, mais seulement un homme déguisé en ange ? Je ne sais pas, ne sais plus… Mais est-ce important ? Je me sens tellement bien avec lui ! J’ai l’impression de le connaître depuis toujours… On est peut-être ami ?

Nos yeux se rencontrèrent et j’aurais juré voir une sorte d’étincelle au fond de son regard. J’oubliai cependant ce détaille pour m’attarder sur ses paroles. Lit ? Dormir ? Café ? Je penchai un peu la tête sur le côté, hochant la tête. Un café ? Quelle bonne idée ! J’adore le café ! Bien sûr, ça n’égale pas la cheville d’un milkshake, mais c’est pas grave. Est-ce que les milkshakes ont des jambes, au fait ? Je ne me suis jamais posé la question… Alors que je me perdais et reperdais dans mes pensées, je me sentis pousser sur le côté. Il me repoussait ? Étais-je de trop pour lui, un boulet ? Les lèvres à la commissure des miennes me firent rire alors que la main me faisait pousser un soupire d’aise. Il ne me détestait pas… !

Alors qu’il traversait l’océan pour aller à une île perdue, je ramenai mes jambes contre mon torse, regardant l’arbre qu’était ma bibliothèque. Un drôle d’arbre. Peut-être une nouvelle espèce ? Il faudrait que j’appel les représentants de la faune et la flore. Un jour. Je pris la tasse que me tendis mon ange, portant mes lèvres au délicieux nectar. Un nectar amer, soit, mais qu’importe. Je ne prenais habituellement pas mon café comme ça, mais encore là, on s’en fiche.

À sa question, je me retournai vers lui en faisant un "hyuuuu ?" très intelligent. Était-il sérieux ? Me demandait-il réellement ça ? Je reposai ma tasse sur la table de chevet –de toute manière, ma main tremblait trop pour que je la garde entre mes mains-, sentant les effets de la drogue progressivement s’en aller, mais pas encore au point de me rendre lucide. Je me levai et, sans aucune honte, vint m’assoir sur lui, mes jambes passant au-dessus l’accoudoir d’un côté alors que mon dos s’appuyait sur l’autre. Je passai un bras autours de son cou pour ne pas tomber.

« Quel drôle de question ! You’re funny, my angel ! Il n’y a pas tant de raisons. Pas des bonnes, j’crois. J’aime être léger. Ne plus avoir à penser à rien. M’amuser. Oublier le temps. Et ma chérie m’y aide… »

Mon regard passa sur son cou, puis monta jusqu’à ses yeux, pas du tout gêné de ma position. Je repensai au dragon et au serpent. Peut-être y étais-je allé un peu fort, cette fois ? Je pris un air un peu piteux, comme un enfant allant se faire gronder.

« C’une nouvelle, aujourd’hui… Jamais testé… C’fort…»

Je me collai un peu plus à son torse, sentant comme pour la première fois un petit courant d’air. Peut-être que me mettre à poil n’était pas une si bonne idée ? Or, me rhabiller ne me semblait pas amusant du tout. Donc, je restais ainsi. Lorsque je rencontrai une nouvelle fois ses yeux, je compris pourquoi il me semblait aussi familier. Je compris qui il était. Alors, un grand sourire s’étendit sur mes lèvres et je le serrai fort contre moi, venant le chevaucher.

« Shôta ! T’es revenu ! »

Peut-être que la drogue me rendait un peu plus joyeux et ouvert, cela restait qu’il y a certaine chose dont je n’avais pas conscience. Mais ça aussi, on s’en fichait royalement.


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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Mar 22 Jan - 11:29

Pour tout avouer, Shota était vraiment... désappointé. Premièrement, le comportement du jeune drogué en pleine phase d'hallucination le perturbait. C'était la première fois qu'il voyait ça, qu'il devait faire face à ce genre de chose. Il ne savait pas y faire face, il ne savait pas quoi faire. Il ne savait même pas si le jeune homme le reconnaissait, si ce qu'il lui disait pouvait l'atteindre, si.. si ce qu'il faisait servait à quelque chose. Enfin, pour le moment également, le jeune homme était occupé à ne pas succomber à la tentation de prendre de travers les mots qui pouvaient s'échapper de la bouche de son compagnon de pièce. Il était beaucoup trop attirant, beaucoup trop... enfin... il n'était pas lui-même, Shota n'avait pas le droit d'en profiter, ou quoique ce soit. C'est en partit pour cela qu'il s'était échappé pour aller faire du café, et aussi pour tenter de trouver quelque chose qui pourrait dissiper les effets de la drogue.

Il revint donc et donna sa tasse à Kurogane. Il se mit assis et tenta d'ouvrir la conversation, un peu à l'aveuglette. Comme dit auparavant, il ne savait vraiment pas quoi faire, comment s'y prendre, ou s'il ne devait pas le laisser tout simplement tranquille, dans son trip. Lorsqu'il écouta la réponse que le jeune homme lui offrit, sur les raisons qui le poussaient à se droguer... cette réponse le laissa tout d'abord perplexe, puis assez attristé. Il aimerait pouvoir l'aider à tout cela, à aller mieux sans avoir besoin de cette drogue, sans se retrouver dans cet état... Il soupira doucement en gardant ses yeux posés sur le jeune homme. Il était surpris de le revoir contre lui, ne s'était pas aperçu qu'il était revenu contre lui. Il soupira doucement en le serrant finalement contre lui, glissant ses doigts dans ses cheveux et déposant un baiser sur sa tempe. Il n'aimait pas le voir comme ça, mais il ne pouvait pas s'empêcher de le couver de câlins, il en avait envie. Il fut surpris de la soudaine exclamation du jeune garçon, s'apercevant seulement maintenant de sa présence. Il soupira, se rendant compte que tout ce qu'il avait fait jusqu'ici n'avait servit à rien. Il déposa un nouveau baiser sur son front, le repoussant ensuite sur le fauteuil pour se redresser ensuite.

"Ecoute Kuro... je vais te laisser pour ce soir... je n'aime pas te voir dans cet état... ça me laisse vraiment... enfin... je ne sais pas quoi faire pour t'aider... alors je pense que le mieux serait de te laisser tranquille, cuver les effets de cette drogue..."

Oui, c'était bien beau de dire cela, mais il ne savait même pas si c'était la meilleure chose à faire ou pas, si il ne valait pas mieux rester avec lui ? Il n'en savait fichtrement rien et ça le déstabilisait complètement. Il se jura que lui, il ne toucherait jamais à la drogue, il ne voulait pas se retrouver ainsi. Alors, incertain, il demanda, ne sachant même pas si le jeune homme pourrait lui apporter une réponse.

"C'est ce que je dois faire hein ? Ou... non ? Je t'avoue que je suis complètement perdue fasse aux effets de cette drogue... je sais pas quoi faire..."

Il se mordilla les lèvres avant de soupirer, baissant un peu les yeux
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Mer 23 Jan - 10:15


Tout était flou, flou, flou dans ma tête. Il y avait une explosion de couleur qui s’était églament étalé un peu partout, comme si on avait joué au paint ball avec la réalité. Le pire, c’est que ma lucidité commençait tout doucement à revenir… et donc, je me rendais de plus en plus compte des mes hallucinations et de ce qui m’entouraient. J’avais abusé sur ce coups-ci, je ne pouvais le nier. Certaines choses qui me revenait en tête me disait que, en fait, j’avais vraiment, vraiment abusé. Je devais bien avoir frôlé l’overdose ! Alors que j’étais repoussé dans le fauteuil, je me massai le front, mon sourire commencant lentement à disparaître. La mer s’asséchait et, pourtant, mes nausées augmentaient. C’était le revers de mon plaisir.

J’entendis la voix de mon ami comme un bourdonnement : je n’en compris même pas le sens. Que me disait-il? Ça devait être sérieux, vue son expression. Or, comprendre un seul mot dans cet état était chose réellement impossible. Je frissonnai en me calant un peu plus dans le fauteuil, serrant les dents. Ce n’est que’à ce moment que je un petit détaille. Une petit, tout petit, infime, détaille…

J’étais nu. Nu comme un vers. Nu comme n’importe lequel animal.

Je vis du coin de l’œil les vêtements que m’avait probablement apporté Shôta –pas que je m’en souvienne clairement, seulement, ça me semblait l’hypothèse la plus logique- et leur lançai un regard noir. Pourquoi fallait-il que vous soyiez aussi loin, hein ?! Évidemment, simplement pour m’embêter. Je ne pouvais évidemment pas m’élancer dans leur direction : je m’étais déjà suffisament ridiculiser comme ça, pas obliger d’en ajouter une couche. Je me contentai de me recroqueviller sur moi-même, entendant la voix du jeune homme surgir une nouvelle fois. Cette fois, j’en compris le sens. Ou à peu près.

En le voyant aussi perdu face à mon… ‘’trip’’, à mes réactions, je ne pus que soupirer en l’observant, mes traits s’étant durcis pour retrouver l’expression que j’avais habituellement, la même expression que je portais en permanence, à quelques détailles près. Cette fois, j’étais aussi pas mal gêné, honteux.

« J’aimerais qu’tu restes… Commencais-je, incertain. Cependant, j’sais aussi que c’est t’imposer énormément que de te demander cela. Je t’en voudrais pas si tu partais. Ce serait même préférable… Puisque, d’expérience, j’sais que ce qui me reste à venir n’est pas beau à voir. »

Je toussotai un peu, faisant en sorte que mes jambes repliées cache LA partie de mon corps. Ma tête alla reposer sur le dossier du fauteuil alors que la pensée que je devrais aller à la salle de bain, la toilette plus précisément, me traversait l’esprit. Je passai une main tremblante sur mon cœur trop rapide, sentant des sueurs froides me passer. Oui, je n’avais pas passer loin de l’overdose. C’était la première fois que j’avais ce genre d’effets secondaires. Le stock ne devait pas être aussi pur que ce que je pensais… Hum, il allait entendre parler de moi le lendemain matin à coup sûr. Il allait surtout faire connaisance avec mes poings.

Finalement, en ayant assez de frissonner de froid, je me redressai sur mes deux jambes.

« Au départ, avant que je prennesça, je voulais te dire quelque chose de très important… Je me massai une nouvelle fois le front, tentant de replacer mes idées. Or, les effets de la drogue ne s’était pas totalement dissipés. Mais je me souviens plus du tout ce que c’était… »

Tout ce que je savais, c’est que ça m’avait tenu très à cœur. Tant à cœur que j’avais même prit un peu de ma chérie pour me délier la langue. Au final, ça n’avait pas fonctionner du tout : j’avais beaucoup parlé, mais ce n’était pour rien dire. Inutile, donc. Idiot.

Je pris la couverture sur le dossier de mon divan, puis m’enroulai dedans. Je mettrais mon boxer un peu plus tard : la sensation de douceur contre ma peau nue était franchement agréable. Je me tournai dans la direction de Shôta, ou plutôt, là où il devrait être. S’il était entre temps parti, alors j’avais parlé comme un imbécile dans le vide. Hum, ce ne serait pas la première fois.
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Shota Kazuki
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Mer 23 Jan - 21:14

Malgré sa perplexité et le fait que Shota ne savait absolument pas quoi faire, ni quoi dire, dans l'état actuel des choses avec Kurogane, il remarqua cependant, au fil des minutes, de longues minutes, que ce dernier ne semblait plus aussi... dans son trip que lorsqu'il était arrivé. Le café faisait-il finalement effet, ou alors c'était es effets de la drogue qui s'estompaient d'eux-même ? Enfin soit, il n'en savait rien mais le résultat était le même. Pour peu que Shota ne soit pas en train d'imaginer tout cela. Mais si on observait bien les yeux et le corps de son interlocuteur drogué, on pouvait remarquer certaines nuances revenir dans son expression. Et pour tout avouer, Shota en était soulagé. Ce n'était absolument pas contre Kurogane, non, mais il était vraiment mal à l'aise de ne pas savoir comment se comporter avec quelqu'un dans son trip...

Donc non, il ne s'en alla pas, il resta à la même place, continuant d'observer le jeune homme. Shota réussit même à sourire lorsqu'il vit le coup d'oeil alarmé que Kuro lança à ses vêtements plus loin. Toujours avec un petit sourire, mais pas moqueur, faut pas s'y tromper, juste tendrement amusé, Shota fit demi-tour pour aller chercher le tas de vêtements un peu plus loin. Nul doute que si Kuro avait à nouveau les pieds sur terre, il n'apprécierait pas de rester nu, il aurait peut-être froid aussi. Donc Shota s'approcha à nouveau de lui avant de lui tendre ses vêtements avec un petit sourire, ne pouvant tout de même pas rater l'occasion de le taquiner.

"Tu sais... j'ai eu le temps de tout voir et tout sentir alors que tu m'avait plaqué sur le canapé, me chevauchant avant de te coller à moi en me disant de te prendre tout entier...."

Il voulait le taquiner. Cela ne l'avait pas dérangé, mais il n'en aurait jamais profité, certainement pas. Lorsque Kuro prit ses vêtement, Shota se recula d'un pas, heureux que Kuro lui ait dit qu'il aimerait qu'il reste, mais qu'il ne lui en voudrait pas si ce n'était pas le cas. Shota secoua la tête de gauche à droite, un peu mal à l'aise avant de lui dire.

"Non, je n'ai plus de raison de m'en aller à présent. C'est juste que je ne savais vraiment pas quoi faire face à une telle situation... je n'avais encore jamais vue personne en plein trip, j'étais juste... désarçonné... je pensais que peut-être tu serais mieux si je te laissais tranquille... je savais vraiment pas quoi dire ou faire...."

Encore une fois, il lui parlait honnêtement. Il se rapprocha une nouvelle fois de lui, venant glisser ses doigts dans sa chevelure avant de lui dire une nouvelle fois.

"Tu me le diras quand ça te reviendra alors.... mais tu n'as pas l'air bien.... je n'y connais rien à la drogue... donc... de quoi voulais-tu parler quand tu disais que ce qui reste à venir n'était pas le meilleur ? Est-ce que je peux t'aider d'une quelconque manière....?"

Non, il ne savait vraiment pas, mais l'envie d'aider son compagnon de soirée était bien présente par contre. En voyant le visage légèrement en sueur de Kuro, il hésita brièvement avant de lui prendre la main pour le tirer doucement jusqu'à la salle de bain, voulant dans un premier temps le rafraîchir.

"On va te rafraîchir un peu ?"

Ouais, en fait il préférait lui demander pour ne pas faire de connerie. Il prit donc un gant de toilette qu'il humidifia avant de le passer doucement sur le visage de Kurogane, guettant chaque réaction de ce dernier afin de pouvoir y faire face.

"Ca va ?"

Il était inquiet quand même.
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Kurogane H. Lightstars
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MessageSujet: Re: Shôta -> Deux personnes, un lien. Lequel?   Jeu 24 Jan - 11:11


Je me pris la tête entre les mains, maugréant contre le brusque boucan entre mes deux oreilles. C’était réellement douloureux en plus d’être vraiment chiant. Je m’aurais bien tapé la tête sur les murs : mais je ne croyais pas que cela conviendrait à la déco de la pièce. Ça risquait même de faire un beau gâchis… Chose que je préférais éviter, vue dans l’état que j’étais actuellement. Je me contentai donc de me masser les tempes en observant ce qui m’entourait d’un œil désintéressé. Si ça n’avait pas la propriété de me faire aller mieux, ce n’était pas important! Et… Shôta m’était très, très important.

Lorsque je vis une expression que je qualifierais de moqueuse sur son visage, je sus que j’avais quelque chose de… eh bien, d’honteux. Et qu’il en était au courant. Mais pas moi : j’avais oublié quelques bouts et, ça, ça devait en faire partie. J’avais un don pour me ridiculiser, je le savais d’or et déjà. Chose que je ne savais pas, c’était que Shôta était pour revenir le soir même. Si je l’avais su, évidemment que je ne m’aurais pas drogué, simplement pour éviter cette situation.

Lorsqu’il prit la pile de vêtements, je compris immédiatement d’où venait son sourire. Je déglutis même en tentant le plus possible de rester naturel, même si je sentais mes joues chauffer. Je trouvai un quelconque intérêt au sol sous mes pieds, m’attardent sur les motifs du tapis. À ses paroles, je crus défaillir. Non. NON! Je ne pouvais tout de même avoir fait ça ?! Et le ‘’tout vu, tout senti’’…! OMG ! Non ! Même mes yeux horrifiés ne pouvaient exprimés toute l’horreur que je ressentais en ce moment. Et ce que j’avais dis… Ooooh, réveillez-moi, je vous en supplie !

« J-je… Hum, je ne m’en souviens pas… Pas du tout…»

Mensonge : la scène me revenait en tête. Pas toute la scène, il manquait beaucoup de détailles, mais le plus gros du morceau était là. Je me souvenais parfaitement de la sensation lorsque j’avais frôlé de mon membre sa peau. Non, en fait, j’avais plus que frôlé : je m’étais complètement appuyé contre lui. Je plaquai rapidement ma main contre ma bouche pour étouffer un gémissement, prenant de l’autre main mes vêtements. Je les déposai sur le bras du fauteuil, un peu trop orgueilleux pour les enfiler devant lui. Oui, moi et mon fichu orgueil de mâle !

Je me mordis la lèvre en soupirant, tentant d’entasser dans un petit coin la bêtise que j’avais eu la débilité de sortir. En fait, j’entassai touut ce qui c’était passé dans un petit coin, verrouillé à double tour. Oublié. Oublié. Je lui fis comprendre, comme pour changer de sujet, que même si je voulais qu’il reste, se serait une bonne idée vue les symptômes qui allaient bientôt apparaître. Nausées, vomissements, étourdissement, frissons… La liste était longue ! Bien sûr, je n’allais probablement pas vivre tout ça : sûrement que mon précieux karma choisirait les pires.

Il m’expliqua qu’il ne partirait pas et que c’était son incompréhension envers ce que j’avais pris qui l’avait poussé à partir. Selon sa logique. J’haussai un peu les sourcils, mais ne fit aucun commentaire. Il serait parti? Il m’aurait laissé ainsi? Il avait décidément une drôle de logique. Non, ce n’était pas des reproches. Aucunement. Seulement des questions. Comme toujours.

Tout en glissant sa main dans mes cheveux, il poursuivit en me disant que je lui dirai lorsque ça me reviendrait, ce truc que j’avais à lui dire, puis enchaîna en me disant que je ne semblais pas aller bien. Hum, je me demande bien où il a vu ça ! Son inquiétude, même si je ne le laissai pas paraître, me toucha. En me demandant s’il pouvait faire quelque chose pour moi, je soupirai en faisant seulement, ma tête me faisant un mal de chien :

« Si tu veux m’aider, baisse un peu la voix…, dis-je sans aucune méchanceté, la voix un peu hésitante. Je crois que ma tête va exploser. »

Je reculai un peu en posant une main sur mon ventre, sentant le tiraillement familier s’en prendre à moi. Décidément, on ne pouvait pas me laisser tranquille deux secondes ! À sa question, qui n’attendait pas de réponse, j’hochai la tête en serrant sa main, m’accrochant pas mal à lui. J’allais tomber, je le sentais. Si ce n’était pas tout de suite, ça serait bientôt. Le chemin entre mon salon et ma salle de bain ne me parut jamais aussi long que maintenant. À croire qu’on avait ralentit le temps.

Lorsque j’entrai, je voulus aller me jeter sur le bol de toilette, ne pouvant supporter plus, mais me retins à la dernière minute en voyant Shôta. Je ne pouvais décidément pas vomir devant lui ! Je me laissai faire lorsqu’il vient me rafraîchir, fermant les yeux lorsqu’il me toucha. C’était agréable, je ne pouvais le nier. Un petit soupire d’aise traversa la barrière de mes lèvres lorsqu’il passa le gant de toilette, réellement bien. Lorsqu’il me demanda si ça allait, je me contentai de le dévisager, un peu dans les vapes en fait.

« T’es vraiment un ange pour t’acharner ainsi à prendre soin de moi alors que moi-même j’le fais pas, fis-je doucement remarquer en me rapprochant de lui, emprisonnant le gant de toilette dans ma main.»

Je le lui retirai, puis vint prendre sa main, entrelaçant nos doigts avant de venir poser mes lèvres sur sa joue.

« J’aimerais que tu sortes un instant de la salle de bain, Shôta, commençais-je d’une voix douce et calme. Je n’ai pas envie que tu vois tout ce que j’ai mangé aujourd’hui, tu vois ? »

Je levai le regard vers lui, plongeant mes iris presque blancs dans les siens. Je lâchai sa main et reculai jusqu’à la toilette, m’agenouillant devant, sentant les nausées revenir.
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